Les roses Cherokees #1 – 1993 » Lily Haime

Éditeur : MxM Bookmark

Livre : ICI

En 2018, Emy Callaghan, jeune éditrice à Boston, ouvre le premier de six carnets vieux de plus de vingt ans… En 1993, Angel Mitchell revint à Harrison, petite ville côtière de Caroline du Nord, fief des Mitchell, l’une des familles les plus puissantes du pays. À vingt-deux ans, sorti major de sa promotion à Harvard, il en est le plus jeune héritier. Destiné à siéger au conseil d’administration de Mitchell Corp, et à épouser la fille du sénateur Preston, son avenir est déjà tout tracé. Il marchera sur les pas de son père, de son grand-père et de tous les Mitchell avant ça. Et s’il a du talent pour l’écriture, s’il remplit les vieux carnets de sa mère de ses nouvelles, c’est pour lui rendre hommage, elle qui écrivait tant de poésies. C’est aussi pour rester proche de lui, de ce garçon qu’il a aimé en secret des années plus tôt. Ce fils de pécheur, ce fils de Masboro Island. Jay. À Harrison, dans le sud conservateur, alors que l’homosexualité vient juste d’être retirée de la liste des maladies de l’OMS, alors que l’on parle encore du cancer gay, alors que les centres de conversions sont encore jugés comme une bonne solution, il n’y a aucune place pour les différences. De cet amour, Angel ne garde qu’un vieux polaroïd et un soir de pluie qui le hante encore. Le soir où Jay l’a protégé. Le soir où il s’est enfui, caché sous une capuche pour que personne ne puisse le reconnaître. Et si les années ont tissé cette haine envers les Mitchell, envers Angel, Jay ne l’a jamais trahi. Aujourd’hui Angel voit les murs de son monde se resserrer autour de lui. Il étouffe. Et sa seule liberté reste ces mots qu’il écrit pour Jay. Et les mots ont un pouvoir… Les mots sont des ponts pour que d’un monde à l’autre on puisse toujours se retrouver.

« C’est lui, la rose Cherokee. La rose qu’on espère voir le matin, durant cet instant juste avant l’aube, lorsqu’on peut encore tout imaginer. Et tout rêver… »

❤❤❤❤❤

MON PREMIER COUP DE CŒUR LITTÉRAIRE DE 2019 ! 

C’est le tout premier roman de Lily Haime que je lis, j’ai découvert sa plume avec le roman [Etoile de Brume] sous son pseudonyme Lily R. Davis, et cela avait déjà été un coup de cœur !

[Les roses Cherokees #1 – 1993] est un roman absolument fabuleux. Le résumé est assez efficace pour vous convaincre qu’il faut que vous découvriez l’histoire de Jay et Angel. Et je peux vous assurez que ce roman va vous bouleverser.

UN ROMAN TOUCHANT ET ABSOLUMENT FANTASTIQUE MENÉ PAR DES PERSONNAGES INSPIRANTS ET RÊVEURS ! 

J’ai appréhendé l’écriture de cette chronique, parce qu’honnêtement aucun mot ne sera assez fort pour vous transmettre toute l’émotion que j’ai ressenti à la lecture de ce livre. Angel Mitchell est coincé dans une vie qui ne lui correspond pas, il est comme sa mère, doué pour l’écriture et l’évasion, mais son destin est déjà tracé, il marchera sur les traces de son père et de ses ancêtres pour reprendre les rênes de Mitchell Corp, sa famille a tout prévu pour lui, jusqu’à son mariage avec April, la fille du sénateur Preston. Si Angel se résout à accepter son avenir imposé il ne peut s’empêcher de rêver… c’est ce qu’il fait en remplissant les carnets de sa mère, en écrivant des nouvelles qu’il ne termine jamais. Angel est aux prises avec les sentiments qu’ils éprouvent pour Jay, ce jeune homme avec qui il a partagé de beaux moments des années plus tôt. De cette époque, Jay ne garde qu’une photo de lui et Jay, un souvenir qu’il chérie pour ne jamais oublier celui qui a changé sa vie. Mais sa destinée l’emprisonne un peu dans un rôle qui ne lui convient pas. Mais que peut-il y faire ?

Angel et Jay sont deux personnages qui m’ont particulièrement émue. Leur histoire n’est pas facile, et les années les ont forcé à développer des sentiments contraire à l’amour, pour lutter contre l’évidence. Angel Mitchell fait partie de l’élité de Harrison, cette petite ville côtière de Caroline du nord quand Jay vivote tout juste à Masboro Island. Ils ne pouvaient pas être plus opposés socialement parlant, pourtant ils partagent la même passion pour les mots. Grâce à eux, ils ont cette petite part de rêve que personne ne peut leur arracher. Je me suis très vite attaché à eux deux, ce fut assez facile au vue du contexte de leur histoire. Lily Haime nous propulse en 1993, à une époque où l’homosexualité est encore considérée comme une maladie, j’ai été heurtée par la mentalité présente dans le récit. Choquée même que l’homosexualité soit perçue de cette manière. J’ai trouvé cela très intéressant de découvrir les choses de cette manière même si cela m’a profondément attristée. Jay et Angel ont conquis mon cœur, j’ai trouvé leur histoire très émouvante, déchirante même ! Et j’ai versé quelques larmes, attention, le récit n’est pas triste en soi, il est simplement très touchant, et l’intensité des émotions m’a parfois mener au bord du précipice.

