La crêperie des petits miracles > Emily Blaine

PARU LE 1ER AVRIL EN NUMÉRIQUE DANS LA COLLECTION &H

LIEN D’ACHAT – ICI

La recette du bonheur contient toujours un peu de courage… et beaucoup d’amour

Adèle a tout quitté : Paris, le grand restaurant dans lequel elle travaillait, la pression constante des cuisines, la misogynie du chef qui la bridait chaque jour un peu plus. Pour échapper au burn out, elle s’est réfugiée chez une amie de sa grand-mère, à Saint-Malo. Dans la crêperie de Joséphine, elle reprend petit à petit ses marques, restant loin des cuisines mais s’occupant du service et des clients. Dans ce cocon gourmand et chaleureux, elle devient celle à qui l’on demande des conseils d’écriture pour un discours municipal, un dossier de candidature ou une lettre de réclamation. Alors, quand la crêperie est menacée de fermeture, Adèle est prête à tout pour empêcher que ce bastion d’humanité et de bienveillance ne disparaisse. À tout, y compris à convaincre Arnaud Langlois, puissant homme d’affaires fraîchement divorcé, de devenir son associé.

⭐⭐⭐,5

Emily Blaine nous offre une fois de plus un récit touchant et plein de bons sentiments. Je suis restée assez détachée de cette lecture mais cela ne m’a pas empêché de passer un moment agréable avec les nombreux personnages.

Si le roman ne comporte que deux points de vues, celui d’Adèle et celui d’Arnaud, et bien nous avons là un roman chorale très efficace. J’ai trouvé les personnages secondaires très importants dans le déroulement de l’intrigue. On suit d’ailleurs aussi leur parcours pour notre plus grand plaisir.

Emily Blaine nous embarque dans cette histoire, entre Paris et Saint-Malo. Deux univers, deux personnalité affirmées et une romance tout ce qu’il y a de plus passionnée. J’ai trouvé cette histoire sympathique à lire mais je ne saurais dire pourquoi je ne me suis pas totalement sentie concernée par ce que je lisais.

L’introduction de l’histoire est assez lente et j’ai cru que j’allais dans un premier temps décrocher totalement, finalement j’ai retrouvée cette engouement avec le cheminement de l’histoire. Il est question de cuisine, d’amitié et d’amour. C’est une tranche de vie où de nombreux destins se télescopent. C’est ce qui fait toute la richesse de cette histoire moderne et dans l’air du temps. La bienveillance est dans chaque page de ce livre.

La romance est atypique mais n’en reste pas moins crédible. Je ne suis pas le genre de lectrices qui pensent que tout va toujours trop vite car je crois au coup de foudre. Quand je pense à la vitesse où je suis tombée amoureuse et que dix-huit ans plus tard, je suis encore plus éprise de mon chéri, je ne peux qu’être convaincue que l’amour peut frapper n’importe où et n’importe quand. C’est donc avec facilité que j’ai été prise dans leur histoire d’amour passionnelle. Le contexte est assez sensible et je me demandais comment leur idylle allait se terminer.

Les thèmes abordés sont loin d’être légers mais Emily Blaine sait garder un équilibre dans ses romans, jamais trop de drama, juste ce qu’il faut d’émotions et de rebondissements.

En bref, une histoire sympathique à lire même si je ne me suis pas sentie pleinement investie dans le récit. De Paris à Saint-Malo, suivez les aventures de nos héros entourés d’une foule de personnages touchants et attachants. C’est le genre d’histoire qui remonte le moral et que l’on termine avec le sourire aux lèvres.

— Adèle, tu es capable de tout plaquer du jour au lendemain, d’écrire à Tom Hanks, de rédiger des vœux de mariage, d’aider Armel à devenir président du comité des fêtes et de cuisiner.

— Je ne cuisine plus.

— Tu sauras le convaincre. Arnaud a besoin d’un peu de folie dans sa vie.

— Oh. Et je suis le « un peu » de folie ?

— Non. Toi, tu es la folie. Il ne va pas s’en remettre.

Je fermai les yeux, cherchant à me convaincre que toute cette histoire n’était pas une totale folie. Je ne doutais pas du côté terre à terre d’Arnaud Langlois : être chef d’entreprise nécessitait lucidité et raison, la rentabilité étant le mot d’ordre. La cuisine, elle, n’était qu’art et créativité, un vrai monde de liberté sans aucune limite.

Arnaud Langlois et moi n’avions rien en commun. Sauf les lubies de Joséphine et une crêperie malouine.

Je remercie les éditions Harlequin pour cette lecture.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *