Interview Spéciale – Jupiter Phaeton

Il y a quelques semaines, j’ai pu poser quelques questions à Jupiter Phaeton. Découvrez ses réponses et apprenez à connaître cette autrice un brin déjantée !

~Jupiter Phaeton – Autrice (un peu) barrée~

1) Pour ceux qui n’aurait pas la chance de te connaître, qui es-tu ?

Je suis une autrice un peu tarée ?

Ok, ok, je m’y mets sérieusement. Coucou les pandas, moi c’est Jupi, alias Jupiter Phaeton. Je suis autrice auto-éditée, même si j’ai créé ma maison d’édition maintenant (pour éditer, entre autres, mes propres romans), j’écris principalement de la fantasy, je suis accro au sport et tout le monde pense que je mange des chamallows et que je bois du chocolat chaud à longueur de journée (spoiler : ce n’est peut-être pas le cas).

2) Comment t’es-tu retrouvé à écrire de la fantasy ?

Aaaaah tu vois ces gens qui ont passé leur vie à lire des romans de fantasy, à regarder des séries télévisées de fantasy et des films de fantasy ? (est-ce que j’ai répété assez de fois le mot « fantasy » ?). Ces gens, c’est moi. Enfin y en a d’autres, mais j’en fais partie. Je pense que je mangeais de la fantasy dans mon biberon quand j’étais gamine et qu’à l’adolescence j’ai commencé à me l’injecter par intraveineuse (non, je ne me droguais pas, ceci est une métaphore et non ce n’est pas parce que j’ai employé l’imparfait que ça a changé : je ne me drogue toujours pas, sauf si on considère le sport comme une drogue, auquel cas, je plaide coupable). Du coup, la fantasy est venue naturellement. À onze ans, je remplissais déjà des pages de fantasy sur ordinateur, avec de la magie, des trolls, des nains qui peuvent résister au feu…

3) Quel est ton parcours d’autrice ?

Alors j’ai fait un BAC AUTEUR, après quoi je me suis orientée vers un MASTER ECRITURE. Non, je déconne. J’écris donc depuis que j’ai onze ans, je n’ai jamais cessé d’écrire, mon parcours d’études et professionnel n’a strictement rien à voir avec l’écriture, tiens d’ailleurs dans mon dernier job j’étais chef de projet dans les logiciels tu vois… Ouais, je sais, y a plus sexy comme métier. J’aurais bien aimé pouvoir te dire que j’étais astronaute et que j’avais découvert une planète avec QUE des pandas dessus, mais malheureusement ce n’est point la vérité. Il y a deux ans j’ai décidé de quitter mon CDI, de tout envoyer en l’air et je me suis dit « hey si j’étais écrivain à temps plein ? ». Je n’avais rien publié, rien n’était prêt. J’ai écrit le premier tome de Ryvenn en un mois, je l’ai publié dans la foulée et ensuite je n’ai pas arrêté.

4) Un dicton qui te représente le mieux ?

Hmm, je fais appel à mon joker, elle s’appelle Arwen (@mandaabooks), elle est une assistante formidable et je la laisse répondre à ma place, parce que ma réponse aurait été « Nom d’un panda sans bambou » et bon, non seulement ce n’est pas un dicton, mais en plus ce sont les mots d’Archibald Skye, pas les miens. Alors, Arwen dit : « vois la vie du bon côté », mais bon je viens de lui faire remarquer que ça sonnait comme le slogan d’une chaîne de supermarché. On va dire « sois déterminé ». Sinon, jte bute.

5) Si tu devais te réincarner en animal, lequel ce serait ?

Un panda.

Ou une panthère.

Ou une loutre.

Un panda.

Un loup.

Et un panda aussi.

~Ton actualité littéraire~

1) Peux-tu nous parler un peu de ton actualité littéraire ? Tes dernières sorties.

Oooh. Oooh. Ooooooh.

Eh bien, d’ici la fin de l’année, je termine de publier la série BOB (dont le nom n’évoque rien concernant cette série, merci mes chers lecteurs d’avoir choisi un nom sans AUCUN RAPPORT avec l’histoire), la série Kacy, la série Defined Zone… oui bon il faut bien les finir les séries commencées !

Mais j’ai quelques petites choses croustillantes qui arrivent aussi : la suite d’Akalie (très attendue au vu du nombre de messages quotidiens que je reçois me demandant « HEY ELLE SORT QUAND LA SUITE D’AKALIE ? QU’EST-CE QUE T’ECRIS EN CE MOMENT ? LACHE TOUT ET ECRIS AKALIE OU JE VIENS TE BUTER ». Véridique.

Y a une nouvelle série qui débarque aussi hmm…

Et mon livre de développement personnel, pour lequel j’ai hâte, si hâte, de le voir à disposition du public.

