Maestra > L.S Hilton

109747726Auteur : L.S Hilton

Editeur : Robert Laffont – La bête noire

Date de sortie : 10/03/2016

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Broché  18,90€

Kindle  12,99€

Epub  12,99€

Le thriller le plus scandaleusement original que vous lirez cette année.

Le jour, Judith Rashleigh est assistante dans un hôtel de ventes aux enchères londonien qui l’exploite malgré ses diplômes et son talent. La nuit, elle officie dans un bar à hôtesses où elle séduit sans effort.
Judith sait qu’elle doit jouer le jeu. Pour faire carrière et pour charmer les hommes, elle a appris à être une gentille fille… Jusqu’à ce qu’elle découvre une gigantesque escroquerie autour d’une fausse toile de maître. Licenciée avant d’avoir pu faire éclater le scandale, Judith décide de fuir avec un riche client sur la Côte d’Azur. Là-bas, un monde décadent et corrompu les attend. Là-bas, elle goûtera à la vengeance. La gentille fille deviendra femme fatale.

 AVISJe remercie les éditions Robert Laffont – La Bête Noire – pour leur confiance et ce service presse. 

Dès que j’ai lu ce résumé j’ai su qu’il fallait que je découvre ce roman. Ce résumé se suffit vraiment à lui même pour vous donner envie de découvrir cette histoire.

La force de ce roman est bien entendu son personnage principal « Judith » qui au début du roman se présente comme une femme bien sous tous rapports, elle évolue dans un milieu huppé où ses diplômes et son talent devraient être suffisant pour qu’elle prenne du galon dans l’hôtel de ventes aux enchères où elle travaille…mais il n’en est rien, non seulement elle est sous payée mais en plus elle découvre la plus grande supercherie autour d’une fausse toile de maître…

Pour arrondir ses fins de mois, Judith travaille le soir dans un Bar à champagne, le Gstaad. Cette place, elle la doit à son amie Léanne dit « Mercedès »…Judith n’a pas besoin de faire d’efforts, elle séduit sans soucis et commence à se faire à cette vie décalée…Jusqu’au jour où elle est renvoyée de son poste d’assistante…

Là le roman prend un virage à 180 degrés, Judith fuit avec un client du Gstaad, un monde complètement décadent s’offre à elle, de Londres à la Côte d’Azur en passant par l’Italie, Judith va se transformer en véritable mante religieuse ! Un revirement de situation totalement inattendu, on peut dire que Judith sait tourner les situations à son avantage…

Judith, parlons en, un personnage fascinant mais pas par la sympathie qu’elle dégage, non, sa vraie facette est bien plus sombre qu’il n’y paraît…Marre de jouer la petite fille modèle elle va se révéler être une femme de pouvoir, que rien n’arrête, elle sera prête à tout pour mener à bien sa vengeance. Elle n’hésitera pas une seconde à se salir les mains…Une anti-héroïne diabolique qui a su me captiver. L’autre facette de Judith est sexuelle, c’est un fait, elle aime le sexe, et elle l’assouvit de diverses façons, ce qui s’avère être un atout de plus pour elle…

Ce roman mêle habilement intrigue, sexe et vengeance. Ce qui nous fait naviguer dans le milieu de l’art avec de très bonnes descriptions et informations de l’auteure, le sexe est un des autres composants de ce roman mais l’auteure n’en abuse pas et chaque scènes érotiques à son intérêt, que ce soit pour nous décrire Judtih ou pour la faire arriver à ses fins. Le côté pervers de Judith est mis en avant à chaque fois que l’occasion se présente, le sexe n’est pas un tabou et il est décrit de façon très détaillée, la crudité trouve sa place dans la noirceur de ce roman.

J’ai découvert la plume de L.S Hilton grâce à « Maestra » et je dois dire que j’ai tout de suite accroché à son qui nous plonge dès le début dans un monde où le luxe est parfois trompeur, elle a su donner vie à une héroïne hors du commun, qui n’a pas besoin de se faire aimer, car c’est justement pour ça que je l’ai trouvé fascinante…D’ailleurs Judith ne plaira pas à tout le monde c’est certain. J’ai de suite été embarqué et j’ai voyagé avec Judith, j’ai été surprise de son changement de personnalité, car attention, je n’aimerai pas me trouver sur son chemin…L’intrigue fut plaisante à suivre, bien qu’à un moment j’ai trouvé que certaines choses n’étaient peut-être pas très crédibles. Quelques coïncidences qui lui permette d’avancer pour se venger de ceux qui se sont joués d’elle.

