Des auteurs auto-édités se mobilisent contre le harcèlement de rue – Nouvelle #5/17

Editeur : Autoédition

Livre : ICI

Dans ce recueil, vous trouverez 17 nouvelles ayant pour thème commun le harcèlement de rue. Parce que nous l’avons déjà vécu et qu’il est toujours mieux d’en parler, de montrer à quel point ça peut arriver à n’importe qui, et ce, peu importe la manière dont on est habillé, peu importe la saison, l’heure, ou encore ce que nous sommes en train de faire. Comme une boite de chocolats, découvrez des histoires diverses dans la forme et dans le fond. Certaines vous révolteront quand d’autres parviendront à vous faire sourire et à vous redonner de l’espoir.

 

Nouvelle #5 » No smile de Matilda Milliau

Cette nouvelle de Matilda Milliau est intéressante dans le fait où elle y parle d’une certaine manière de la « vulgarisation » du harcèlement. Certaines scènes sont devenues banales dans la rue ou encore le métro et personne n’y réagit. Alors que la jeune femme de cette nouvelle se rend compte en allant sur internet, que cela se repend de plus en plus, ou que les gens osent plus dévoiler ce qui leur est arrivé.

Dans ces cas-là, en effet, comment garder le sourire, comment avoir envie de sourire ?

Comme pour la plus grande partie de ce recueil, je découvre la plume de Matilda, et j’ai aimé cette manière qu’elle a eu de décrire le harcèlement, ici il prend la forme de jeunes qui « emmerdent » une jeune femme qui rentre chez elle après sa journée de travail. Elle parle également de l’incompréhension autour du harcèlement.


Matilda Milliau

Au départ de formation scientifique, j’ai débuté ma carrière d’écrivain vers l’âge de trente ans en écrivant des histoires sans suite… Au bout de deux ans « d’errance imaginaire » , j’ai enfin achevé mon premier roman. C’est une série pour la jeunesse en quatre tomes ‘Y a comme une Bogue’. Les personnages, qui sont des animaux, se sont imposés dans ma tête et c’est ainsi que j’ai créé mes propres illustrations.
Animaux, relations avec autrui, intimidation scolaire, aventures, causes de la nature et des animaux, thèmes « fantastiques », font partie de mes sujets de prédilection.
Je travaille en ce moment sur un autre projet pour un public plus âgé.

Matilda Milliau en 5 questions

Tout d’abord, je tiens à te remercier d’avoir accepté de répondre à mes questions.
Le principe est simple, pour chacun des auteurs de ce recueil, je vais poser cinq questions, chaque fois les mêmes. Pas besoin de faire un roman pour les réponses, quelques mots suffisent souvent à dire beaucoup de choses.

Pourquoi avoir décidé de participer à ce recueil contre le harcèlement de rue ?

Je suis touchée par ce sujet puisque j’ai moi-même subi à plusieurs reprises du harcèlement de rue, ainsi que dans d’autres lieux. Je me suis dit qu’il serait utile de témoigner afin que les mentalités changent.

Qu’espères-tu comme réaction de la part des lecteurs face à ce recueil ?

J’espère que cela fera un électrochoc à ceux qui ont déjà assisté à du harcèlement de rue ou même été des agresseurs. Non, ce n’est pas normal, on peut réagir, on doit se révolter. J’ai commencé à lire le recueil et certaines nouvelles m’ont bien plu parce qu’elles permettent au lecteur de se mettre à la place de la victime, par exemple dans «Une fille pour un soir ». Aimeriez-vous subir la même chose… ?

Crois-tu que ce recueil aura un impact sur la manière d’agir des gens ?

J’espère que ceux qui l’auront lu deviendront plus vigilants, j’aime bien « Baume au coeur » parce qu’elle montre que des témoins peuvent agir. S’ils subissent la désapprobation de tout le monde dans un lieu public, les agresseurs se calment tout de suite. Si des personnes qui ont été des harceleurs lisent ce recueil j’espère qu’ils comprendront que certains comportements qui leur paraissent normaux ne le sont pas du tout : la nouvelle « En colère » le montre bien…

Quelle serait, selon toi, la solution pour venir à bout du harcèlement, et ce, peu importe la forme qu’il prend ?

Je dirai que l’éducation joue un rôle primordial. On devrait en parler aux jeunes à l’école, parce que malheureusement le harcèlement est le symptôme d’un sexisme/homophobie en profondeur de notre société. D’ailleurs le harcèlement de rue rejoint le harcèlement scolaire dans de nombreux cas. Il faut que les victimes puissent signaler systématiquement ce qu’elles ont subi, que les agresseurs n’aient pas plus la paix que celle qu’ils ont refusé à leurs victimes ! Il faut qu’à terme le harcèlement ne soit plus du tout toléré par ceux qui en sont témoins. Je pense que les campagnes d’affichage dans les lieux publics, les spots publicitaires peuvent être efficaces, mais la dernière que j’ai vue sur le sujet m’a paru déplacée, j’explique pourquoi dans ma nouvelle…

Que ce soit à la victime ou au harceleur, quel message voudrais-tu leur faire passer ?

Aux victimes:ne vous laissez plus faire !
Aux harceleurs : imaginez vous dans la situation de la victime, face à votre propre miroir « harceleur » : vous trouveriez-vous si malin que ça ?

Eh bien voilà, c’est terminé, encore une fois je te remercie d’avoir prit un peu de ton temps pour répondre à mes questions.

Retrouvez Matilda Milliau sur :
Son site - Facebook - Amazon

A propos de Alouqua

Depuis toujours j'adore lire, déjà enfant il m'était impossible de me passer d'un livre. Quand à partager mes avis, eh bien je l'ai toujours fait, c'est donc devenu pour moi une évidence d'ouvrir un blog. J'ai l'avantage de lire un peu de tout, je n'ai jamais aimé me restreindre, en quoi que ce soit.

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