La vie sans toi » Xavier de Moulins

Editeur : JC Lattès

Livre : ICI

« Malgré la violence que nous avons dû endurer, nous sommes toujours ensemble, Eva et moi. Dans nos errances respectives, nous avons la rage silencieuse. Un jour, tout finira par exploser. »

Mariés, Paul et Eva ont vécu il y a huit ans un drame qu’ils s’efforcent d’oublier. Un jour, un homme mystérieux débarque dans leur vie…

Chaque famille a ses secrets, chaque couple ses mensonges. Mais nul n’échappe aux fantômes du passé.

 

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Ayant entendu beaucoup de bien des livres de Xavier de Moulins, il fallait absolument que je me lance à la découverte d’au moins l’un d’eux. Et c’est en toute confiance que je me suis lancée dans La vie sans toi. Et, clairement, je suis ravie de cette première expérience, non seulement le récit est très bien construit, l’intrigue est cohérente et très prenante à lire, l’auteur fait le choix de chapitres assez courts ce qui donne une bonne vitesse de lecture, des personnages auxquels il est impossible de ne pas s’attacher dès les premiers instants, et bien d’autres choses encore.

Ce que j’ai principalement aimé, c’est que l’auteur fait monter l’angoisse crescendo, je me suis surprise à avoir une boule au ventre plus les pages défilaient. J’en suis également venue à me poser énormément de questions sur le pourquoi du comment, sur les tenants et aboutissants.

Lorsque survient un drame, nous avons chacun notre manière de l’affronter, de faire face à nos peurs et nos angoisses. Certaines personnes, comme Eva, se retranche dans le travail pour ne plus penser à rien, d’autres tomberont en dépression, d’autres encore trouveront des moyens un peu moins légaux pour oublier. Personnellement, face à la douleur, j’ai plutôt tendance à me renfermer, à ne rien extérioriser, ce qui n’est pas bon non plus car je garde tout en moi, jusqu’au moment où j’explose, et là attention aux dégâts.

Si d’apparence, la couverture pourrait faire penser à une romance, nous sommes bel et bien dans un thriller où le côté psychologique est fortement poussé et intense. La psychologie est travaillée à un point que l’on pourrait se demander si l’auteur n’aurait pas fait des années d’études dans ce domaine, j’ai trouvé que c’était tellement travaillé et d’une cohérence extraordinaire que cela en devenait réellement flippant.

Flippant sur le point que nous n’arrivons plus à distinguer le vrai du faux, nous avons indéniablement cette impression de sombrer dans la folie. Là-dessus, je vous assure que c’est vraiment flippant également, d’où le fait que je me suis posée énormément de questions.

Je ne vous en dévoilerai pas plus, je trouve qu’il est préférable de découvrir le tout par vous-mêmes, mais sachez que c’est un récit qui laissera forcément une trace en vous et dont le souvenir persistera.

Je ne sais pas depuis quand Eva n’a pas pleuré.
Je me demande souvent si ça lui arrive encore, quand le chagrin la surprend, et comment elle s’y prend avec lui. Si elle s’en écarte comme on esquive un poignard, ou si au contraire elle se soumet à lui.

Merci à Stéphane ainsi qu’au site 20 minutes.

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