Des auteurs auto-édités se mobilisent contre le harcèlement de rue – Nouvelle #8/17

Editeur : Autoédition

Livre : ICI

Dans ce recueil, vous trouverez 17 nouvelles ayant pour thème commun le harcèlement de rue. Parce que nous l’avons déjà vécu et qu’il est toujours mieux d’en parler, de montrer à quel point ça peut arriver à n’importe qui, et ce, peu importe la manière dont on est habillé, peu importe la saison, l’heure, ou encore ce que nous sommes en train de faire. Comme une boite de chocolats, découvrez des histoires diverses dans la forme et dans le fond. Certaines vous révolteront quand d’autres parviendront à vous faire sourire et à vous redonner de l’espoir.

 

Nouvelle #8 » En colère de S.N. Lemoing

Avant de débuter la lecture de ce recueil, Sandra était la seule auteure que j’avais déjà lue auparavant. Pour les autres auteurs, j’en connaissais certains de noms, mais cela s’arrêtait là, ayant chaque fois aimé mes lectures de Sandra, je savais qu’au moins une des nouvelles de ce recueil me plairait forcément. Cette semaine, c’est au tour de la nouvelle de Sandra d’être mise en avant.

Quelle serait votre réaction si, alors que vous vous rendez à un entretien d’embauche, vous vous faisiez aborder par un malotru qui ne veut clairement qu’une seule chose, et je ne parle pas ici de simplement discuter avec vous. Sachant que si vous vous rendez à un tel entretien, vous devez déjà être un peu plus nerveuse que d’habitude, que vous avez fait encore plus attention à votre tenue, et que l’heure de votre rendez-vous est toute proche. N’oublions pas que pour couronner le tout, vous avez déjà eu affaire à deux individus du genre.

N’y a-t-il pas une bonne raison d’être en colère ? Mais que faire ? Ne rien faire ne revient-il pas à cautionner ce genre de comportement ? Mais si vous répliquez, quelles seront les conséquences ?

Comme précédemment, Sandra est fidèle a elle-même, j’ai bien retrouvé son style qui me convainc de continuer à la lire lors de prochaines parutions. Elle nous parle ici de harcèlement, un sujet d’actualité, je n’ai pas ressenti de colère dans sa manière d’écrire, mais bien uniquement dans la manière dont se comporte son personnage principal.


S.N. Lemoing

S. N. Lemoing est née en 1987 en région parisienne.
Elle a suivi des études dans l’audiovisuel à l’Université Paris VIII où elle a pu suivre des cours sur l’Image de la femme dans les médias et le Female Gaze.
Elle a ensuite travaillé en tant qu’assistante de production. A côté, elle a pu co-écrire, co-réaliser et co-produire des épisodes pour trois web-séries ainsi que des courts-métrages.

L’envie d’écrire sans contrainte l’a conduite à devenir autrice indépendante.
Son 1er roman est le tome d’une saga de fantasy médiévale « Powerful », bien accueilli par plus de 100 blogueurs littéraires (disponible en anglais également).

Son 2ème roman, la chick-lit « Mes 7 ex : Juliette », est édité chez Litl’Book éditions.

Son 3ème roman, la bit-lit « Shewolf » a déjà été lue par +2000 lecteurs.rices et il est resté dans le top 15 surnaturel d’Amazon durant 6 mois.

Des nouvelles et la série « Les Calices du Temps » se sont ajoutés à la collection.

Prochaine sortie prévue : le Tome 2 de « Shewolf » !

Des personnages complexes et diversifiés, plusieurs intrigues qui s’entremêlent et des scènes d’actions.

S.N. Lemoing en 5 questions

Tout d’abord, je tiens à te remercier d’avoir accepté de répondre à mes questions.

Le principe est simple, pour chacun des auteurs de ce recueil, je vais poser cinq questions, chaque fois les mêmes. Pas besoin de faire un roman pour les réponses, quelques mots suffisent souvent à dire beaucoup de choses.

– Pourquoi avoir décidé de participer à ce recueil contre le harcèlement de rue ?

Tout a démarré lorsque j’ai fait la connaissance de Charlotte Blanchard, elle m’a parlé de cette idée de recueil et j’avais déjà pensé à quelque chose du genre, alors c’était l’occasion de se lancer dans le projet ! Pour toute cause, il est important de parler, d’informer, de se faire entendre, et par le biais de plusieurs histoires racontées par des auteurs.rices différents.es, on pouvait montrer toutes les nuances (du moins, une bonne partie, car il y en a encore plein d’autres, malheureusement) du harcèlement avec en priorité le harcèlement de rue qui reste encore flou pour beaucoup de personnes, il revêt tellement de facettes.

