Scrap metal #1 – Mis à la casse > Jana Rouze

A PARAÎTRE LE 12 MARS 2020 AUX EDITIONS HUGO NEW ROMANCE

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Trois mots inscrits d’une écriture tremblante livrent le nom d’un homme public et une ville. Pour Sauvage, l’ancien sectateur qui la reçoit, c’est la fin d’une existence pitoyable : celle d’un enfant enlevé à l’âge de cinq ans, vendu à une secte réputée parmi les plus dangereuses. Il va pouvoir retrouver le jumeau dont il a été séparé, combler le vide de son existence, et se venger. Entre la lettre et sa vengeance, il y a la fille de l’homme qui a été dénoncé. Hope n’appartient pas à son monde. Dans ses yeux de sectateur, c’est une Wog, une étrangère du monde extérieur. Sectateurs et Wogs ne se mélangent pas, ne se touchent pas. Jamais. Sauf quand leur malheur est étroitement lié.

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UN PREMIER OPUS SENSATIONNEL, DÉRANGEANT ET ADDICTIF AU POSSIBLE !

2 ans… 2 ans que j’attendais le grand retour de Jana Rouze sur la scène littéraire. Après le phénomène Effet de vague, l’autrice nous revient avec une nouvelle trilogie coup de poing. Vous n’êtes pas prêts pour Scrap metal. Je n’étais pas prête, personne ne peut l’être ! Avec Scrap metal, Jana Rouze renouvelle l’exploit de nous offrir du divertissement et du sensationnel. Cette trilogie est bien une fiction, mais elle est basée sur des faits réels. Pensez-y quand vous jugerez l’oeuvre que vous allez lire !

– Sau n’a pas qu’une part d’ombre en lui, il rayonne dans le noir, ajoute-t-elle. Aussi, si j’ai un conseil à te donner, évite-le !

Ecrire cette chronique est un exercice difficile, mon avis est personnel, c’est un fait mais je souhaite rendre hommage à l’excellence de ce premier opus. Des mois de recherches, d’écriture et de dévotion pour les causes défendues dans le récit. Jana Rouze ne se satisfait que du travail bien fait, ici le mélange de fiction et de réalité est ahurissant. L’histoire se dévoile page après page, on encaisse, on ressent, on se laisse sombrer dans cet univers troublant et dérangeant par moment. Il n’y a pas une seule page de trop ! A celles et ceux qui appréhendent les 720 pages, rassurez-vous, chaque page apporte son lot de surprise avec des rebondissements intelligents et inattendus.

Ce mec est tellement obscur que sa beauté virile fait mal. Quand on le voit, il est déjà trop tard, il vous a écorché vif. Comme la beauté envoûtante d’une plante vénéneuse au milieu d’un jardin inoffensif vous attire et vous répugne à la fois.

Trop dangereux pour séduire.

Trop obscur pour qu’on succombe.

Il dégage quelque chose de troublant, enflammant aussitôt mon imagination. Une sorte de sauvagerie maléfique, pas humaine. J’essaie de comprendre l’impression mêlée à la fois d’alerte et d’impasse qui me gagne en sa présence.

En débutant ce roman, j’étais dans un état d’esprit serein parce que je connais Jana Rouze. Je sais qu’elle se donne corps et âme pour les histoires qu’elle transmet à ses lecteurs. Avec ce nouveau romantic suspense, ce thriller de haut vol, elle va loin, le vice est poussé à son paroxysme, le scénario est implacable, les personnages indéfinissables. Nous pauvres wogs, on se retrouve aux prises avec nos propres certitudes, avec nos croyances mises à mal. On ne se rend pas compte de ce qu’il se passe dans le monde, gardant nos œillères bien en place.

Enlevé à cinq ans, Hope !

Isolé. Déplacé. Déraciné.

Quand son cœur a-t-il parlé pour la dernière fois ?

Elle met en lumière l’univers des sectateurs, elle ne nous lâche pas dans le vide sans filet de sécurité, Jana Rouze nous tient la main tout au long du récit, nous expliquant en profondeur les tenants et les aboutissants de son histoire. C’est une histoire très riche qui vous apprendra une foule de choses. Le côté faits réels est saisissant, je n’ai que très rarement ressenti autant d’émotions en lisant un roman. Les personnages sont singuliers, ils ont tous leur importance et un rôle déterminant pour faire avancer l’histoire et pour illustrer un thème particulier.

Elle ne porte pas de parfum. Ce qui m’a permis de sentir son odeur naturelle : une note de lait de figue divine, enfantine, tendre et désarmante, combinée au velours de sa peau de femme. J’adorerais avoir ce parfum sur mes draps. Elle est fière, combative, et drôle aussi quand elle s’énerve après moi. C’est mignon.

Personne ne pourra humilier cette fille-là.

Pas même moi et ça me déséquilibre.