2) Quel est ton processus d’écriture ? Comment appréhende-tu l’écriture d’une nouvelle série ?

Ah, j’ai zéro appréhension hahaha. Arwen te dirait que je suis la reine du no stress, tu vois ? Mon stress, d’une manière générale, oscille entre 0 et 2, sur une échelle qui va de 0 à 10, 10 étant le plus stressant, sauf quand je déménage, auquel cas je monte à 12 (et je déménage en moyenne tous les neuf mois alors bon ça monte quand même régulièrement, va savoir, je suis traumatisée du déménagement).

Alors en fait je réfléchis à mes séries pendant que j’en écris d’autres, je note la trame, qui prend forme toute seule dans un coin de mon cerveau avant de me mettre à l’écrire, je mets vraiment au propre la trame, pour être certaine de comment ça débute, qui sont les personnages et où je compte les emmener (enfin souvent, ces petits idiots dévient du chemin que je leur avais SOIGNEUSEMENT préparé, merci pour les emmerdes hein…). Et après, hop, j’écris, à raison d’un minimum de 5000 mots par jour.

3) Tu écris essentiellement de la fantasy. Peux-tu nous expliquer ce qui te plaît dans ce genre ? Quels sont tes buts en livrant de tels récits à tes lecteurs ?

Aaah c’est l’imagination, c’est le fait de pouvoir créer des règles qui sont nouvelles, d’inventer des choses qui n’existent pas et d’intégrer tout de même un bout de réalité là-dedans. Mon but, c’est de transmettre des émotions et des valeurs à mes lecteurs, à travers mes personnages.

4) Jupiter Phaeton s’exporte à l’international, quel est ton ressenti à l’idée d’être lu à travers le monde entier ?

Hahaha, qu’il faudrait déjà que je sois visible à l’étranger pour être lue tout partout ! Et oui, des sorties à l’international ça se travaille, pour l’instant tout ne se passe pas comme dans un rêve, ce qui est trop bien, parce que s’il y a bien UNE chose que j’adore, ce sont les challenges. Et là, j’en ai un gros devant moi : faire en sorte de décoller sur les marchés étrangers. Je suis remontée à bloc. Et si ça se produit, eh bien je ne pense pas que ce sera très différent d’être lue un peu partout dans le monde que d’être lue en France. J’imagine que certains marchés apprécieront plus d’autres titres que ceux très plébiscités en France, ce sera l’occasion de mieux comprendre le lectorat de chaque pays.

5) As-tu une petite exclu quant à tes projets d’écriture ?

Une nouvelle série, avec une héroïne franchement… euh… aux antipodes de moi ? Je te jure, elle s’est invitée dans ma vie comme si elle était chez elle, alors qu’on n’a RIEN EN COMMUN QUOI. Elle s’appelle Hazard, mais tout le monde l’appelle Haze, parce que bon « Hazard », faut reconnaître que c’est chelou. Elle est flemmarde au possible, enfin tu vois, se lever de son canapé alors qu’elle regarde Grey’s Anatomy, ça ressemble à faire du sport pour elle. Elle s’enfourne tous les bonbons de la planète, elle détient d’ailleurs le record du nombre de fraises Tagada ingurgités en moins de cinq minutes (réponse : la totalité du paquet). Mais bon, tout ça c’est peut-être parce qu’elle s’ennuie. Franchement, être un ange immortel, c’est chiant à force, tu vois ? Mais tout va bien, parce que les problèmes s’invitent tour à tour dans sa vie et j’ai bien peur qu’elle doive lâcher ses fraises Tagada et s’attaquer au pot de Nutella (utilisé uniquement en cas d’extrême urgence), parce que les ennuis ne font que commencer dans sa vie. Entre le meurtre de son demi-frère, la promotion de son chef et ce psy qui a des yeux… oh des yeux… divins, tu vois ? Sans mauvais jeux de mots. Et un regard… angélique. Mais bon, pas de chance, il est sur la liste et elle doit le buter.

Ah oui ? Je t’ai pas dit ? Le jour, elle est assistante de direction dans une boîte de publicité, elle joue les humaines. La nuit, en revanche, elle s’occupe de son job d’ange : buter des humains. Ouais, c’est pas un ange comme tu l’imaginais, hein ?


~Ta maison d’édition « Panda Jones »~

1) Ta maison d’édition « Panda Jones » vient de voir le jour. Je suis certaine que cela a été un travail de longue haleine. Peux-tu nous raconter un peu tes appréhensions ? Ton ressenti lors du lancement ?

