Zam » Zam Martino Ebale

Editeur : MEO Editions

Livre : ICI

Descendant de lépreux et de danseuse traditionnelle, danseur-chorégraphe-chanteur camerounais reconnu, engagé dans l’insertion sociale de jeunes défavorisés, Zam Ebale s’est exilé pour fuir la loi homophobe au Cameroun. Le bouddhisme lui a permis de transcender la souffrance, de « transformer le poison en élixir ? », les larmes en joie, le karma en mission. Après sept ans de séjour illégal rocambolesque (porteur d’un Ordre de Quitter le Territoire inexécutable, néanmoins subventionné par le Ministère de la Culture), il est devenu Belge et chargé de mission dans des projets internationaux de collaboration artistique, tout en produisant des chorégraphies, dansant et chantant. L’ouvrage nous montre une prise de conscience qui se veut rassembleuse, tout en dénonçant les préjugés qui provoquent le rejet, que ses victimes en soient des homosexuels, des lépreux, des séropositifs, des groupes ethniques ou sociaux, des adeptes d’une religion ou d’une philosophie, ou tout simplement des femmes.

 

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A travers ce livre, Zam nous conte son parcours très souvent difficile. Il nous explique pourquoi il a été obligé de quitter le Cameroun alors que sa notoriété était grandissante. Au Cameroun, l’homosexualité étant un délit, il n’a pas eu le choix après que certaines personnes jalouses mette en avant ce côté de sa personnalité. S’il ne veut pas finir en prison, il n’a d’autre choix que de prendre la fuite.

Grâce au bouddhisme il va voir les choses différemment, il va assumer sa part féminine. Après de nombreuses souffrances telles que la perte d’êtres chers, ou encore la maladie, il va devenir un défenseur de la cause homosexuelle dans son pays d’origine. Toujours en puisant sa force dans la spiritualité, ainsi que dans la danse et le chant.

Je me dois bien d’avouer que bien qu’étant belge habitant en Belgique, je ne connaissais absolument pas Zam, mais son récit m’a donné envie d’en apprendre encore plus en découvrant son univers. Un univers qui d’ailleurs m’a énormément touchée durant ma lecture. En finissant ma lecture, j’ai eu l’impression de connaître Zam, pas d’une manière précise, mais bien comme s’il restait quelques zones floues, des zones que j’ai envie de rendre claires en poursuivant mon apprentissage de la personne en elle-même. Le fait d’avoir pas mal de photos disséminées dans le récit donne cette impression d’un récit plus intime. Plus comme si Zam se trouvait face à moi en train de me raconter son histoire.

Une personne à connaitre, à apprendre à connaître.


Merci à Gérard et aux éditions MEO pour leur confiance.

3 commentaires sur « Zam » Zam Martino Ebale »

  1. Zam Ebale a connu le parcours incroyable de vivre en Belgique sans papiers durant 7 années, avec un Ordre de Quitter le Territoire post-posé de deux mois en deux mois… tout en fondant une compagnie de danse reconnue et subventionnée par le Ministère de la Culture, en recevant un prix d’Anne-Teresa De Keersmaeker, en créant des chorégraphies dansées dans des centres importants comme Les Riches-Claires, le Pianofabriek et bien d’autres, en représentant même la Belgique à des festivals internationaux comme celui de Monaco. Il est aujourd’hui naturalisé belge et représente la Belgique dans des projets de coopération culturels Nord-Sud.
    Quelques liens pour en apprendre plus :
    http://www.zamebale.com
    http://www.nyangazam.be
    https://www.youtube.com/watch?v=qPA2FDoDGks
    https://www.youtube.com/watch?v=gvJMPBJ6Mi4
    https://brukmer.be/2015/12/30/martino-zam-ebale-artiste-bruxellois-complet/

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