Journal de ma solitude > Kabi Nagata

PARU LE 16 JUILLET 2020 AUX EDITIONS PIKA

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Chère Kabi Nagata,
C’est Kabi Nagata. Comment vas-tu ? Après Solitude d’un autre genre , livre dans lequel j’illustrais ma vie autour de ma rencontre avec une prostituée lesbienne, je commence la tenue de ce journal que je t’adresse afin de poursuivre ma démarche introspective. Car depuis que mon livre est paru, il faut vivre ma vie “d’après” : les effets sur ma famille de ma… mise à nu et de mon coming out, les critiques de lecteurs, mes premier pas vers l’indépendance, l’amitié… Sans oublier l’amour, maintenant que j’ai affirmé ma sexualité. Aujourd’hui encore, je cherche qui je suis et comment je peux être moi-même.

⭐⭐⭐⭐

UN ROMAN GRAPHIQUE TOUCHANT !

Je n’ai pas lu Solitude d’un autre genre, mais cela ne m’a pas gêné lors de ma lecture de Journal de ma solitude. Mais maintenant, j’ai vraiment envie de découvrir le premier roman graphique de Kabi Nagata.

Premier constat avec ce roman, le libre objet est sublime. C’est un livre que j’ai aimé avoir entre les mains, peser ce poids entre mes mains en découvrant le journal de Kabi Nagata.

Il faut savoir que ce roman graphique aborde des thèmes sensibles. Comme son titre l’indique, la solitude que ressent Kabi Nagata résulte d’une profonde dépression. Elle va nous livrer son quotidien, ses luttes acharnées contre la solitude. Vaincre une dépression est loin d’être un parcours de santé, et j’ai été très touché par ce récit au contexte autobiographique.

Suite à son coming out et à la parution de Solitude d’un autre genre, l’autrice a dû faire face à une succession de problématiques. Le regard et le jugement des autres, de son entourage familial. Cette envie d’indépendance et de s’assumer sans vraiment y arriver.

Ce récit résonne encore en moi tellement c’était intime et intense. D’un œil extérieur, on peine à comprendre cette maladie qu’est la dépression. Car c’est bien une maladie et non pas un « effet passager » comme pourrait le penser certaines personnes. Kabi Nagata a dû faire face à des jugements rudes suite à la parution de son premier roman graphique. Elle se confie par le biais de ce journal et j’ai aimé cette mise à nu.

L’histoire de Kabi Nagata est douloureuse à lire et elle pourra peut-être vous sembler familière si vous avez déjà eu affaire à la dépression. La narration est singulière, tout comme la forme. Le récit est tout en rose et blanc avec le noir qui tranche pour rappeler la dureté des thématiques.

Ce roman graphique LGBT+ transmet aussi des messages de tolérances qui s’appuient sur la vie de l’autrice. J’ai ressenti cette souffrance latente et je n’avais qu’une envie, que l’autrice nous livre enfin certains espoirs et petites victoires.

En bref, j’ai trouvé cette lecture vraiment percutante. Ce n’est pas une aventure fictive, c’est un récit autobiographique que l’autrice met en scène avec des couleurs accrocheuses. Ce n’est pas captivant, c’est vivifiant, c’est plein de sensibilité et d’humanité. C’est doux et amer ! Kabi Nagata a su se mettre à nu pour nous livrer un roman graphique singulier qui aborde des thèmes durs comme la dépression et cette solitude qui en découle.

GALERIE PHOTO

Je remercie les éditions PIKA pour cette lecture.

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