Vous allez rencontrer beaucoup de personnages dans ce premier tome, et autant vous dire que vous n’allez pas tous les aimer. Dans l’ensemble, je dois dire que je les ai trouvé géniaux, ils jouent leurs rôles à la perfection. L’autrice a pris le temps de développer leurs personnalités pour qu’ils aient énormément de consistance dans l’histoire. J’ai bien sûr eu mes préférences, j’ai particulièrement aimé Miki, le meilleur ami d’Angel qui sait être présent pour lui quoi qu’il arrive. Il y a énormément d’interactions entre les protagonistes ce qui nous offre un rythme assez soutenu à l’histoire. Il faut savoir que l’histoire est relatée à travers la lecture des carnets que Emy Callaghan, éditrice à décidé d’ouvrir.

Dans ce premier opus, on vit l’histoire de Jay et Angel à travers la lecture des trois premiers carnets, il y en six en tout… Nous aurons donc la suite dans le second opus.

UNE INTRIGUE PLEINE D’ÉMOTIONS ET DE TENSIONS ! 

Lily Haime m’a déchirée en deux, je vous avoue que je ne suis pas ressortie indemne de cette lecture. J’ai sûrement laissé un petit bout de mon cœur en chemin, tellement j’ai été happée par la puissance de cette histoire. Le scénario est vivant et aborde des thématiques hyper bien traitées. Lily Haime ne s’est pas lancée au hasard, elle a su nous plonger dans une période trouble pour la communauté homosexuelle. Intelligemment, elle a su mettre en lumière les travers de notre société de l’époque. Cela m’a tellement captivée et en même meurtrie. Rien que de se dire que l’homosexualité était considérée comme une maladie, cela me rend malade en retour. Quand on découvre l’histoire d’Angel et Jay, on ne peut qu’être touché et émerveillé.

L’histoire suit un cheminement captivant, on subit la dure réalité de la vie de nos héros. J’ai souffert à leurs côtés et j’ai pris tout ce que je pouvais de leurs moments de bonheur ! Vous ne vous ennuierez pas une seule seconde, impossible !

UNE PLUME POÉTIQUE, UN MOMENT HORS DU TEMPS ! 

Lily Haime a un don pour l’écriture, dans ce roman sa plume est très poétique, elle nous permets vraiment de rêver aux côtés de Jay et Angel. Au-delà de leur quotidien, on se délecte de la puissance de leurs sentiments. J’ai été touchée par l’écriture de l’autrice qui pour moi est un sans faute. Que ce soit dans les thèmes abordés ou dans les émotions ressenties par les lecteurs… Tout y est, le récit a une base dramatique, je dois dire que j’ai été éprouvée par ce que nos héros vont vivre et pourtant l’espoir et le rêve ne sont jamais loin. Lily Haime a su m’émouvoir et me faire aimer ses mots. Ils ont pris une toute autre signification à mesure que j’avançais dans le livre.  L’histoire d’amour est indescriptible, elle est belle et intemporelle, elle n’a pas de genre. Elle est magique.

EN BREF : 

Cette chronique n’est sans doute pas à la hauteur de l’ouvrage, [Les roses Cherokees #1 – 1993] est mon tout premier coup de cœur de cette année 2019, cette histoire magnifiquement narrée, ces personnages qui ont trouvés une place dans mon cœur… Lily Haime m’a conquise et bien plus encore. Laissez-vous tenter par cette histoire percutante et pleine de poésie. C’est une pépite à découvrir de toute urgence !

« Elle inscrivait les phrases de ses romans préférés sur mes bras. Je crois qu’elle avait peur pour moi.
– Peur pour quoi ? demanda prudemment Jay.
Craignant de déranger mes souvenirs.
– Peur que je devienne seulement l’intrument de Mitchell Corp. Et dans un sens, elle a réussi. Je ne suis pas que ça. Quand je suis avec toi… je ne suis pas que ça.
Le coeur serré, je refermai doucement le carnet sur notre photo. Puis je relevai le visage. Les yeux bleus de Jay brillaient. Autant que la lune dans ce ciel nocturne. Lorsque je l’embrassai, ils se fermèrent, comme pour retenir cet instant. Mes lèvres posées sur les siennes. Mes lèvres qui lui murmuraient : – Quand je suis avec toi, j’ai envie de rêver, Jay.
Je rêvais de choses qui n’arriveraient jamais. De faire ma valise, de partir à Harvard avec lui, d’être quelqu’un d’autre, d’être celui qui pourrait toujours le protéger de cette violence, de ces gens qui le pointaient du doigt, de ceux qui voulaient le voir crever. Je rêvais de construire un monde où nous pourrions voler à deux. Je rêvais de me réveiller à ses côtés et de pouvoir le regarder, endormi. Je rêvais du vent sur sa peau, de ses frissons quand ma main suivrait chaque courbe, chaque creux, pour le mémoriser. Je rêvais qu’il me dise qu’il m’aimait. Je rêvais de l’odeur du café, de ses sourires, d’une vie qui n’aurait rien de normal, parce que nous serions ensemble. Elle aurait le rythme des poésies de ma mère, la beauté des mots de Jay. Et elle serait sans fin, comme chacune de mes nouvelles.
Je rêvais que ce baiser ne se termine jamais. »

