Un mois autour de...

Un mois autour de… #3 – Edelweiss Editions

Pour cette semaine, je vous propose d’en découvrir un peu plus sur Lucille et Loréna, les deux éditrices derrière les éditions Edelweiss.

 

Avant tout, je tiens à vous remercier encore une fois (on ne compte plus le nombre de fois où je l’ai fait).

Pourquoi ?

Eh bien tout simplement parce que vous m’avez ouvert les portes des éditions Edelweiss en tant que partenaire alors que nous ne connaissions ni d’Eve, ni d’Adam. Je suis arrivée sans crier gare, et vous m’avez accueillie. Il manquait juste le petit café et tout était parfait :-p

Plus sérieusement, je suis arrivée dans la boîte mail des éditions Edelweiss, et vous avez immédiatement répondu à mes attentes, et plus encore en m’acceptant comme partenaire, rien ne vous y obligeait.

Vous avez également su me redonner envie de faire autre chose que des chroniques, de revenir au but premier du blog lorsque j’ai pris la décision de l’ouvrir.

Alors non, un merci supplémentaire n’est clairement pas un de trop !

C’est parti 🙂

Voici donc les éditrices Edelweiss en dix questions.

Alouqua : Avant de me décider à vous envoyer mon tout premier mail, j’ai parcouru le site Edelweiss, j’avais donc un minimum d’informations. Mais au-delà de ce que tout le monde peut apprendre en se rendant sur le site, que pouvez-vous nous dire sur vous ? Qui sont Lucille et Loréna ?

Eh bien, nous nous sommes connues au lycée (ça fait un bail, mais chut), alors qu’on entamait notre année de première L (les anciens-pas-si-anciens connaissent). Loréna était une dévoreuse de livres et Lucille écrivait depuis l’adolescence, alors nous nous sommes contaminées l’une-l’autre, au point de passer la plupart de nos heures de cours à écrire nos histoires dans nos cahiers plutôt que de prendre des notes (faites pas ça, les jeunes), à échanger sur nos dernières lectures ou à imaginer nos prochains romans. On a eu notre BAC de justesse, certes, mais depuis, nous n’avons jamais arrêté ; ni de parler littérature et écriture, ni d’être amies.

Alouqua : Pour ma curiosité personnelle, et je suis plutôt très curieuse, quelle a été votre réaction en découvrant mon mail ? En bien ou en mal, je peux absolument tout entendre. Qu’est-ce qui a pu vous convaincre de faire un bout de chemin avec moi ?

Il faut savoir que nous sommes deux grandes sauvageonnes, qui avons toujours entretenu des amitiés extrêmement limitées et qui faisons difficilement confiance à quelqu’un d’autre que nous-mêmes. Nous souhaitons donc entretenir des relations durables, positives et transparentes non seulement avec nos auteurs, mais aussi avec tous ceux qui prennent de leur temps personnel pour nous aider bénévolement – tel que le comité de lecture, par exemple, ou les partenaires, que nous ne pouvons (pour le moment) hélas remercier avec des brochés. Avoir des gens sur qui nous pouvons compter quoi qu’il arrive est un cadeau inégalable, en particulier quand on se lance dans une telle aventure. Et trouver ces gens… c’est parfois compliqué.

Quand tu nous as envoyé un courrier, tu nous as tout offert d’un seul coup : ton temps, ta dévotion, ta motivation, une idée d’un échange partenaire/maison d’édition qui soit plus que celui d’un simple ebook/chronique, et ça nous a fait un peu halluciner. On ne sait même pas pourquoi tu nous remercies autant, c’est nous qui sommes reconnaissantes de tout ce que tu nous offres ! Ton aide et ton soutien sont précieux et tu prouves sans cesse que ce n’était pas des paroles en l’air, alors pour nous, le bout de chemin sera aussi long que possible 😉

Alouqua : Passons maintenant aux choses sérieuses. Depuis quelques années, de nombreuses maisons d’édition naissent alors que d’autres ferment leurs portes alors qu’elles avaient déjà plusieurs auteurs qui comptaient sur elles. Pourquoi avoir malgré tout pris la décision de faire éclore les éditions Edelweiss ?

Parce qu’on est folles ? xD Non, plus sérieusement. Cette idée de maison d’édition est née d’une discussion (une énième) autour de nos lectures, où l’on se plaignait de rarement trouver des romans qui nous ressemblent et de constater que certaines pépites peinent à se faire publier, malgré des qualités indéniables. Nous ne nous sommes pas tellement posé la question du nombre de petites maisons qui ouvraient autour de nous ou de celles qui fermaient, à dire vrai. On a décidé d’en ouvrir une, point, parce que c’est devenu une évidence de faire ce métier, et qu’on est prêtes à se battre corps et âme pour que cela fonctionne. 

Alouqua : Les circonstances actuelles font que c’est de plus en plus difficile de tenir la tête hors de l’eau, le moment n’était pas mal choisi pour vous lancer ?

