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Prix du roman Gay 2019

Le prix du roman Gay 2019 a été décerné le 09/11 à Paris.

 

Le PRIX DU ROMAN GAY a été créé en 2013 à l’initiative des Éditions Du Frigo.

Il s’agit de récompenser des romans (déjà édités et diffusés) de langue française originale et appartenant à une littérature d’inspiration homosexuelle masculine.

Les livres ayant remportés les éditions précédentes

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Jean-Pierre, dit JP, vit à La Courneuve, cité des 4000, entre cinq frères braillards, un père violent et une mère exténuée. Pour tromper son ennui, il martyrise qui lui passe sous la main, surtout Barthélémy, alias Mimi. Premier de classe, Mimi est très blond, habite un pavillon entouré d un jardin et voyage aux quatre coins du monde avec ses parents. C est plus qu il n en faut pour avoir envie de lui foutre des claques, quand on passe d échecs scolaires en colos de vacances du Secours Populaire.
Des années plus tard, JP quitte La Courneuve pour la banlieue de Lyon. Le voilà qui étale de la sauce tomate sur de la pâte. Pizzaïolo : un boulot qui fait gerber mais c est tout ce qu il a trouvé. Comme il se gave de films pornos, les filles qui l entourent lui semblent moins sexy que les actrices épilées. Pourtant il est sûr qu elles le veulent toutes. Et beaucoup d hommes aussi d ailleurs, ces pédés ! Sa vie l emmerde, il se sent à la fois méprisé et menacé, et dans son esprit embrouillé mijote une violence qui ne demande qu à déborder. Jusqu à ce que le hasard lui fasse recroiser la route de Mimi. Cet enfoiré de Mimi qui s est lancé avec succès en politique, qui a une femme superbe et une bagnole de fonction avec chauffeur ! C en est trop pour JP. Ça le rend dingue. A partir de cet instant, Mimi devient son obsession. Et cette obsession, il devra s’en débarrasser coûte que coûte.

Ce dimanche soir, tes jours d’homme m’ont filé entre les doigts. Au presque-commencement de ma vie, je t’ai perdu, toi avec qui je voulais la finir. La voix blanche et la colère noire, j’ai eu beau t’appeler, tu étais déjà parti, loin. Ta vie, minuscule tourbillon de quelques lunes et soleils, cessait là de tournoyer, sur le rivage carrelé blanc et glacé d’un hôpital. Je fais le rêve que l’on nous redonne une poignée d’heures, ravies entre le tomber d’un jour et le lever d’un autre. Ce ne sera qu’un tout petit montent, le temps de refermer les portes de notre vie ensemble. Rien qu’une escale pour rattraper ce temps arraché, et te dire l’après-toi, le sans-toi, la béance à chaque seconde de mes jours depuis ta vie suspendue… Poussière d’homme est une parole d’amour, d’homme à homme, dans un océan de perte et de chagrin. Ce récit est le rêve fou de ces adieux, la mise en mots de l’insoutenable absence, comme un supplément d’amour lorsqu’on craint que la douleur nous précipite dans la folie.

Quand, au début des années 1980, un mal étrange et encore innommé décima nombre d’homosexuels, Olivier Charneux vit mourir beaucoup de ses proches.

Bien qu’épargné par ce fléau, il chercha dans ce face-à-face avec la mort précoce des raisons de comprendre et d’espérer.

Jeune écrivain, il se tourna vers des « Phares » qui balisèrent alors son chemin de survie. Ces « Phares », pour lui, se nommèrent Racine, Pina Bausch, Marguerite Duras, Barbara, Violette Leduc, Jim Jarmusch, Christian Boltanski, Gus Van Sant, Nan Goldin, Coppola, Bram Van Velde, Hervé Guibert et quelques autres…

Avec eux, grâce à eux, il a surmonté le chaos.

Ces artistes lui ont surtout appris à aimer par temps de détresse.

Voici le livre qui détaille avec minutie cette aventure aussi douloureuse que lumineuse.

Keiko et Moeko, deux rescapées d’Hiroshima en 1945, poursuivent le même rêve : avoir un enfant. Elles mettent au monde deux beaux garçons, Kenji et Yukio, avant de succomber à leur accouchement De leur mort naît ainsi la vie. Kenji et Yukio vont grandir ensemble, symbolisant un Japon à la fois marginal et anticonformiste. Parce quindésirables dans une société étouffante, parce que partisans dun changement de mentalités, ces amants maudits représentent le mal de vivre dans ce quil y a de plus fataliste. Des fissures se forment, des destins sentrechoquent… Dans ce Japon au visage peu connu, Les Saisons de laprès abonde en symboles qui épurent la violence avec une douce sagesse mélancolique. La tragédie de ces deux personnages nen finira pas de marquer les esprits, non pas à travers une écriture austère qui assure la distance fictive ; mais dans ce rapprochement dune époque qui coïncide avec la nôtre, où la poésie cohabite avec le baroque et la véhémence de sentiments inexprimables.

