Le Sixième Monde #1 – La Piste des éclairs » Rebecca Roanhorse

Editeur : Milady

Livre : ICI

L’apocalypse climatique a englouti la majeure partie du monde, mais Dinétah, l’ancienne réserve navajo, a connu une véritable renaissance. Les dieux et les héros des légendes ont pris vie… tout comme les monstres.

Maggie Hoskie est une chasseuse de monstres et une tueuse aux dons surnaturels, le dernier espoir d’une famille qui fait appel à elle pour retrouver une fillette disparue. Cependant, la créature qui a enlevé l’enfant n’est que l’une des pièces d’un vaste et terrifiant puzzle que Maggie va devoir résoudre pour protéger les innocents.

À contrecoeur, elle accepte l’aide de Kai Arviso, un homme-médecine peu conventionnel. Sillonnant la réserve, ils déterrent de vieilles légendes, s’acoquinent avec un personnage des plus louches et affrontent une magie des plus noires dans un monde dévasté à la technologie mourante.

Pour survivre, et découvrir ce qui se trame derrière ces disparitions, Maggie devra affronter son douloureux passé.

Bienvenue dans le Sixième Monde.

 

⭐⭐⭐,5

Tout m’attirait dans ce livre, que ce soit la couverture ou le résumé, il était donc impossible que je ne veuille pas le découvrir ! Je ne dirai pas que je suis déçue, je mentirais ouvertement, mais je n’ai pas réussi à entrer dans le récit comme je l’aurais voulu, je suis restée assez détachée comme si je vivais cette aventure de loin. D’où ma note très moyenne. Cependant, j’ai envie de poursuivre, l’intrigue me donne cette envie d’en savoir plus et de ne pas lâcher après un seul tome.

J’ai quelques connaissances de la tribu des Navajos, tout comme d’autres tribus indiennes, mais celles-ci sont assez limitées, n’ayant jamais vraiment eu envie d’approffondir le tout. J’aime pourtant énormément les livres ou les films où ceux-ci sont présents, ce qui quelque part me donne un peu plus de connaissance que celles que j’ai pu apprendre lorsque j’étais à l’école. Cependant, ce n’est pas suffisant pour aborder ce récit, et c’est là un de mes gros regret avec celui-ci. Certains termes sont propres aux Navajos, l’auteure nous en donne une signification très courte en fin de livre, mais j’ai trouvé que ce n’était pas assez.

Exemple : Naayéé’ ats’os => anneaux magiques que Ma’ii donne à Maggie.

Pas assez d’explications pour ma part, mais j’ai fait avec et je me suis débrouillée. Pour certains ce ne sera peut-être qu’un détail, mais pour ma part, j’aime lorsque les explications prennent un peu plus qu’une simple phrase, pas besoin d’en faire des tonnes non plus, mais pourquoi ne pas avoir développé ? C’est mon gros point noir pour ce premier tome.

Par contre, gros point positif pour le personnage de Maggie, je l’ai adorée du début à la fin. Cette femme a beau avoir une apparence robuste et sans failles, croyez-moi qu’elle est beaucoup plus fragile que vous le penserez de prime abord. Un peu comme si quelque chose au fond d’elle était brisé en un millier de morceaux et que cette chose brisée faisait d’elle celle que nous croyons voir. Mais que si cette chose se trouvait reconstruite, elle serait totalement différente que la Maggie que nous rencontrons ici. C’est ce qui fait d’elle un personnage que j’ai adoré découvrir tout en tentant moi-même de la décrypter au fil des pages.

L’intrigue en elle-même, par contre, est des plus captivante et unique en son genre. L’univers créé ici par Rebecca Roanhorse est très bien ficelé et riche. Mais cependant, ne vous attendez pas à avoir un récit rapide où tout évolue à grande vitesse. Je dirais même que le départ est lent, parfois très lent même. Cela change des récit où tout va toujours trop vite, prendre son temps c’est parfois très relaxant.

Ma porte est donc ouverte pour la suite, malgré mon couac avec ce premier opus.

– La triste vérité que tu refuses d’admettre, Magdalena, c’est que, parfois, ceux que nous appelons nos héros sont les plus grands monstres de tous.

Merci aux éditions Milady.

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