Alors il faut savoir que nous avons ouvert officiellement aux yeux des réseaux en décembre 2019, mais aux yeux de “l’état” en octobre 2019. Soit, juste avant que tout parte en live. Que veux-tu, on a le sens du timing…

Du coup, nous n’avions aucune idée à ce moment-là de ce qui nous attendait et des difficultés que cela allait engendrer (notamment le retard inévitable de notre première sortie, et donc de toutes les autres). On aurait espéré mieux comme départ évidemment, mais bon, nous étions lancées, donc on ne pouvait plus reculer – et nous n’en avions d’ailleurs pas envie. 

Si la pandémie s’était propagée plus tôt, ou que nous aurions prévu d’ouvrir plus tard, est-ce que cela nous aurait freiné ? Peut-être que oui, peut-être que non. C’est une question qu’on ne s’est pas posée, du coup.

Alouqua : En lisant vos présentations sur le site Edelweiss, nous pouvons découvrir que vous êtes vous-mêmes auteures. Ma curiosité étant maintenant connue de tout le monde, il me faut absolument en savoir plus sur cette facette des éditrices ! Comme, par exemple, quand pourrons-nous vous lire autrement que dans une publication sur les réseaux sociaux ? Ou encore, quel est votre genre de prédilection pour vos facettes auteures ? Ne vous faites donc pas prier et dites-nous tout !

Haha, eh oui, nous sommes (avant tout) auteures nous-mêmes. Loréna est publiée dans une maison d’édition et la saga de Lucille ne va pas tarder à voir le jour, également dans une autre ME. Nous souhaitons néanmoins, pour le moment, séparer les casquettes d’auteures et d’éditrices, c’est pourquoi nous allons taire nos noms d’auteures ici, pour éviter de tout mélanger ;). 

Nous pouvons tout de même répondre à l’une de tes questions (que ta curiosité soit étanchée à son maximum !), pour dire que nos genres de prédilection sont… eh bien, à l’image de ce que nous publions. Univers fantastique ou contemporain, peu importe, mais nous adorons les personnages forts et travaillés et les romances épiques, qu’elles soient au centre du roman ou en toile de fond. Nous avons aussi un projet de saga à quatre mains (donc nous deux écrivant un même projet ensemble), dont le premier tome est achevé, et que nous comptons publier chez Edelweiss Éditions. Nous nous sommes donné pour obligation d’avoir au moins fini le tome 2 (sur trois prévus) avant de l’éditer, eeeeet… ce n’est pas encore prêt d’arriver. La faute au temps, dont nous manquons cruellement, et à nos projets personnels 😉 

Alouqua : Je vous cite : “Passionnées dans l’âme, nous fonctionnons au coup de cœur et travaillons avec sérieux afin de proposer des ouvrages de qualité.” Quel est l’élément, ou l’ensemble d’éléments, qui fait qu’un manuscrit sera un coup de cœur ? N’avez-vous pas peur que vos coups de cœur ne le soient pas forcément pour les futurs lecteurs ? J’ai moi-même des coups de cœur qui ne le sont pas pour d’autres, et inversement.

Il faut partir du principe, d’emblée, que l’on ne peut pas plaire à tout le monde. Les auteurs le savent et cette réalité vaut aussi pour les maisons d’édition. Il y a des maisons par exemple dont la ligne éditoriale ne nous correspond pas du tout, alors qu’elles ont un immense succès auprès du public, et c’est normal et génial. Nous avons avant tout voulu monter une maison qui nous ressemble, car qui investirait ou ferait la promotion d’un ouvrage qu’il n’aime qu’à moitié ?

Ce qui nous anime, ce sont les messages développés dans les romans, une trame bien ficelée, un univers cohérent et précis, des personnages authentiques. Nous cherchons des histoires, des bonnes histoires, celles qui ont été écrites avec les tripes, peu importe leur genre littéraire, peu importe s’il y a une happy ou une sad end. Là où nous sommes tatillonnes, c’est sur le petit brin de romance que nous exigeons, car au milieu d’un scénario de dingue, c’est souvent ce qui rajoute ce petit truc, ces petits papillons dans le ventre qui, là, déterminent notre coup de cœur. Ca ne fait pas de nous des éditrices de romance, du coup, c’est juste une cerise sur le gâteau dont on n’a pas envie de se passer. 

Et on se dit qu’on n’est sans doute pas les seules à aimer ce genre d’ouvrages ! Pourquoi se contenter d’une aventure épique avec des combats et des créatures surréalistes, quand on peut en plus avoir une histoire d’amour en toile de fond qui fait vibrer le palpitant ? Pourquoi ne se contenter que d’une romance, quand on peut aussi avoir le suspens haletant d’un thriller ou une quête de survie en milieu hostile ?

Les ouvrages que nous choisissons de publier ne vont évidemment pas plaire à tout le monde, car comme nous l’avons dit personne ne le peut, mais nous souhaitons les proposer à ceux qui veulent tout, comme nous, et en cela nous gageons de leur grande qualité scénaristique et éditoriale.

Alouqua : Si un manuscrit est un coup de cœur pour au moins un des membres de votre comité, mais ne l’est finalement pas pour vous (ou l’inverse), quelle suite lui réservez-vous ?

Nous sommes assez difficiles, il faut l’admettre. Quand un manuscrit se fait remarquer par notre comité, dont les coups de cœur sont importants (et rares) également, nous nous plongeons à notre tour dans la lecture avant de proposer quoi que ce soit à l’auteur. Parfois, notre avis suit celui des lecteurs, parfois non. Et si nous ne sommes pas emballées par un manuscrit ou que, malgré ses qualités, le travail éditorial serait trop important, alors nous ne le publions pas. Il n’est pas exclu que l’inverse se produise (que la majorité du comité dise “non” et nous “oui”), mais pour l’instant, ça n’est jamais arrivé.

Alouqua : Comment imaginez-vous les mois, ou années, à venir pour la grande famille Edelweiss ? Personnellement, je l’espère fructueux, de ce que j’ai déjà pu apprendre depuis que nous échangeons, j’ai un très bon feeling. Espérons simplement que cela soit le cas, mais honnêtement, je n’en doute absolument pas, surtout si les prochaines parutions sont de la même qualité que la seule que j’ai découverte pour le moment.

Alors, nous nous sommes mises d’accord pour que dans trois ans, nos auteurs et nous-mêmes soyons millionnaires. Voilà. XD 

Plus sérieusement… qui sait ce que nous réserve l’avenir ? Pas facile de se projeter quand tous les salons sont annulés, quand les lecteurs priorisent (et c’est normal) de remplir le frigo plutôt que d’acheter des livres. Nous n’en sommes qu’à notre 2e sortie et le départ est lent, semé d’embûches, mais nous n’allons rien laisser tomber et continuer d’avancer, car ce qui est sûr, c’est que ceux qui abandonnent ne réussissent pas ;). Nous espérons de tout cœur parvenir à faire honneur au travail de nos auteurs, qui méritent d’être lus et reconnus, et qui nous ont fait confiance alors que nous n’avions pas encore fait nos preuves. Et ne serait-ce que pour cela, pas question qu’on lâche l’affaire.

Alouqua : Quelle sera la prochaine parution que nous pourrons découvrir ? Nous avons quelques informations en suivant les présentations des auteures faites via les réseaux, mais qui sera la (ou les) prochaine auteure publiées aux éditions Edelweiss ? Mais peut-être que c’est encore un secret et qu’il faudra que nous patientons un peu !

Le prochain roman paraîtra courant Janvier si tout se passe bien, et il s’agit du terriblement génial “Ezéchiel” de Sophie Griselle. Un peu à l’image de “l’Usurpateur” d’Elise Picker, c’est une espèce d’inclassable, un genre de thriller psycho-romantique, qui se balade entre le réel et l’irréel, qui se joue du lecteur pendant des pages et qui nous plonge au coeur d’un esprit brisé. C’est addictif, tortueux, la plume de Sophie est juste fantastique, et nous avons vraiment, vraiment, vraiment hâte de vous le faire découvrir !

Alouqua : Que pourrions-nous vous souhaiter pour la suite ?

Eh bien… de devenir millionnaires dans 3 ans ? Bon j’arrête xD. 

Tout simplement : du succès pour nos auteurs, dont nous sommes les plus grandes fans, qui fournissent un travail de dingue pour proposer aux lecteurs la meilleure version possible de leur roman, et qui méritent d’être portés aussi haut que possible malgré ce contexte compliqué. Et bien sûr, leur réussite fera la nôtre, puisqu’ainsi nous pourrons donner davantage de chances et de moyens aux jeunes auteurs en quête de publication, et c’est là tout ce que nous souhaitons.

Voilà qui est terminé, je tiens encore une fois à vous remercier, pour votre accueil et votre disponibilité.

J’espère que cela vous aura plu d’en apprendre un peu plus sur Lucille et Loréna. Pour la semaine prochaine, je pense que je vais mettre les auteures de la famille Edelweiss à contribution, je ne sais pas encore exactement !

Encore plus d’infos, et les liens qui pourraient vous être utiles, en allant sur les précédents RDV déjà publiés :

Avez-vous entendu parler de… ? / Un mois autour de… #1 / Un mois autour de… #2

About Author

Alouqua

Depuis toujours j'adore lire, déjà enfant il m'était impossible de me passer d'un livre. Quand à partager mes avis, eh bien je l'ai toujours fait, c'est donc devenu pour moi une évidence d'ouvrir un blog.
J'ai l'avantage de lire un peu de tout, je n'ai jamais aimé me restreindre, en quoi que ce soit.

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