Ce premier opus n’est que les prémices d’une intrigue machiavélique. N’essayez pas de deviner, Jana Rouze est implacable. Vous pensez savoir où vous mettez les pieds ? Détrompez-vous, vous n’avez jamais rien lu de comparable ! Vous avez lu des romans qui abordent le thème des sectateurs ? Scrap metal n’a rien à voir ! Cette histoire est un ovni, elle propulse le lecteur dans l’univers de la F1. Le décor est planté et il n’est pas là pour faire beau. L’autrice a exploité le monde de la F1 avec intelligence, rendant l’ensemble divertissant et addictif. C’est une immersion totale.

– C’est un être singulier, Abbie. Il est cruel mais il donne tous les signes de quelqu’un qui souffre. Cet homme est un incendie. Un incendie de colère et de furie prêt à exploser, mais à l’intérieur… il y a un cœur.

L’écriture de Jana Rouze s’est affûtée, son intrigue est une toile d’araignée qui se referme pour emprisonner le lecteur. J’ai lu chaque mot avec une lenteur démesurée, contenant mon excitation et mon envie d’arriver à la fin pour mieux savourer Sauvage et Hope. La double narration est un réel plaisir même si les chapitres du point de vue de Sauvage sont moins nombreux. Jana a fait en sorte d’alléger cette frustration qui naît en nous par moment. La construction de l’histoire ne laisse rien au hasard, tout est calculé, calibré à la perfection.

 Je sens battre mon cœur à m’en éclater les côtes.

Comme au départ de Baku. Ce circuit en ville le plus rapide du monde où les vitesse de points atteignent les trois cent quarante kilomètres/heure en pleine rue. De l’adrénaline pure, la grande pompe, le sang qui circule, le cerveau qui fuse deux fois plus vite que la voiture, le corps qui suit naturellement ses impulsions.

L’état d’émerveillement. 

Quelque part je voudrais que cette sensation n’arrête jamais.

Il serait temps que je vous parle d’eux, non ? De Hope et de Sauvage. Et bien je n’ai pas spécialement envie de m’arrêter sur les personnages. Pas par désintérêt, mon Dieu, non ! Mais surtout parce qu’il est primordial que vous les découvriez à travers les pages de ce premier tome. Tout ce que je peux vous dire, c’est que vous n’avez jamais eu affaire à un héros comme Sauvage. JAMAIS ! Sauvage est un héros inclassable. Un concentré de complexité et d’ascendant psychologique qui vous donnera la tête qui tourne. Tout en lui est perturbant, le moins aspect de sa personnalité s’appuie sur son histoire familiale et sa captivité dans sa secte. Sur ce qu’il a dû vivre, la façon dont il a été conditionné. Hope est cette nana qui a cette force suffisante pour tenir tête à la bête. C’est une héroïne accessible, humaine et naturelle. Les personnages secondaires sont déroutants, hyper intéressants et indispensables au cheminement de l’histoire. Vous allez avoir envie d’analyser chaque interactions entre nos protagonistes, pour ne louper aucun indices quant à l’intrigue. Les personnages sont insondables, difficile à cerner. Vous aurez l’impression d’avoir saisi les motivations de chacun, mais… il n’en est rien. Jana est vicieuse et sème le trouble à chaque page.

C’est l’étreinte charnelle qui alimente mes rêves depuis que je l’ai vu à Miami. Ce n’est pas de l’amour. Ce n’est pas de la passion. C’est de la sorcellerie. Sous chacune de mes pulsions pour elle, il y a la permanence d’un danger. Quelle qu’en soit la raison, Hope Brenner touche mes instincts les plus obscurs, les plus primitifs, les plus enfouis. Même si je ne sais pas pourquoi.

Cette lecture est électrisante, la plume de Jana Rouze est riche, elle su conserver cette fluidité tout en nous offrant un contenu complexe et poussé à l’extrême. Elle est allé très loin psychologiquement. Vous allez forcément vous sentir désorientés, pour mieux retrouver votre chemin. Mais si tout ce que vous pensiez n’était qu’une leurre ? Hum, Jana est douée pour brouiller les pistes, pour faire naître des émotions violentes et troublantes. Ce récit a un contexte historique captivant, j’ai été vraiment subjuguée par la façon dont sont traités les sujets. La fiction est excellente, rien n’est laissé au hasard, la romance est une véritable éruption volcanique. Vous n’êtes pas prêts, je ne cesse de le répéter. L’histoire a un côté érotique singulier, grisant et sensuel. JAMAIS. Jamais vous n’avez lu une telle audace ! Jana est diabolique ! Ici on parle de qualité plutôt que de quantité. La plume de l’autrice se veut poétique, elle excite et agace les sens. Elle fait monter la pression jusqu’à l’explosion.

– Pourquoi t’as fait une thèse sur la sexualité ?

– Pourquoi pas ?

– T’es une cochonne en réalité, c’est ça ?

– Ouais, j’aime le sexe, claironne-t-elle alors que ses tétons stimulés par l’eau chaude pointent de façon indécente sous son sous-vêtement mouillé.

Je ris de cette version d’elle.

