Les fruits de l’obscurité » Collectif

Editeur : Atelier de l’Agneau

Livre : ICI

Les poèmes écrits par cinq poètes syriennes ont été lus le 24 décembre 2017 lors d’une rencontre sororales entre poétesses organisée par Maha Becker dans son appartement.
Cette rencontre était dédiée à Fadwa Souleimane, poétesse syrienne révolutionnaire et décédée d’un cancer en août 2018.

Il existe plusieurs présentations du livre qui est réalisé à la main.

 

⭐ ⭐ ⭐, 5

Ce livre que j’ai reçu grâce à Babélio et une de ses masses critiques, me laisse perplexe. Non pas dans les poèmes que j’y ai découvert, mais dans sa présentation.

Je savais que c’était un livre réalisé à la main, cela est bien signalé sur le site de l’éditeur, mais je ne m’attendais pas à ce que j’ai reçu. Si on y regarde de plus près, il s’agit de feuilles A4 pliées en deux, je me pose donc la question à savoir si même les amateurs de poésie vont donner 7€ pour ce résultat. Chacun fait ce qu’il veut, mais clairement, et désolée pour l’éditeur, mais je me dois d’être franche et sincère dans mes avis, pour ma part, je ne l’achèterais pas si je le voyais devant moi en rayon.

C’est désolant parce que honnêtement les poèmes que j’ai découvert valent franchement le détour, et je trouve que la présentation nuit aux poèmes. Ce n’est bien entendu que mon avis, que ma manière de voir les choses, que mon ressenti. Les poèmes que j’ai lu sont profonds et il en ressort une sincérité ainsi qu’une force, mais également un certain respect. C’est assez difficile de l’expliquer, car finalement chacun de nous ressent la poésie différemment.

J’ai trouvé intéressant le fait que nous les avons également dans leur langue original, même si je n’y comprend rien, mais cela ouvre d’autres possibilité de lectorat. Cela permettra aux personnes ne lisant que l’arabe de découvrir également ce recueil, et je trouve que c’est une bonne chose que de les avoirs ainsi dans les deux versions. D’ailleurs on dit souvent que c’est différent de lire en version original, que les émotions ressortent encore plus fort et que la traduction fait perdre en intensité. Je ne pourrai évidemment pas le vérifier, ne parlant et ne lisant pas moi-même cette langue, cependant je serais curieuse de découvrir l’avis d’une personne qui justement est capable de lire et comprendre cette langue.

Au final, je suis sincèrement désolée d’avoir donné une note que j’estime basse par rapport à ce que j’ai lu, mais la présentation joue également un grand rôle dans l’achat ou pas d’un livre, énormément de personnes ne vont pas plus loin que la couverture et je pense sincèrement que cela portera préjudice à ce livre, bien que j’espère que cela ne soit pas le cas car les poèmes qu’il renferme méritent d’être lus et appréciés.


Merci à l’Atelier de l’Agneau éditeur pour l’envoi de ce livre ainsi qu’à Babélio pour cette masse critique.

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