L’art de se prendre les murs – Une nouvelle vision de Peter Pan » Guilhem Méric

Editeur : Pygmalion

Livre : ICI

À peine né, Charlie Gabian est déjà une farce ambulante. Personne, dans sa grande famille sétoise, ne se résout d’ailleurs à y croire. Un garçon, aujourd’hui, le 1er avril? Allons donc! Eh bien si. Les yeux écarquillés, il découvre le monde, ses formes et ses couleurs, tous ces gens qui se pressent autour de lui pour le tatouer de bisous baveux. Lorsqu’on naît huitième merveille du monde, il n’est pas aisé de grandir. Alors, tout en croisant quelques fées clochettes et capitaines Crochet, notre Peter réincarné va se battre pour trouver son Pays Imaginaire.

 

⭐⭐⭐⭐

Voici une collection qui m’intrigue depuis son apparition aux éditions Pygmalion, mais je n’avais pas encore eu le temps de m’y intéresser de près, du coup, vous pensez bien que dès que j’en ai eu l’opportunité, je n’y ai pas réfléchi à deux fois. Cette fois encore, je ne peux qu’être aux anges de faire partie de la grande famille des mordus de la lecture allant régulièrement sur le site Simplement.Pro.

Peter Pan c’est un mythe, c’est une histoire que je lisais lorsque j’étais enfant, mes enfants après moi ont aimé ce jeune garçon, surtout parce qu’il savait voler en ce qui concerne mes enfants ! J’étais franchement curieuse de voir la vision de Guilhem Méric, et je n’ai pas été déçue le moins du monde.

Pour moi, cette vision de Peter Pan représente l’espoir, il représente le fait de toujours croire en ses rêves, même les plus fous, après tout, qui ne tente rien n’a rien. C’est cette expérience de la vie que nous livre ici l’auteur avec cette autofiction, où se trouve le réel, où se trouve la fiction ? Je ne peux y répondre, mais ce mélange est un véritable régal, c’est un parcours du combattant, un combat de chaque jour, un apprentissage des difficultés qui peuvent se mettre en travers de notre route en tentant de nous déstabiliser, de nous abattre. Le plus difficile étant de se relever, de ne pas avoir peur de l’échec, d’avoir le courage de poursuivre sa route tout en gardant au fond de soi cette étincelle qui nous fait dire que tout est possible, qu’il y a toujours un chemin tracé pour nous.

Sous cette apparence de légèreté et d’humour, ce roman est beaucoup plus profond que l’on pourrait se l’imaginer, il y a une véritable réflexion. Après tout, à travers son personnage de Charlie Gabian, c’est de lui que nous parle l’auteur, à travers ce roman il nous livre un peu, beaucoup, de lui. Qui peut se dire qu’il a trouvé sa voie du premier coup ? Peu de personne à mon avis, c’est à travers nos expériences que nous trouvons notre propre chemin, que nous trouvons cette chose qui nous permettra de nous épanouir.

Un roman, pas si léger que cela, mais qui vous fera dire que tant que vous croyez aux fées, elles continueront d’exister.

Le temps, subitement, est passé en Mach 1. C’est ce qui arrive, paraît-il, quand on est heureux. Les jours, les mois, les années filent comme le vent, légers, insaisissables, pleins de toutes ces petites choses si précieuses qu’on aimerait les mettre sous verre. Pour les contempler, les soirs de grand froid, sans risque de les salir. Les mains, comme le cœur, ont tendance à se faire malhabiles avec l’âge.

Merci à Guilhem Méric ainsi qu’aux éditions Pygmalion et au site Simplement.Pro.

A propos de Alouqua

Depuis toujours j'adore lire, déjà enfant il m'était impossible de me passer d'un livre. Quand à partager mes avis, eh bien je l'ai toujours fait, c'est donc devenu pour moi une évidence d'ouvrir un blog. J'ai l'avantage de lire un peu de tout, je n'ai jamais aimé me restreindre, en quoi que ce soit.

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