J’aime cette féminité forte, libre et sensuelle qu’elle dégage…

Les sentiments sont à vif. Nos héros s’affrontent dans une danse hypnotique. On peine à garder le contrôle sur nos émotions. La romance s’intègre à cette intrigue à suspense. Il ne s’agit évidemment pas d’une histoire d’amour lambda, rien n’est conventionnel. On s’adapte à l’intégration des sectateurs, à leur coutume et leur manière de vivre. Avec cette romance, Jana Rouze met en avant la condition des femmes, le fait que les enfants n’aient pas d’acte de naissance. Qu’aux yeux du monde, ils n’existent pas ! J’ai frissonné du début à la fin, les pages recèlent une richesse insoupçonnée. Les descriptions sont à couper le souffle, de Miami à Vancouver en passant par  Abu Dhabi, vous allez voyager avec nos héros. Vibrer sur les circuits de F1. Découvrir l’envers du décor !

Cette voiture, c’est ton ADN. Agressive. Dangereuse. Narcissique. Tout toi. Rien qu’en la regardant, on a envie de la toucher, alors qu’il ne vaudrait mieux pas.

J’ai trouvé ce premier opus enivrant, j’aime être stimulé psychologiquement et apprendre des choses. Ce roman est concentré d’action, de suspense, de sensations fortes et tout repose sur des faits réels. L’ensemble forme un tout, on se laisse porter par la plume efficace de l’autrice, par sa capacité à nous émouvoir, à nous transporter dans un univers singulier et percutant.

C’est dingue ce que cet homme me fait ressentir. C’est le diable. Il est démoniaque, trompeur, machiavélique, incorruptible et droit comme un « i ».

En bref, avec Scrap metal, Jana Rouze nous offre une histoire forte, addictive et indéfinissable. Ce premier opus est intense, le récit est percutant et audacieux, les personnages sont singuliers et charismatiques. Les thématiques abordées sont exploitées en profondeur et se fondent dans une intrigue à suspense intelligente au cheminement imprévisible. Il n’y a pas une page de trop dans cet opus. 720 pages d’adrénaline pure ! Un rythme et une écriture implacables. Jana Rouze ne laisse rien au hasard et défend des causes réelles et inédites. Scrap metal va faire couler de l’encre, achetez-le ! Lisez-le ! Parlez-en autour de vous ! Sauvage et Hope n’attendent que vous !

Une nuit, j’ai été enlevé par des hommes armés cagoulés de noir qui entouraient notre lit-voiture Batman superposé. J’étais en haut, ma tête près du symbole jaune de la cahuve-souris, alors que Zolder avait choisi le volant. Je ne l’ai pas entendu crier, ni se débattre. C’était bizarre. Tout était étouffé dans un calme étrange, entouré de chaos, comme on imagine être l’œil d’une grande tornade. Des monstres venaient nous chercher pour nous mettre à mort. J’avais cinq ans.

Mon histoire est née cette nuit-là.

Depuis, mon monde s’est transformé en épopée. Pas d’existence sans preuve. Pas d’affection sans abandon. Pas de lien sans déchirure. En une nuit, j’ai tout perdu : mon pays, ma famille, ma maison, mes jouets. Mon identité. Demandez-moi d’où je viens, je répondrai, d’un endroit différent. Pourquoi ? Pourquoi cela m’arrivait-il à moi ? Qu’ai-je fait de mal pour mériter de tout perdre ? Enfant, je croyais dur comme fer que la vie est un merveilleux champ de bataille où les héros meurent en combattant les méchants pour que les gentils vivent. C’est vrai. Connaissez-vous un héros dont l’histoire ne commence pas par une vie pourrie ? Moi pas. Batman, Superman, Iceman, Wolverine, Rogue, Captain America, pour ne citer qu’eux. Ils ont tous perdu leurs parents à la base. Du coup, ça ne me gênait pas d’avoir perdu les miens. Ça me rendait plus balèze, héroïque.

Il me faut juste en comprendre la raison. Pourquoi moi ?

« Chaque enfant a besoin d’un héros pour se construire.

Chaque adulte a besoin d’un héros pour se réparer. »

Avec mon frère Zolder, on en partageait un.

Le même qui avait fait inscrire ces deux phrases sur les murs de notre chambre d’enfants et qui n’est pas venu nous sauver. Notre père. C’était normal puisqu’on était jumeaux. Des vrais. Ceux dont la monstruosité est de ne former qu’un seul être, en occupant deux places différentes dans l’espace. Vous croyez que c’est facile, mignon et romantique ? Essayez donc de les séparer comme on l’a fait de nous cette nuit-là, il ne leur reste que du vide. Un putain de vide capable d’anéantir tout ce qu’on peut avoir de bon en soi, pour ne laisser subsister qu’un sentiment de ruines. Aucun cœur pur ne pousse parmi les ruines. Seule la mauvaise herbe y parvient. Enfant ou adulte, les héros nous apportent la force, l’espoir et le rêve de se dépasser. Retrouver Zold est devenu à la fois mon rêve, ma force, et le seul espoir de mon existence, figé dans une brume cotonneuse de vengeance absolue. Punir en représailles. Infliger une peine immorale contre une offense. La vengeance chez moi est à la fois un cri, un droit, et un dessein.

Sans cette obsession de justice, je serais mort.

Je remercie les éditions Hugo & Cie pour cette lecture.

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