Mis à la retraite sur requête du Bureau ovale, le général de division Geoff Tyler se voit proposer par l’ancien secrétaire général des Nations Unies de prendre la tête d’une armée privée financée par des célébrités de toutes obédiences. Son objectif : renverser le dictateur d’un État africain. Son effectif : 10 000 soldats dont il faut parfaire la formation. Jusqu’ici tout va bien. Il y a toutefois un détail. Cette armée est presque exclusivement constituée de LGBT. Lesbian, Gay, Bi, Trans…

Quand l’Allemand Klaus Hirschkuh débarque à la gare de Leipzig, ce jour de novembre 1945, c’est une ville détruite qu’il redécouvre pas à pas. Le jeune homme qui marche dans ces décombres est lui-même en morceaux. Il vient de passer quatre ans à Buchenwald. Parce qu’il est homosexuel. A bout de forces, il est une ombre, un fantôme. Scandaleusement vivant pourtant. Et il n’a pas fini d’expier. Un garçon ordinaire, une différence ordinaire, une simple vie, un trajet : Klaus s’exile en France et y traverse une moitié de siècle – le travail, l’amitié, l’amour, l’espoir et les déceptions, les chagrins et la joie – pour s’entendre chasser, à l’aube des années 1990, d’une cérémonie du souvenir dans la province française aux cris de « les pédés aux fours ! ». Survivre : un miracle et une responsabilité dont la réalisation n’a pas à être spectaculaire mais qui relève d’un combat intime, tenace, insurmontable parfois, solitaire souvent, et toujours sans répit. Le roman de Daniel Arsand invente la langue digne de ce combat à poursuivre, mélange rigoureux et explosif de sécheresse, de rage et de lumière. Je suis en vie et tu ne m’entends pas est un texte crucial, qu’on voudrait confier personnellement à chacun de ses lecteurs, comme un viatique, un talisman, à la fois miracle et responsabilité.

L’histoire se passe de nos jours à Paris, dans un quartier cossu de la capitale. Julius dépérit d’ennui en ressassant ses souvenirs tandis que sa maladie s’aggrave de jour en jour. Trop misogyne pour supporter sa concierge Alicia, le vieil original se décide à faire paraître une petite annonce pour dénicher un homme de ménage qui pourra remplir certaines tâches et lui tenir compagnie deux après-midis par semaine. L’élu sera Raphaël, un étudiant pétillant et rieur, à la recherche d’un job pour l’été. Si tout oppose les deux hommes, si chacun des deux veut cacher à l’autre un terrible secret, ils parviennent néanmoins à s’apprivoiser, à sourire, à dialoguer pour entrevoir peu à peu l’essentiel qui les réunit. Mais cet essentiel a un prix à payer et, quand arrive septembre, tout s’accélère dangereusement…

Dans l’espace clos surchauffé de la maison de retraite de Jaubert, la décrépitude claque sa froide sentence sans appel. L’attente y est souveraine, le refoulement du désir obsédant, la solitude aliénante. Infamie de la vieillesse. Pour tromper l’oubli et combattre la menace du silence, le narrateur se fait l’écho d’une voix qui le tance sévèrement ou avec indulgence. « Mes mots, ils battent comme des bêtes contre l’enclos mort de mes oreilles et ils remontent jusqu’à mon front. Ils s’y entassent. Ils tapent. Ils gigotent. Un jour, je me dis que mon front, il va se lézarder sous la poussée de tous ces mots. J’aurai une corne, là, entre les deux yeux. Dis, Docteur Rock Marlon, est-ce que ça pleure, les licornes? »

Henri, adolescent, songe à longueur de temps à un étrange concept : « On devient adulte lorsqu’on commence à boire du café ». Critique de l’opposition entre le monde des enfants et celui des adultes symbolisée par le contraste doux-amer, Henri sera pris dans son tumulte jusqu’à l’explosion finale de l’histoire. Dans ce roman aux contours trash et au style parfois très cru, Marc Kiska nous livre des jeunes gens tourmentés, emportés par l’ouragan de la liberté, de la violence et de la sexualité. Il nous emmène sur les traces d’une jeunesse en perpétuel questionnement : sur les Vestiges d’Alice. Comme elle, seront-ils sauter dans le terrier et rejoindre le pays des merveilles à l’encontre des adultes ayant oubliés de rêver ?

