Boule à zéro #8 – Le fantôme de la chambre 612 > Ernst & Zidrou

PARU LE 4 MARS 2020 AUX EDITIONS BAMBOO

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Les aventures pleines d’humour et de tendresse d’une petite fille hospitalisée.

Je m’appelle Zita. Mais ici, à l’hôpital, tout le monde m’appelle « Boule à Zéro ». J’ai 13 ans et j’habite au 6e étage, réservé aux enfants. Je suis – comme qui dirait – la mascotte de cet hôpital. Il faut dire que ça fait bientôt 10 ans que j’y vis, me battant toute seule contre un cancer.

Toute seule parce que ma mère est du genre courant d’air et mon père… ben, mon père, il nous a abandonnées alors que j’avais quatre ans, quand il a appris que sa… « petite fille chérie » était atteinte d’une leucémie (il est permis, ici, de huer !).

Et vous savez quoi ? Mon père, que j’ai jamais trop connu, vient de débarquer dans ma vie… Vous allez voir qu’il va falloir que je l’adopte !

❤❤❤❤❤

UNE BANDE DESSINÉE TOUCHANTE ! UN JOLI COUP DE CŒUR !

Le fantôme de la chambre 612 est le huitième opus de la série Boule à zéro. Je n’ai pas lu les tomes précédents et pourtant je n’ai eu aucun mal à comprendre les tenants et les aboutissants de cet épisode. Par contre, j’ai maintenant très envie de lire tous les tomes. Que voulez-vous, je me suis énormément attachée à Zita et ses amis.

Il faut savoir que cette série aborde des thématiques telles que la maladie, la place des proches et le corps médical. J’ai fais la connaissance de Zita, cette battante qui combat sa maladie depuis de nombreuses années. Avec une maman toujours débordée par son travail, et un père démissionnaire depuis une dizaine d’années, on peut dire qu’elle ne peut compter que sur ses amis et le personnel soignant. Une bien triste réalité qui va être chamboulée par le retour du père de Zita. Mais qu’attendait-il après des années ? Que Zita allait lui sauter au cou ? Hum… non, Zita entend bien lui faire comprendre la souffrance qu’elle a ressenti année après année.

Cette bande dessinée est une lecture aussi touchante que préventive. Dans ce tome, on aborde la relation entre le malade et ses proches. C’est une réalité, on ne sait jamais comment réagir face à la maladie, et on oublie trop facilement la place du malade dans l’équation. La mise en scène avec l’absence et le retour du père de Zita est criant de vérité, j’ai trouvé le récit très vrai avec beaucoup de réalisme. On comprend la peur du père de Zita mais aussi la colère de notre petite héroïne qui ne demandait qu’à avoir son père près d’elle pour surmonter sa terrible maladie.

Cette BD est pleine d’humour et de bons sentiments. J’ai beaucoup aimé l’approche des auteurs vis à vis des thèmes. Les illustrations nous plongent dans le quotidien de Zita, avec ses joies et ses peines. Ses rêves et ses désillusions. C’est tantôt drôle, tantôt poignant. Cela fait inévitablement réfléchir le lecteur. Moi la première.

Dans ce tome, on perçoit les sentiments de chacun, on avance avec eux et je vous avoue que j’ai été très émue par les messages transmis. Je trouve cela tellement important d’aborder des thématiques si fortes dans des ouvrages adaptés à tous les lecteurs, car chaque personne y trouvera son compte. L’accent mis sur l’importance de la communication est assez subtil, j’ai trouvé cela bien amené à travers les échanges entre nos personnages. Les réactions de chacun sont bien marquées pour que l’on comprenne bien les différents points de vue.

J’ai aimé l’aspect pédagogique de cette lecture. Les auteurs sensibilisent les lecteurs à travers une succession de scènes de la vie quotidienne de Zita. Et cela fonctionne à merveille.

En bref, cette série met en scène une petite fille atteinte d’une leucémie, avec beaucoup d’humour et de réalisme. Dans cet opus, on aborde la relation avec les proches. Comment réagit-on face à la maladie ? Agissons-nous toujours comme il faut ? Ce tome m’a énormément plu, j’ai aimé le ton du récit, les illustrations qui nous plongent dans une ambiance particulièrement chargée en émotions. L’ensemble se veut léger mais aussi porteur de messages d’une importance capitale. Une lecture qui émeut et divertit avec brio.

GALERIE PHOTO

Je remercie la maison d’édition pour cette lecture.

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