Des auteurs auto-édités se mobilisent contre le harcèlement de rue – Nouvelle #6/17

Editeur : Autoédition

Livre : ICI

Dans ce recueil, vous trouverez 17 nouvelles ayant pour thème commun le harcèlement de rue. Parce que nous l’avons déjà vécu et qu’il est toujours mieux d’en parler, de montrer à quel point ça peut arriver à n’importe qui, et ce, peu importe la manière dont on est habillé, peu importe la saison, l’heure, ou encore ce que nous sommes en train de faire. Comme une boite de chocolats, découvrez des histoires diverses dans la forme et dans le fond. Certaines vous révolteront quand d’autres parviendront à vous faire sourire et à vous redonner de l’espoir.

Nouvelle #6 » Je n’ai pas passé une bonne semaine de Fanny Méplomb

Fanny n’aborde ici pas qu’un seul harcèlement, qu’une seule histoire, qu’une seule personne. Elle nous parle bien de plusieurs journées, personnes, harcèlements. Même si au final le sujet de base reste le même, elle a réussi à en faire une multitude de vécus.

La semaine compte sept jours, eh bien chaque jour nous rencontrons une personne qui se retrouve confrontée au harcèlement, que celui-ci la concerne directement ou pas, qu’elle soit victime, ou spectatrice.

Le titre de sa nouvelle est « Je n’ai pas passé une bonne semaine, il aurait pu être « Nous n’avons pas passé une bonne semaine ». Ce que j’ai aimé, c’est que nous pouvons passé de la rue à l’école, de l’école à un bar, ou encore un magasin de musique. Elle ne c’est pas focalisée sur un seul endroit, tout comme pour les personnages elle nous en offre un panel.

J’ai aussi aimé le fait qu’en fin de récit elle nous donne des indications sur quoi faire, ou du moins ce que l’on pourrait faire pour ne pas rester inactif face au harcèlement.


Fanny Méplomb

Fanny souhaite devenir soigneur animalier afin de protéger les animaux et leurs offrir une vie meilleure. L’écriture n’a vraiment rien à voir avec cette passion pour les animaux, mais cela reste une passion pour elle. A vrai dire, elle ne saurait vivre sans les animaux et l’écriture. Elle décidé de travailler avec les animaux mais, il n’y a aucun doute, elle écrira en parallèle de son métier. Elle n’écrit pas forcément pour être lue, seulement pour se libérer de certaines choses. Mais, de temps en temps, avoir l’avis des autres la fait d’abord progresser puis lui permet de continuer, d’avancer.

Fanny Méplomb en 5 questions

Tout d’abord, je tiens à te remercier d’avoir accepté de répondre à mes questions.
Le principe est simple, pour chacun des auteurs de ce recueil, je vais poser cinq questions, chaque fois les mêmes. Pas besoin de faire un roman pour les réponses, quelques mots suffisent souvent à dire beaucoup de choses.

Pourquoi avoir décidé de participer à ce recueil contre le harcèlement de rue ?

Je cherchais des sujets d’écriture et je suis tombée sur celui-là. Je n’avais jamais écrit de texte pour dénoncer quelque chose mais je me suis dit qu’il fallait essayer. Puis j’ai vu tout le projet qu’il y avait autour de ce recueil et honnêtement, ça m’a vraiment motivée à m’investir concrètement dans l’écriture d’une nouvelle contre le harcèlement.

Qu’espères-tu comme réaction de la part des lecteurs face à ce recueil ?

J’espère vraiment que les gens vont se rendre compte que certains comportements qui semblent pourtant anodins peuvent réellement blesser. Et les phrases comme « ça va, c’est juste pour rire », des fois, cela cache seulement du harcèlement. Oui, les petites moqueries, les commentaires à répétition, c’est déjà du harcèlement. Je veux que ça s’arrête. Plus de harcelés et de harceleurs. Certains vivent dans la peur d’aller en cours, de sortir dans la rue, de porter tel ou tel vêtement. Pourquoi ? Parce qu’ils savent qu’ils vont être harcelés. J’espère donc que grâce au recueil, les gens en prendront conscience et qu’ainsi le harcèlement s’arrêtera.

Crois-tu que ce recueil aura un impact sur la manière d’agir des gens ?

Je l’espère sincèrement. J’espère qu’ils se remettront en question et qu’ils empêcheront les harceleurs d’harcelés.

Quelle serait, selon toi, la solution pour venir à bout du harcèlement, et ce, peu importe la forme qu’il prend ?

C’est assez compliqué comme question. Mais je crois que la solution est d’arrêter de juger les gens sur leur couleur de peau, leur orientation sexuelle, leur sexe, leur goûts, leur style, leur classe sociale, etc. Arrêtons de juger les différences des personnes qui nous entourent. Ne nous croyons pas supérieurs à certains individus.

Que ce soit à la victime ou au harceleur, quel message voudrais-tu leur faire passer ?

Un harceleur peut aussi être un harcelé et inversement. Ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas qu’on vous fasse.

Eh bien voilà, c’est terminé, encore une fois je te remercie d’avoir prit un peu de ton temps pour répondre à mes questions.

Si tu as autre chose à dire, ce petit moment est pour toi, que cela concerne le recueil ou pas peu importe, tu peux dire ce que tu veux sans aucune censure de ma part.

Je suis fière de faire partie du recueil, je voulais donc remercier les personnes qui l’ont mis en place, ainsi que tous les autres auteurs de s’être investis dans ce mouvement. Je voulais aussi vous remercier vous pour avoir partagé notre œuvre et surtout pour votre soutien. Merci.

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