Avec ce deuxième roman, Michel Lecorre a écrit une uvre magnifique qui ne se calque sur aucune autre, ne rentre pas dans un genre particulier, se situe sur son propre terrain d influence : l aventure, la découverte de l autre, la présence de l intime. L auteur nous livre une histoire à la fois extraordinaire, par les mouvements de rencontre entre les personnages, puis par la fascination du jeune Ben pour une nature grandiose qui se prêtera à sa découverte de la chasse et plus particulièrement du piégeage. Roman métaphysique qui retranscrit, au sein des grands espaces sauvages, toute la vie intérieure du héros aux prises en parallèle avec sa passion pour la boxe thaï et ses questionnements autour de sa virilité. Les scènes de désir sont magnifiques. Jamais cela n’a été exprimé avec à la fois autant de tendresse et de violence en littérature. Sur les pas de James Baldwin, l’auteur explose le vieil idéal américain paralysant, celui d’un modèle simpliste d’une masculinité symbolisée par le cowboy et l’indien, le bon et le méchant, le Blanc et le Noir, le viril et le pédé. Benoît, jeune Franco-Américain, se voit donc confronté au monde, à travers la nature et son initiation au piégeage avec des compagnons qui revêtent tous leur importance. Autre sujet qui va de pair avec les lieux, celui de la quête d amour du père lui-même en proie à un secret lié au drame de la perte d un premier fils. Une nouvelle séquence rapprochera Benoît de son père : la mort de ce dernier, en tant que policier, tout près de son fils lors d une fusillade comme seuls en connaissent les États-Unis. uvre magistrale qui décrit une Amérique aux prises avec ses démons. Benoît se rendra aussi au Québec et reviendra un moment en France pour chasser, aimer, découvrir en lui ce qu il a de plus fort. On pourrait parler ici d une uvre complexe au sens philosophique puisqu elle met en jeu des faits, des sentiments, des émotions qui tout en étant opposés se complètent pour créer du sens en nous. Un roman d intensité, de profondeur et de sublimation…

Gabriel est un tamponné de la vie incapable de dire non… Son besoin d’amour est insatiable ! Une prophétie délirante va faire de lui… Le Nouveau Messie.
Ce handicap va le confronter à des situations incongrues pouvant déraper jusqu’aux plus extrêmes compromissions. Là où les frontières de la morale s’estompent jusqu’à la fange.
Jusqu’où va-t-il accepter de s’écraser ? Va-t-il pouvoir conjurer cette prophétie dont il est victime ?

« 2043, la Sixième République, d esprit national-socialiste, a pris le pouvoir en France. La nouvelle société bien-pensante a eu raison du naturel […] de tous ceux à qui on ne laisse pas le choix des deux. » Lorsque le héros de ce roman décide de se vautrer dans une passion débridée mais jugée socialement déviante, il ne se doute pas combien sa vie si bien réglée va se heurter à la société liberticide. L’auteur nous propose un texte d anticipation politique, un futur possible parmi d autres, l esquisse d un État despotique où le marquage social est omniprésent ; si bien que l ensemble des aspects de la vie ordinaire fait l objet d un redressement des conduites individuelles à l intérieur des interactions sociales. Autrement dit, une République barbare qui régule la pensée collective d une main de fer. En définitive, Marcel Lourel nous renvoie à un pamphlet contemporain qui tord le cou aux valeurs du vivre ensemble. Les mêmes que nous croyons acquises, voire indéfectibles. À tort. Ce texte est ciselé, aux mots crus, c’est un psaume à l amour et à la tolérance, mais aussi une écriture dérangeante sur notre monde moderne. Marcel Lourel vit dans le Nord, Il est enseignant à l’université de Valenciennes et élu local. Liberté… Liberté chérie est son second roman.

Paul, 14 ans, arrive dans la maison de campagne familiale pour y passer les vacances d’été. Il y rencontre le meilleur ami de sa tante, Hervé, 45 ans, dont il tombe aussitôt amoureux. Dans l’oisiveté et la solitude de cette parenthèse estivale, il finit par télécharger une application de rencontres sur son téléphone.

Dans l’Italie fasciste des années 30, la quête identitaire de deux jumeaux permet à Philippe Collas (lauréat de la Villa Medicis Hors les murs) de soulever un pan oublié de l’histoire : le roman vrai de la première communauté gay, fondée par Mussolini lui-même.

Quand la quête identitaire de deux jumeaux permet de soulever un pan oublié de l’histoire…Dans l’Italie fasciste des années 30, il ne pouvait y avoir que des vrais hommes. C’est du moins ce qu’avait décidé Mussolini en ordonnant le regroupement des homosexuels sur une Ile. Sans le vouloir, le Duce venait de créer la première communauté gay au monde… basé sur des faits réels, un superbe roman signé Collas et Villedary.

