#PrixAudiolib2020 – La Femme révélée » Gaëlle Nohant

Editeur : Audiolib

Achat : ICI

Lu par : Claudia Poulsen

Durée : 9 h et 44 min

Paris, 1950. Eliza Donneley se cache sous un nom d’emprunt dans un hôtel miteux. Elle a abandonné brusquement une vie dorée à Chicago, un mari fortuné et un enfant chéri, n’emportant que son Rolleiflex et la photo de son petit garçon. Pourquoi la jeune femme s’est-elle enfuie ? Seule dans une ville inconnue, Eliza, devenue Violet, doit se réinventer. Vingt ans plus tard, au printemps 1968, Violet peut enfin revenir à Chicago. Elle retrouve une ville chauffée à blanc par le mouvement des droits civiques, l’opposition à la guerre du Vietnam et l’assassinat de Martin Luther King. Partie à la recherche de son fils, elle est entraînée au plus près des émeutes qui font rage au cœur de la cité.

 

L’histoire

Si dans l’ensemble j’ai trouvé ce récit vraiment poignant, j’ai eu l’impression qu’il manquait quelque chose qui aurait fait que cela le soit encore plus. D’après moi, mais ce n’est bien entendu que mon ressenti, toute la partie concernant le fils d’Eliza manque de profondeur, je trouve qu’il n’est pas assez approfondi et que cela nuit un peu au récit. Peut-être que tout simplement, vu la tournure de l’intrigue, j’aurais aimé que les retrouvailles prennent plus d’ampleur que ce que nous offre l’auteure. Je ne sais pas exactement d’où me vient cette impression, mais elle persiste encore au moment où je vous écris cet avis.

Pour être certaine de ne pas avoir loupé quelque chose de cette partie, j’ai d’ailleurs pris la peine de la ré-écouter quelques jours après avoir écouter ce livre dans son entièreté. Mais rien à faire, mon impression était toujours bien présente et pas moyen de mettre le doigt sur ce qui aurait pu être fait que que cela ne soit pas le cas. Je pense que c’est mon cœur de maman qui a parlé, tout simplement.

Mais au-delà de ce petit couac, j’ai franchement adoré l’ensemble du récit. Je me suis assez vite attachée à Eliza qui devient Violet et quitte enfant et mari. Le plus difficile étant de quitter son fils, mais elle a de très bonnes raisons de le faire, et j’ai trouvé cela touchant, même si mon cœur de maman a eu très mal de cet abandon. Mais ma souffrance ne c’est pas arrêtée là, lorsqu’elle devient garde d’enfants alors qu’elle a elle-même abandonné le sien, j’ai eu envie de hurler. Elle en a souffert également, en ne pouvant s’empêcher de penser chaque jour à ce fils qu’elle a laissé.

J’ai découvert ce livre dans le cadre du #prixaudiolib2020, mais c’est encore un de ceux que je veux absolument dans son format papier, pour pouvoir retrouver Eliza et ainsi voir si dans cette version j’ai la même sensation qu’avec la version audio pour le petit couac dont je parle plus haut.

Quoi qu’il en soit, c’est une très belle découverte qui m’a permit de découvrir un récit poignant, mais également une auteure que je ne connaissais absolument pas avant de faire partie du jury du prix Audiolib.

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