#PrixAudiolib2020 – L’homme qui savait la langue des serpents » Andrus Kivirähk

Editeur : Audiolib

Achat : ICI

Lu par : Emmanuel Dekoninck

Durée : 13 h et 57 min

Voici l’histoire du dernier des hommes qui parlait la langue des serpents, de sa sœur qui tomba amoureuse d’un ours, de sa mère qui rôtissait compulsivement des élans, de son grand-père qui guerroyait sans jambes, de son oncle qu’il aimait tant, d’une jeune fille qui croyait en l’amour, d’un sage qui ne l’était pas tant que ça, d’une paysanne qui rêvait d’un loup-garou, d’un vieil homme qui chassait les vents, d’une salamandre qui volait dans les airs, d’australopithèques qui élevaient des poux géants, d’un poisson titanesque las de ce monde et de chevaliers teutons un peu épouvantés par tout ce qui précède.

 

L’histoire

Bien que je ne trouve pas la couverture des plus accrocheuse, le récit lui l’est, et c’est le principal après tout. Mais c’est vrai que je ne me serais peut-être pas retournée dessus uniquement avec la couverture, je ne peux donc que remercier Audiolib de me donner le plaisir de faire de belles découvertes avec le #prixaudiolib2020.

Quand le présent percute le passé, quand le réel croise la fiction, quand la langue des serpents fait en fait référence à l’estonien qui n’est autre que l’origine de l’auteur. Je ne sais pas ce que cela peut donner à l’écrit, mais à l’écoute, cela a eu le don de me retenir captive durant des heures sans que je ne puisse lâcher. Il faut pourtant bien vaquer à nos occupations et je m’imaginais mal ne rien faire durant toute la durée de ce récit.

Cependant, c’est un récit déroutant, je me suis souvent demandée vers quoi je me dirigeais, quelle serait la finalité. Mais sachant que le livre a reçu un prix, c’est qu’il devait valoir le coup, non ? Du coup, je ne me suis plus posée de question à partir d’un moment et je me suis laissée aller à écouter et je n’ai lâché que par obligation, comme dormir ou encore remplir les estomacs familiaux.

C’est un texte à découvrir, un texte qui étonne et déroute, mais qui captive également. Je ne sais pas ce que vaut la version écrite, mais croyez-moi que l’audio c’est quelque chose. L’auteur a un style bien particulier dans ses raisonnements, il sait où nous emmener et le fait, sans hésiter. Quitte à perdre certains d’entre nous en cours de route, ne resterons que ceux qui comprennent au-delà des mots, ceux qui ont la faculté de voir au-delà des premières impressions, ceux qui peuvent lire entre les lignes.

La narration

Le rendu final a dû demander pas mal d’heures de travail en amont d’après moi, mais le résultat est bien là. On pourrait croire que n’importe qui peut s’approprier un texte, le lire, y mettre des émotions, et que tout cela collera. Je dis non, certaines voix n’auraient pas du tout convenu pour ce récit, mais Emmanuel Dekoninck a réussi à apprivoiser ce texte et y mettre les intonations qu’il demandait. Un bel exploit pour un résultat convaincant.

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