C’est l’album d’une famille, issue d’un milieu populaire, avec ses codes, ses tabous, ses complexes, son ignorance, ses contentieux, dans les années 70 et 80. Le narrateur y raconte son enfance solitaire au milieu des turbulences. Pour son entourage, il a des goûts bizarres, des attitudes gênantes, des manières qui provoquent la colère de son père et la désolation de sa mère. Il dessine des robes et coiffe les poupées de sa sœur. Il fait son possible pour ne pas ajouter au malaise. Pour s’échapper, il colle son oreille à son mange-disque. Regarde les émissions de variétés scintillantes… Et admire une célèbre chanteuse  dont il aime les robes à paillettes, les refrains joyeux. Il voudrait être elle. Il voudrait être ailleurs. Un premier roman tout en sensibilité sur fond de nostalgie douce amère et d’humour salutaire.

Jean et Simon sauront-ils retrouver Roger ? Ce dernier a fui une mère colérique pour courir après un rêve, devenir une star du football. Quitter Douala, passer par le Nigeria pour finir en Europe : cela s’appelle faire le « boza « . Les péripéties de Jean et Simon aux trousses de Roger ont tout du voyage initiatique : ils découvrent le Nord du Cameroun, une région à la nature somptueuse, quoique sinistrée par Boko Haram et la pauvreté, goûtent aux fêtes. Mais le petit Jean se confronte aussi à l’éloignement d’avec la mère et à l’apprentissage d’une identité sexuelle différente. Max Lobe, avec sa gouaille et son humour, excelle à donner la parole à ses personnages, à restituer les atmosphères qui règnent dans la rue, les trains, les commissariats, les marchés ou les bars mal famés.

Deux voix parallèles, une mère et son fils, racontent tour à tour ce que furent leurs dernières années communes, intenses et chaotiques. Deux parcours croisés, deux regards posés sur le temps qui passe, deux vies qui se croisent. L’une qui commence, l’autre qui s’éteint. Nos années parallèles est un hymne à l’amour, à l’espoir, au courage à travers l’hommage vibrant d’un fils à sa mère disparue.

Bastien, jeune orphelin devenu avocat promis à un bel avenir, cache sous son masque lisse de garçon trop sage une nature passionnée, un cœur à vif, une sensualité éperdue. Entre rires et larmes, joies et drames, Bastien nous raconte sa vie, ses doutes, et sa quête absolue de l’amour. Marqué du regret des mains fortes d’un père trop tôt disparu, Bastien cherche sa voie. Il rencontre l’amour pur et fou du jeune Théo, son ami de toujours, sa moitié d’orange, avec qui il connaîtra les premiers émois. Il connaîtra l’amour tendre de Jacques, son mentor et compagnon, auprès de qui il se construira avant que le destin ne les sépare. Il passera par l’amour sauvage de Bruno, le rude marin aux yeux verts, à qui il abandonnera bien plus que son corps. Bastien devra parfois se perdre pour mieux se retrouver, et devenir un homme. Entre ombre et lumière, un parcours initiatique sensuel et émouvant, qui ne vous laissera pas indifférent.

L’enfer, c’est les autres. Julien est hétéro, maniaque, perfectionniste, ponctuel et rigide. Damien est gay, bordélique, distrait, retardataire et dilettante. Le premier est directeur marketing dans une agence de pub. Le second est au chômage. Tout les oppose, sauf un point commun : une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Dès leur rencontre, tout part en vrille. Entre quiproquos, maladresses, situations abracadabrantes et trois chèvres albinos disparues dans les Alpes, leur vie va prendre une tournure vraiment inattendue.

Un tour du monde pour le Refuge vous emmène dans des pays aussi variés que, par ordre alphabétique : Allemagne, Chine, Finlande (photo de couverture), Grande-Bretagne, Grèce, Islande, Italie, Japon, Pologne, Québec, Russie et Rwanda.
La thématique donnée aux auteurs était :
Faites vivre un pays au travers d’une histoire qui traite d’homosexualité.

Les gagnants de l’éditions 2019

En suivant ce lien vous les verrez tous : CLIC ICI

Le seul que j’ai lu est ZAM de Zam Martino Ebale paru aux éditions M.E.O.

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Alouqua

Depuis toujours j'adore lire, déjà enfant il m'était impossible de me passer d'un livre. Quand à partager mes avis, eh bien je l'ai toujours fait, c'est donc devenu pour moi une évidence d'ouvrir un blog.
J'ai l'avantage de lire un peu de tout, je n'ai jamais aimé me restreindre, en quoi que ce soit.

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