⭐⭐⭐⭐⭐

En arrivant à la fin de ce premier tome, je me dis que celui-ci se suffit largement à lui-même, qu’il n’y a pas forcément besoin de suite. Mais en y réfléchissant un peu, c’est vrai que pas mal de questions demeurent sans réponses, pas mal de révélations doivent encore être faites, du coup je suis plus que curieuse de pouvoir découvrir la suite.

Bien que ce soit clairement une lecture intense, qui a su me bouleverser, que je suis passée à quelques pas du coup de cœur… bien que l’on aura certainement plus d’informations sur le fait que cela commence dans une maison d’édition et par la découverte des carnets, avec ce premier tome, je ne vois pas vraiment l’utilité de cette partie, je la comprendrai peut-être justement avec le second tome. C’est justement cette fameuse partie qui m’empêche de mettre ce premier tome en coup de cœur 🙁 malgré le fait que l’histoire de Jay et Angel en elle-même le mérite ce coup de cœur.

Jay et Angel, c’est l’histoire d’un amour interdit, interdit par l’époque, interdit pour ce qu’elle est tout simplement, un homme qui aime un homme, c’est impensable, c’est contre-nature, c’est une aberration, c’est une maladie qu’il faut soigner à coup de séances chez le psy !

Jay et Angel ce sont aimés dès l’adolescence, mais c’était interdit, les choses ont fait qu’ils ont été séparés, l’un est resté, l’autre dû aller ailleurs. La séparation n’a pourtant pas fait taire ces sentiments qu’ils ressentent l’un pour l’autre, même s’ils ne se sont plus réellement vus, même si pour l’un cela c’est transformé en rejet de l’autre, et si pour l’autre c’est devenu une froideur à vous glacer le sang.

Mais le retour d’Angel va changer tellement de choses, petit à petit tout cela va refaire surface, les secrets ont la vie dure, les simples regards peuvent vous faire bouillir le sang. Mais Angel va devoir faire son devoir de fils héritier, il va devoir se marier et oublier, mais comment oublier un amour tellement brûlant ? Quant à Jay, il est avec Derreck, il semble heureux… sans lui. Chasser le naturel il revient au galop, c’est un peu le cas pour Angel qui ne peut se cacher plus longtemps à lui-même.

Les convenances … AU DIABLE LE CONVEANCES, MERDE, L’AMOUR DOIT RESTER LE PLUS FORT !

Un premier tome des plus intenses qui a eu le don de mettre mes nerfs en pelote grâce au dénouement et à certains personnages, qui a su me mettre des étoiles dans le fond des yeux, qui a fait battre mon cœur tellement rapidement par moments, qui a su me faire peur à d’autres. Et puis, cette couverture que je trouve juste sublime, une couverture qui reflète tellement bien cette histoire bouleversante qu’elle cache derrière elle. La plume de Lily Haime est un régal sans nom, qui immerge le lecteur dans la dure réalité, une plume qui vous tient la main du premier au dernier mot que vous redoutez tant parce que vous n’avez pas envie de quitter les personnages auxquels vous vous êtes attacher durant votre lecture.

Un premier tome à découvrir sans hésiter et sans tarder !

Le faire rire, c’était… enivrant. Et tellement inquiétant. Exactement comme nos jambes qui s’appuyaient l’une sur l’autre, cherchant une proximité que les années nous avaient enlevée. Que je nous avais enlevée.
Aujourd’hui, nous n’avions plus seize ans.
Il n’y avait plus ni innocence, ni inconscience dans ce simple geste.
Il n’y avait plus la pudeur des premières fois.
Ni l’hésitation des cœurs incertains.

Merci à Johanna et aux éditions MxM Bookmark pour leur confiance.

A propos de Alouqua

Depuis toujours j'adore lire, déjà enfant il m'était impossible de me passer d'un livre. Quand à partager mes avis, eh bien je l'ai toujours fait, c'est donc devenu pour moi une évidence d'ouvrir un blog. J'ai l'avantage de lire un peu de tout, je n'ai jamais aimé me restreindre, en quoi que ce soit.

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