Dans la Grand-Rue » Virginia Gil Rodríguez

Editeur : Autoédition

Livre : ICI

Un livre peut-il transformer une vie?

May est une fillette silencieuse, souffre-douleur de sa classe depuis la disparition de son père dans d’étranges circonstances. Grâce à un livre, sa vie et celles des personnes qui l’entourent chambouleront: celles d’une maman vide d’émotions, d’un couple intraitable, d’une vieille dame opulente, d’une enseignante autoritaire, etc. Chacun découvrira alors la lumière qu’il garde au fond de soi.

 

⭐⭐⭐⭐

Si de prime abord le résumé ne me tentait pas plus qu’un autre, je me suis dit que de toute manière j’avais une chance sur deux d’aimer ma lecture, et qu’après tout, avec le nombre de pages, je ne prenais pas un énorme risque.  Mais les risques payent, ou pas. Eh bien, ici, avec moi, cela a assez bien passé, j’ai passé un bon moment en compagnie de la petite May.

Au final, le résumé ne dévoile pas grand chose, nous savons simplement qu’il sera question d’une petite fille et d’un livre, du moins dans les grandes lignes. Je me suis rapidement prise d’affection pour elle qui ne vit pas une situation facile. Les pages ont commencés à défiler assez vite, et il me fut finalement impossible de lâcher avant la fin, heureusement qu’il fait peu de pages !

Le découpage est particulier, nous savons à l’avance qu’il y aura exactement 26 chapitres, l’auteure les « numérotant » par les lettres de l’alphabet, forcément, il n’y en a que 26. Les chapitres sont d’ailleurs assez courts, parfois simplement deux ou trois pages, d’autres sont un peu plus longs. Lorsque ce sont des numéros, je n’y fais pas spécialement attention, mais en voyant défiler les lettres, à chaque fois je me disais que la fin était de plus en plus proche. J’étais de plus en plus curieuse, plus j’avançais, plus cette fin approchait, plus je me disais « J’en suis déjà là ! ». J’ai trouvé que cela me frustrait de savoir à quel moment ce serait le dernier chapitre, alors qu’avec des chiffres, mon attention n’est pas du tout sur le qui-vive.

Mais revenons-en au récit lui-même. A travers la petite May, l’auteure aborde pas mal de sujets, comme le harcèlement par exemple, sujet toujours difficile et malheureusement beaucoup trop présent dans notre société. Mais ce n’est qu’un des thèmes, il y est également question de famille, lorsque celle-ci est bancale, quelle solution trouver afin de la remettre sur pied est un autre exemple de ce que l’auteure aborde ici. L’espoir tient lui aussi une grande place dans l’aventure de la fillette.

Je ne vous en dévoile pas plus, je termine simplement en vous disant que j’ai apprécié la plume de l’auteure. Elle est facile à lire, ne s’embarasse pas de détails insignifiants et futiles. C’est pour moi une première plongée dans le monde de Virginia Gil Rodríguez, mais certainement pas la dernière !

Sue, la bibliothécaire, aurait bien aimé croire l’histoire du portail, mais par son expérience elle savait que May avait le syndrome de « l’imaginatio fantaisis acutus ». Ce symptôme qui touche les grands lecteurs, qui s’imaginent des histoires, qui les voient et les vivent comme si elles étaient réelles.

Merci à Virginia Gil Rodríguez.

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