– Qu’espères-tu comme réaction de la part des lecteurs face à ce recueil ?

Un peu de tout : que des victimes (dont je fais partie) ne se sentent plus seules ni ignorées comme ça a été le cas pendant trop longtemps. Qu’on puisse mettre des mots sur ce qu’on a vécu, que les harceleurs ou témoins se rendent compte de quand il faut arrêter ou agir dans le bon sens. Peut-être qu’ils ne changeront pas à 100%, mais si, déjà, dans certains cas, ils pouvaient se dire « Ah oui, ça, ça craint, je n’aimerais pas qu’on me le fasse » ou « Je risque d’être poursuivi pour harcèlement », ce serait déjà une grande avancée.

– Crois-tu que ce recueil aura un impact sur la manière d’agir des gens ?

Je pense que c’est possible, grâce aux mouvements comme « Balance ton porc » et « Me too », il y a eu beaucoup de personnes qui ont ouvert les yeux sur tout ça, des femmes qui finalement ont réalisé qu’elles avaient été victimes, par exemple, ou encore des hommes qui se sont rendu compte qu’ils avaient eu des comportements lourds, irrespectueux, et qui ont envie de changer. Plus on en parle et plus il y a de chances que les choses évoluent.

– Quelle serait, selon toi, la solution pour venir à bout du harcèlement, et ce, peu importe la forme qu’il prend ?

Continuer à en parler et mettre des lois en place. Des cours réguliers à l’école, ce serait parfait aussi ! Lorsqu’on est victime, peu importe le type de harcèlement (scolaire, racisme, homophobie, grossophobie, etc), si les victimes se taisent, ce sont les bourreaux qui gagnent. Les victimes sont invisibilisées, on a l’impression qu’elles n’existent pas, qu’il n’y en a pas, que le peu qui ose parler exagère, et les harceleurs peuvent continuer en toute impunité ou sans se rendre compte qu’ils sont harceleurs puisque leur comportement n’est jamais pointé du doigt. Grâce aux témoignages, on peut caractériser ce qui est un comportement inapproprié, ce qui fait souffrir les victimes, que certaines personnes y prennent part sans intervenir. On se rend compte aussi des « codes » du harcèlement. Souvent, les harceleurs vont utiliser les mêmes mots, les mêmes gestes. Ça aussi, ça aide à mieux identifier si on est bien victime de harcèlement.

– Que ce soit à la victime ou au harceleur, quel message voudrais-tu leur faire passer ?

Pour les victimes, souvent, le premier réflexe est de culpabiliser, de penser qu’on n’a pas le droit de se plaindre voire qu’on l’a cherché, alors mon conseil, ce serait qu’en aucun cas, il ne faut penser ça. Si c’était une autre personne, normalement, on lui dirait la même chose : que ce n’est pas sa faute, qu’il faut porter plainte et confronter son harceleur.

Pour les harceleurs, c’est différent, ça dépend de la « raison » pour laquelle ils le font. Si c’est pour se sentir plus fort, se rassurer, se venger ou tout simplement pour faire comme les autres. Je dirais qu’il faut tout simplement se dire qu’on n’aimerait pas être dans cette situation, on n’aimerait pas qu’on nous le fasse, donc il faut arrêter de rabaisser les autres. Souvent, justement, les personnes que vous rabaissez sont celles qui seraient les plus sympas avec vous, qui pourraient être à votre écoute sincèrement. Harceler quelqu’un, ce n’est pas être plus fort, au contraire, ça montre à quel point vous êtes faible et à quel point la victime est plus courageuse, car elle encaisse sans s’abaisser à votre niveau.

Eh bien voilà, c’est terminé, encore une fois je te remercie d’avoir prit un peu de ton temps pour répondre à mes questions.

Pour suivre S.N. Lemoing :
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A propos de Alouqua

Depuis toujours j'adore lire, déjà enfant il m'était impossible de me passer d'un livre. Quand à partager mes avis, eh bien je l'ai toujours fait, c'est donc devenu pour moi une évidence d'ouvrir un blog. J'ai l'avantage de lire un peu de tout, je n'ai jamais aimé me restreindre, en quoi que ce soit.

4 commentaires sur “Des auteurs auto-édités se mobilisent contre le harcèlement de rue – Nouvelle #8/17

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