Premières lignes #78

 

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches, je vais vous citez les premières lignes d’un ouvrage. J’aime beaucoup le principe de donner les premières lignes d’un roman pour se donner une idée du roman qu’on va lire. Rdv dont j’ai pris connaissance sur le blog La couleur des mots.

Aujourd’hui découvrez les premières lignes des romans suivant :

*[MISS YOU] de CLAIRE DELILLE à paraître aux éditions MXM BOOKMARK COLLECTION INFINITY.

*[LES GALERIES HURLANTES] de JEAN-MARC DHAINAUT à paraître aux éditions TAURNADA.

 

Quand deux histoires d’amour s’entrecroisent…
Drey n’a jamais manqué d’amour, entourée par sa mère, Juliane, sa grand-mère et son arrière-grand-mère. Et tant pis si elle ne sait pas qui est son père !
Sauvage et imprévisible, pas question pour elle de se laisser marcher sur les pieds même si elle n’a que vingt ans.
Ses problèmes avec un malfrat local l’incitent à accepter l’étrange proposition de Clarence, cet inconnu qui débarque chez elle un soir d’août pour lui parler de son père et lui demander de le suivre à Capestella.
Au fil des semaines sous l’écrasant soleil de Corse, Clarence et Drey vont se rapprocher et la jeune femme découvrira enfin la vérité sur ses origines.
Mais les leçons du passé leur permettront-elles de ne pas commettre les mêmes erreurs ?

Premières Lignes

Prologue

21 juillet 2018

La route est pourrie, les trombes d’eau qui s’abattent sur ma voiture résonnent dans l’habitacle et ajoutent à mon mal de tête, à mon malaise. Mon monde vient de s’écrouler et je ne sais pas encore si je vais m’en remettre, ou même me relever, tout simplement. Vingt ans de foutu en l’air ! Vingt et une années de mensonges et d’illusions, de souvenirs et de fantasmes, d’attentes et d’espérances…

Karine, dix ans, joue avec un ami imaginaire. Tout ce qu’elle sait, c’est son âge et qu’il n’aime pas Alan Lambin, le spécialiste en paranormal que son père, désemparé et dépassé par une succession de phénomènes étranges, a appelé à l’aide.Et si l’origine de tout cela se trouvait dans les anciennes galeries minières existant toujours sous ce village du Nord ? Le seul moyen d’accéder à ce dédale oublié de tous serait les sous-sols d’un hôpital abandonné et hanté par le souvenir de tous ceux qui y laissèrent leur vie, un matin d’hiver, treize ans plus tôt.

Premières Lignes

Lundi 13 juillet 1987.

Dehors, les landes sauvages et grandioses de la Bretagne s’étaient couvertes de rosée, de cette rosée parfumée de sel, d’Histoire et de légendes.
Sur les récifs, les cormorans se régalaient, alors qu’au large, des marins sur leurs chalutiers priaient pour que la pêche soit fructueuse, pendant que le son de la bombarde et de la cornemuse résonnait dans certaines maisons.
C’était l’été, la grande saison des concours de bagadoù que chacun espérait remporter, car le festival de Lorient ferait bientôt chanter toute la Bretagne.
Dans les bois et les forêts, flottaient des mélodies celtes et ancestrales, que seuls pouvaient entendre les amoureux du pays. Les korrigans, les mystères et autres créatures oubliées de la mémoire des hommes s’étaient cachés depuis l’aube. À quoi bon se montrer, puisque plus personne ne voulait y croire.
Ce matin-là, une brume légère planait encore au-dessus du lac du château de Comper, et la dame blanche de Trécesson s’en était allée jusqu’à la nuit prochaine.
À près de cent kilomètres de là, une camionnette de la poste venait de quitter ce petit hameau si cher au cœur d’Alan Lambin, spécialiste en phénomènes de hantises depuis déjà plus de vingt ans. La lettre qu’elle venait de déposer dans sa boîte ne contenait que quelques lignes : un appel à l’aide bien différent de ce que chacun pourrait imaginer.

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