Ce que j’ai trouvé intéressant c’est que l’auteure se permette autant de chose avec son héroïne, en effet, que ce soit une femme qui soit l’instigatrice de tout ça, qu’elle assume pleinement ses choix morbides et qu’elle s’en délecte à rendu ce récit étrangement plaisant 🙂

En bref, un thriller érotique qui mérite d’être lu, une intrigue solide et une héroïne qui vous en fera voir de toutes les couleurs, de l’érotisme utilisé à bon escient, ce qui nous donne un roman très original et prenant. Je ne regrette pas une seconde d’avoir été curieuse.

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Prologue

Le claquement de la soie et de nos talons féroces a retenti dans le couloir. Un brouhaha sourd indiquait que les hommes étaient déjà de l’autre côté de la double porte. La pièce, meublée de petites tables, de canapés et de fauteuils, était éclairée aux chandelles. Les hommes portaient d’épais pyjamas de satin noir sous des vestes à brandebourgs, dont la trame lustrée réhaussait le blanc empesé de leurs chemises. L’or des boutons de manchettes et des montres étincelait à la lueur des bougies, un monogramme brodé scintillait sous les plis chatoyants d’un mouchoir de soie. La mise en scène frôlait le ridicule, mais le moindre détail était parfait, et j’étais hypnotisée, le pouls lent et profond. Alors qu’Yvette se faisait emmener par un homme avec une plume de paon au poignet, un autre s’est approché de moi, un gardénia pareil au mien à la boutonnière.

– Alors ça marche comme ça ?

– Pour le dîner, oui. Après, vous pouvez choisir. Bonsoir.

– Bonsoir.

Il était grand et mince, bien que son corps m’ait semblé plus jeune que son visage, aux traits durs et marqués ; ses cheveux grisonnants coiffés en arrière dégageaient un front haut et large, des yeux légèrement tombants – une icône byzantine. Il m’a guidée jusqu’à un sofa, a attendu que je m’asseye et m’a tendu un verre de vin blanc cristallin. Trop de cérémonie, mais j’appréciais la chorégraphie. De toute évidence, Julien aimait le plaisir de l’anticipation. Les serveuses quasi nues sont réapparues, avec des bouchées au homard, puis des tranches de magret au miel et au gingembre, et enfin des tuiles aux framboises et aux fraises. Des velléités de nourriture, rien qui vous rassasie vraiment.

– Les fruits rouges donnent un goût exquis au sexe d’une femme, a commenté mon compagnon de table.

– Je sais.

Quelques personnes parlaient à voix basse, mais la plupart épiaient et buvaient, leur regard passant des convives aux mouvements vifs des serveuses, à leur corps de danseuses, minces et musclés, leurs mollets bien pleins au-dessus des bottines. Travail au noir pour le corps de ballet ? J’ai aperçu Yvette au fond de la salle, sa bouche offerte à une figue fourrée à l’amande, le corps alangui comme celui d’un serpent, un soupçon de sa cuisse noire dévoilé entre deux pans de soie rouge.

Tout à leur rituel, les serveuses ont circulé dans la salle avec des éteignoirs, tamisant l’atmosphère dans un nuage de cire. Caressante et sans hâte, la main de l’homme s’est aventurée entre mes cuisses, qui n’ont pas tardé à frémir en retour. Les filles ont posé çà et là des plateaux laqués couverts de préservatifs, avec des petits flacons d’huile de monoï, du lubrifiant versé dans de petites bonbonnières. Certains couples s’embrassaient, satisfaits de leur partenaire, d’autres se levaient poliment et traversaient la pièce en direction de la proie qu’ils s’étaient choisie plus tôt. Le peignoir d’Yvette était retroussé sur ses jambes écartées, le visage de son cavalier enfoui dans son sexe. J’ai croisé son regard, elle a souri, avec délices, avant de laisser sa tête retomber parmi les coussins, dans le même mouvements d’extase qu’une toxico en pleine montée.

A propos de Alouqua

Depuis toujours j'adore lire, déjà enfant il m'était impossible de me passer d'un livre. Quand à partager mes avis, eh bien je l'ai toujours fait, c'est donc devenu pour moi une évidence d'ouvrir un blog. J'ai l'avantage de lire un peu de tout, je n'ai jamais aimé me restreindre, en quoi que ce soit.

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