Premières lignes #76

 

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches, je vais vous citez les premières lignes d’un ouvrage. J’aime beaucoup le principe de donner les premières lignes d’un roman pour se donner une idée du roman qu’on va lire. Rdv dont j’ai pris connaissance sur le blog La couleur des mots.

Aujourd’hui découvrez les premières lignes des romans suivant :

*[SILENT VOICE] de MARYRHAGE à paraitre en AUTOEDITION.

*[LES MORTS NE PLEURENT PAS] de EVE RUBY LENN paru  chez LIBRINOVA.

 

La vie d’Alabama Johnson s’écroule le jour où elle est arrêtée. Sous le choc, incarcérée, la jeune femme tente de reprendre pied avec la réalité en essayant de comprendre comment ses idéaux l’ont conduite derrière les barreaux. Pour la défendre, il y a Hawk Barnes, un jeune avocat qui vient de mettre les pieds dans le cabinet de ses rêves. Son but : devenir associé auprès de ces pontes du barreau qu’il a toujours admirés. Pour y arriver, il ne compte pas ses heures et accepte sans envie d’assurer les affaires pour lesquelles le cabinet est commis d’office. Alabama est perdue et son seul espoir réside en cet homme qui prend en charge sa défense à contrecœur. Hawk est ambitieux, audacieux et voit cette affaire comme une perte de temps qui le prive de cas plus gros qui pourraient faire sa renommée.
Pourtant, c’est ensemble qu’ils vont tenter de démêler le vrai du faux et trouver les repères essentiels qui manquent à leurs existences.

Premières Lignes

Chapitre 1

Alabama

J’ignore pourquoi je pense à ma mère en regardant l’avocat passer la porte du parloir, mais je revois cette femme au tempérament de feu, le visage à moitié caché par son éventail et son rire gras qui se terminait en quinte de toux. Qu’est-ce qu’elle dirait en me sachant assise ici, les poignets menottés dans ma belle combinaison bleue ? « Je le savais », probablement ou « t’arrêteras jamais de filer du mauvais coton, t’as ça dans le sang, ma pauvre gosse ». Elle est ainsi et je n’ai jamais pu compter sur elle pour quoi que ce soit.

Londres, décembre 1843. Le corps d’une deuxième femme vient d’être découvert. Sans doute l’oeuvre du tueur que la presse a surnommé « l’assassin aux perles ». Faute de résultats, le détective Harry Davis se voit contraint de céder sa place à Dorian Griffiths, un jeune inspecteur de la police métropolitaine. Ambitieux, il compte bien résoudre rapidement cette affaire. Mais c’est sans compter la perversité et le génie du meurtrier qui ne laisse aucune trace. Scotland Yard se retrouve dans l’impasse, alors que les crimes se poursuivent. Pour faire avancer cette enquête complexe, Griffiths en appelle au Dr Johnstone, un expert médico-légal confirmé qui dirige une entreprise de pompes funèbres. Trinity Johnstone, sa fille, a en charge la toilette mortuaire, l’embaumement et l’organisation des cérémonies funéraires. Sa vie semble parfaitement réglée. Si ce n’est qu’elle est agoraphobe. Son quotidien, lugubre et pesant, est pourtant très confortable comparé à ce qu’elle a vécu, il y a plus de treize ans. Et en effet, derrière la façade d’une femme séduisante, intelligente et appliquée, se cache, en réalité, une âme complètement meurtrie.Depuis de longues années, elle embrasse le doux rêve d’affronter le monde extérieur. Mais, en vain. À chaque tentative, ses espoirs s’amenuisent, jusqu’au jour où… l’inspecteur Dorian Griffiths entre dans sa vie. Malgré des tempéraments a priori incompatibles, ils sont, au fil de leurs rencontres, irrésistiblement attirés l’un vers l’autre.

Premières Lignes

Londres, décembre 1842
Assise sur un tabouret, elle déglutissait avec peine une préparation à base de citron, pour tenter de dissiper la nausée qui ne la quittait pas. Ce matin, les couleurs lui paraissaient plus fades que d’ordinaire, le monde plus cruel, la vie plus ingrate. A quelques pieds d’un cercueil ouvert, elle observait le corps de son amie avec désagrément.

A propos de Alouqua

Depuis toujours j'adore lire, déjà enfant il m'était impossible de me passer d'un livre. Quand à partager mes avis, eh bien je l'ai toujours fait, c'est donc devenu pour moi une évidence d'ouvrir un blog. J'ai l'avantage de lire un peu de tout, je n'ai jamais aimé me restreindre, en quoi que ce soit.

Un commentaire sur “Premières lignes #76

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *