Premières Lignes

Premières lignes #159

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches, je vais vous citez les premières lignes d’un ouvrage. J’aime beaucoup le principe de donner les premières lignes d’un roman pour se donner une idée du roman qu’on va lire. Rdv dont j’ai pris connaissance sur le blog La couleur des mots.

Aujourd’hui découvrez les premières lignes des romans suivant :

Par le fer et le feu de R. Oncedor

Håkøn de Matthieu Biasotto

 

On a tous nos petits défauts. Håkøn en a un paquet, dont deux qui sortent du lot : il baratine du matin au soir, dans sa vie perso comme au boulot. Et, allez savoir pourquoi… il souffre d’une inexplicable phobie des suppos. Ce suédois hétéro jusqu’au bout des ongles est prêt à tout pour assumer un père tout à fait spécial et se sortir de la galère. Au point de sauter sur l’emploi de ses rêves, comme publicitaire dans une agence en vogue et un peu singulière : une entreprise ayant la réputation de ne recruter que du personnel gay. Qu’à cela ne tienne, Håkøn est prêt à tout, quitte à se glisser dans la peau d’un homo. L’imposture n’est pas une sinécure, surtout lorsque Suldrün, la fille du patron déboule pour tout compliquer. Cette tornade aux cheveux roses et au caractère bien trempé trouve ce grand blond aux yeux clairs carrément suspect…Combien de temps Håkøn pourra-t-il duper son monde ? Suldrün ira-t-elle au bout de son intuition ? Jusqu’où est-il prêt à aller pour la santé de son père ? Et surtout… pourquoi y a-t-il une licorne sur la couverture de ce livre ?

Premières Lignes

Prologue

Håkøn

S’il y a bien trois choses que je détestes dans la vie, ce sont les fils à papa, les gens qui posent trop de question et les suppositoires. Pourquoi je pense à ça, déjà ? Peut-être parce que je viens de m’enfermer dans la minuscule salle de bain en catimini, d’ouvrir le robinet de la douche afin de couvrir le bruit de ma respiration anxieuse et que je tire à présent les rideaux donnant sur la place Stureplan d’un geste sec, à l’aube d’un exercice sordide et très personnel. Si on résume la situation, me voilà au cœur de Stockholm, à 8h30 du matin, baissant mon pantalon devant cette boîte cartonnée qui me nargue depuis le lavabo : l’emballage d’une paire à lavement.

Un homme. Une démone. Lequel triomphera de l’autre ? Au cœur d’un Moyen-Age tourmenté par les succubes et autres esprits malins, Alban a juré de ne jamais devenir une proie. Misogyne et solitaire, c’est un tueur de monstres, un homme défiguré par son passé. Un homme qu’une démone maladroite va tenter de corrompre … pour le meilleur et le pire. Entre mensonges et faux-semblants, lequel tuera l’autre dans ce jeu meurtrier ?

Premières lignes

– Regarde.

– Quoi donc ! Je n’y vois rien, ce satané nuage me cache la vue !

– Là, le gosse, juste là ! Regarde ce magnifique défi qui t’est offert sur un plateau.

– Oh, non. Je croyais que c’était au tour d’Abrahel ? Ça, c’est de sa trempe. Mais pour une pauvre petite démone mineure telle que moi…

– Arrête de minauder, Iluth ! A chaque fois, tu hâbles, tu hâbles, tu nous casses les oreilles avec tes vantardises.

About Author

Alouqua

Depuis toujours j'adore lire, déjà enfant il m'était impossible de me passer d'un livre. Quand à partager mes avis, eh bien je l'ai toujours fait, c'est donc devenu pour moi une évidence d'ouvrir un blog.
J'ai l'avantage de lire un peu de tout, je n'ai jamais aimé me restreindre, en quoi que ce soit.

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