Les Runes de Sang #1 – La sorcière d’Islande » Penny Watson-Webb

Editeur : VFB Editions

Livre : ICI

Sous le règne d’Erik à la hache sanglante, roi de Norvège, certains clans vikings se soulèvent pour porter le prince Haakon sur le trône, et destituer le roi fratricide et sa lignée. Les jarls de Bergen organisent la fuite du prince en Islande afin de le protéger des assassins du roi et de trouver des renforts dans les colonies rebelles. À la tête de ces guerriers se trouve Raidho Gunnarsson, qui sait que leur voyage sera périlleux et leur survie incertaine. Mais les dieux mettent une sorcière sur son chemin pour les guider dans leur quête de liberté. Enfant trouvée de la mer et vivant parmi les farouches habitants de la baie des brumes, la sorcière de Reykjavik attend ces visiteurs, le coeur rempli de doute et d’inquiétude. Odin, roi des dieux, lui a parlé à travers les runes et elle doit suivre le chemin tracé malgré ses réticences et la crainte que lui inspirent ces exilés. Aegira est jeune, mais ses pouvoirs sont grands, elle porte la magie d’Asgard et les traditions de son clan. Raidho comprend vite que sans cette femme énigmatique, il ne pourra pas achever sa destinée.

 

⭐⭐⭐⭐⭐

Penny Watson-Webb est une auteur dont j’aime beaucoup le style, peu importe le genre littéraire, je trouve qu’elle réussi chaque fois à embarquer le lecteur dans le monde qu’elle a créé de manière subtile et naturelle. Ce n’est peut-être que moi, mais j’ai chaque fois cette impression de ne pas lire un roman, mais de le vivre littéralement, de faire moi-même partie des personnages dont je découvre l’histoire. Ici nous sommes en compagnie de Vikings et, si vous nous suivez depuis un moment, vous savez déjà que les Vikings et moi c’est une longue histoire 😉

L’effet de la plume de l’auteure a encore fonctionner à merveille sur moi, je ne lisais pas, je vivais cette aventure. Avec ce que j’ai déjà pu lire de cet univers particulier des Vikings, je connais un peu leurs coutumes, et c’est un véritable régal de voir que l’auteure ne fait pas dans l’imaginaire, on sent le boulot derrière le roman, ce qui donne un effet dès plus réaliste au récit.

Raidho m’a fait fondre, sur tout les points il est cet homme que l’on adorerait rencontrer dans la vraie vie, c’est un homme déterminé et croyez-moi que s’il a une mission, il ira jusqu’au bout que celle-ci aboutisse. Mais il y a une aura ystérieuse autour de lui, et j’ai pris énormément de plaisir à décoder cette aura, à creuser un peu et en apprendre plus sur lui, le comprendre, voir par-delà les apparences… un pur bonheur !

Aegira, cette femme est juste incroyable ! Elle a su me toucher sur biens des points. Aegira est une sorcière qui possède de très grands pouvoirs. Mais au-delà de la sorcière, c’est une femme très touchante qui m’a émue à plus d’une reprise. Avec Raidho ils vont former un duo magique, émouvant, qui réussi à nous couper le souffle et surtout qui pousse souvent à l’admiration.

Nous rencontrons pas mal d’autres personnages durant cette aventure, mais je vous assure qu’il est impossible de s’y perdre, chacun ayant son rôle à jouer, on s’y retrouve très vite et sans hésitation sur qui est qui.

Cette fois encore ce fut un moment de bonheur grace à cette auteure à la plume extraordinaire que je prend chaque énormément de plaisir à retrouver.

— J’en appelle aux matrones qui guident les pas des vivants. Passé, présent et futur. J’en appelle aux Nornes qui décident de nos destins sous le commandement des dieux : Urd, Verdandi, Skuld, quelle est votre volonté ?

Puis la voix d’Aegira s’accorda à celle d’Ansfrida ; le rythme des incantations s’accéléra, devenant rapide, frappé et cadencé. Aegira se pencha au-dessus du foyer et respira les fumées âcres qui s’en élevaient tout en continuant à appeler les dieux à elle. Soudain, son corps s’immobilisa. Elle semblait comme en déséquilibre, prête à choir. Et pourtant, elle était là debout devant eux, comme figée entre deux mondes. Sa voix caverneuse s’éleva dans le silence.

— Naudiz, Raidho, Berkano.

Elle s’accroupit devant les Norvégiens et traça un sigil de protection devant eux.

— Il semblerait que les dieux vous accordent leur protection, dit Þorsteinn.


Merci à Vincent et aux éditions VFB pour leur confiance.

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