Les Errants #1 – Origines » Denis Labbé

Editeur : Editions du Chat Noir

Livre : ICI

Que faire quand on est une adolescente et que le monde s’écroule autour de soi ? C est la question qui se pose à Marion, seize ans, que rien ne préparait à une telle catastrophe. Lors d’un voyage scolaire au camp de travail du Struthof, certains de ses camarades et de ses professeurs sont frappés par un mal étrange. Alors que l’épidémie se répand, elle essaie d’y échapper, en compagnie d’un groupe d’amis rescapés. Mais sans l’aide d’adultes, la tâche va s’avérer délicate et la vie en communauté pas si aisée que cela.

 

⭐⭐⭐⭐

Honnêtement, j’ai appris pas mal de choses grâce à Denis Labbé et ce premier volet qui nous montre bien toute l’horreur dont étaient capables les nazis. Mais au-delà du fait que j’ai appris certaines choses, l’intrigue mise ici en place est totalement crédible avec ce que nous apprenons des agissements nazis de l’époque. Ce qui fait encore plus froid dans le dos, j’en frissonne encore à simplement penser à ce que toutes ces personnes étant passées par là dans la vie réelle ont subit ! La cruauté n’a aucune limite, en voici encore une preuve !

J’ai sorti ce premier tome de ma PAL, principalement pour un challenge auquel je participe actuellement, bien que je comptais bien l’en sortir un jour, l’occasion était ici idéale. En effet, je devais lire une parution des éditions du Chat Noir, je n’ai pas hésité, et j’ai sorti ce tome, alors que j’ai d’autres parutions plus récentes de l’éditeur. J’ai les deux tomes suivants sous la main, à mon avis ils ne traîneront pas dans ma PAL bien longtemps, je veux absolument connaître la suite !

J’ai eu l’impression de retourner des années en arrière lorsque je partais moi aussi en voyage scolaire. Vous connaissez le truc, un car rempli d’élèves, des liens déjà existants, d’autres qui se créent, les chamailleries spécifiques à cette tranche d’âge, les profs que l’on aime ou pas, ceux que l’on détestent, … La vie d’adolescents quoi ! Je me suis d’ailleurs un peu retrouvée en Marion, elle est curieuse et pose beaucoup de question, sa curiosité lui joue souvent de sales tours. ici, cela lui permettra par la suite d’avoir un rôle bien précis lorsque le groupe aura besoin que quelqu’un prenne les rennes.

Les débuts peuvent paraître assez lourd, et pourtant, croyez-moi que c’est bien utile d’avoir eu toutes ces informations pour la suite. Je ne vous cache pas que cela m’a fait un peu peur, si cela avait été plus long, cela serait franchement devenu un calvaire à lire, même si c’est justement là que j’ai pu moi-même apprendre certaines choses sur l’histoire réelle. Les errants, c’est donc une trilogie à destination des ados, et c’est bien le public visé d’après moi après avoir lu ce premier tome. Je pense qu’il sera aisé aux lecteurs de cet âge de réussir à s’identifier aux personnages, ils y retrouveront également les professeurs parfois carrément tête-à-claques qu’ils croisent dans la réalité.

C’est pour moi un bon début et j’ai hâte de me plonger dans la suite.

Sans un mot, les formes nonchalantes s’avancèrent vers la chaise sur laquelle se tenait toujours madame Fuller et la renversèrent. Dans un cri aigu qui me perça les tympans, la pauvre femme fut happée par la meute qui se jeta sur elle dans un amas de mains griffues, de mâchoires ouvertes et de membres avides. Du sang jaillit, tandis qu’une poigne de fer tirait violemment sur son bras. Même à cette distance, j’entendis le bruit atroce d’un os qui se brise.

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