Alors zéro appréhension, oui c’est énervant, hein ? Je l’ai d’abord ouverte parce que juridiquement il fallait changer de structure, je gagnais trop en tant qu’autrice en micro-entreprise et il fallait ouvrir une SASU ou une SARL pour pouvoir accueillir les revenus. Du coup, je n’avais pas vraiment de stress et puis d’une manière générale je ne suis pas quelqu’un de stressée (sauf pour les déménagements, si tu as bien noté). Je suis du genre à me dire « allez on tente l’aventure, si ça ne marche pas, on essayera de faire autrement ». J’accepte que l’échec est l’un des résultats qui peuvent découler d’une nouvelle aventure et ça ne me dérange pas. Au contraire, l’échec me stimule car il m’oblige à trouver de nouvelles solutions !

2) Y aura-t-il une ligne éditoriale ?

Absolument pas. Mais nous avons six collections en place pour pouvoir accueillir tous types de manuscrits.

3) Quel sera la marche à suivre pour un auteur qui souhaiterait déposer un manuscrit ?

C’est déjà disponible, il suffit de remplir le formulaire sur le site de panda jones, ou d’écrire à manuscrits@pandajones.fr Nous avons même sélectionné notre première autrice ! J’ai hâte de vous parler d’elle et de vous montrer son travail.

4) Je sais que nous pourrons bientôt trouver tes romans en librairies ! J’en suis ravie. A partir de quand les lecteurs pourront-ils commander les romans Panda Jones chez leur libraire ?

J’espère à fin octobre ! C’est une grande aventure qui démarre, j’ai TELLEMENT hâte. *impatience totale*.

5) As-tu déjà sélectionné des auteurs qui verront leur roman publié chez Panda Jones ?

Comme je le disais plus haut, nous en avons une première, nous fonctionnons au coup de cœur. Le comité de lecture lit tous les manuscrits que nous recevons et nous voyons en fonction de ce qui sort de leurs retours.

~Tes projets à court et long terme~

1) Quels sont tes projets à court terme ?

D’ici la fin de l’année : écrire et publier les romans listés plus haut, publier notre nouvelle autrice, avoir de la visibilité sur 2 des 6 marchés étrangers que j’ai investis, lancer la formation pour les agents d’auteurs, lancer le magazine pour les auto-édités, lancer les campagnes vidéo… oui la liste est un peu longue…

2) Quels sont tes projets à long terme ?

Eh bien, écrire moins, pour aider plus les autres, mais ce ne sera possible que quand l’entreprise tournera vraiment hyper bien et que je pourrais réduire mon rythme de publication. On est en train d’opérer ce tournant en ce moment même et on espère qu’après mars 2021 et le salon du livre de Paris (s’il a lieu), je pourrai ralentir le rythme niveau écriture pour me consacrer aux autres projets qui me bottent. Ce qui me permettra de mettre le nez dans le campus que je souhaite créer pour aider les gens à réaliser leurs rêves. Mais pour ça il faut une entreprise stable, des revenus réguliers et que ça ne dépende pas du nombre de sorties que je fais par mois, sinon je ne pourrais jamais mettre le nez dans ce campus !

~Bêtisier – Itw WTF~

1) As-tu réussi à obtenir une réduction chez Haribo pour ta consommation de Chamallow ?

Non, mais je reconnais qu’on commande les paquets par 50… En plus, ma prochaine héroïne est accro aux fraises Tagada, alors je vais peut-être finir par écrire à Haribo, ça mérite bien une réduction, tu as raison.

2) Es-tu en train d’entraîner une armée de panda sans bambous pour envahir la planète ?

Complètement, d’ailleurs il y a des bambous dans mon jardin, pour que mon armée puisse quand même manger et hop, quand je veux les lâcher sur une cible, je les prive de bambous.

3) As-tu déjà eu un fou rire en écrivant une scène d’un de tes livres ?

En relisant, oui. En écrivant, non. Mais quand je relis après coup je me dis « bon sang, t’es vraiment con ma pauvre fille… ».

4) Tu es une autrice (un peu) tarée… C’est pas moi qui le dit… enfin quoi que… Comment le vis-tu ?

Extrêmement bien, je suis moi-même tu sais, être tarée c’est être moi-même. Si je ne l’étais pas, j’aurais l’impression de jouer un rôle et ça, je n’aime pas.

5) Je te laisse le mot de la fin ! Fais-toi plaisir !

Merci pour cette interview, je t’envoie à toi et ton lectorat tout plein d’amour enrobé de chamallows moelleux et de pandas pour te protéger (des bons pandas, qui ont mangé des bambous, eux). J’espère tous vous retrouver avec une bonne dose de motivation et de bonne humeur prochainement en dédicace, car la crise #covid19 sera passée. On mangera des bambous ensemble !

Je remercie infiniment Jupiter Phaeton pour le temps qu’elle m’a accordé pour cette interview. Je vous invite à suivre l’autrice sur les réseaux sociaux ainsi que sur son site officiel. Découvrez les liens ci-dessous !

JUPITER PHAETON – INSTAGRAM – FACEBOOK – SITE OFFICIEL

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