Brille, tant que tu vis ! » Alice Quinn

Editeur : Editions Alliage

Livre : ICI

Une comédie romantique douce-amère. Le roman de la seconde chance. Anita est en colère. Elle se sent flouée. Elle en veut au monde entier. Quand elle apprend sa maladie, elle refuse d’être le jouet du destin et décide de devancer la mort pour en garder le contrôle. Pourtant, la voilà obligée de différer son suicide, car son fils a besoin d’elle à Noirmoutier. Mais la vie, pleine de surprises, joue des tours aux plus méthodiques et se ligue contre elle pour la faire changer d’avis. Et quand un beau ténébreux croise sa route, elle découvre qu’elle n’y est pas insensible. Pourtant elle refuse ce bouleversement de toutes ses forces. Anita va devoir se battre pour atteindre son objectif : mourir tranquille. Et si l’existence n’était pas toujours aussi bien calibrée qu’un haïku, pour le pire, mais parfois aussi pour le meilleur ?

 

⭐⭐⭐⭐

J’ai découvert la plume de Alice Quinn avec son roman Le garçon qui rêvait de voler en Cadillac, cela remonte à un peu plus de deux ans maintenant. Mais lorsque j’ai eu l’occasion de découvrir un autre de ses livres via le site Simplement.Pro, je n’ai pas hésité.

Brille, tant que tu vis n’est pas aussi léger que ma précédente lecture de cette auteure, oui il y a de l’humour, oui il y a de la romance, mais c’est avant tout une ode à la vie et à l’amour.

Anita est atteinte d’un cancer, elle n’a que rarement des contacts avec son fils, elle n’a plus de goût pour rien, les séances de chimio lui prennent toutes les forces qu’il lui restent. Mais elle ne veut pas que ce soit la maladie qui décide pour elle du jour où elle disparaître, non, elle veut absolument garder le contrôle sur sa fin, sur sa manière de partir. Elle décide alors de se suicider. Elle prépare tout, de la manière de le faire à la tenue qu’elle portera, en passant par sa lettre d’adieu. Au moment de passer à l’acte, comme un signe du destin, son fils lui téléphone, il a besoin d’elle pour surveiller des travaux de rénovation qui vont se faire chez lui alors que lui sera absent à ce moment-là, il se rend dans un parc d’attraction bien connu avec sa femme et sa fille. Si au départ, elle ne veut pas plier et se rendre chez son fils, elle finira par prendre la décision de le faire, après tout elle pourra reprendre là où elle en était à son retour quelques jours plus tard. C’est dans cette optique des choses qu’elle débarque donc chez son fils, tout ce qu’elle a à faire c’est surveiller l’avancée des travaux.

L’artisan s’appelle René, il a plus ou moins l’âge de son fils, il est apparemment marié et à deux petites filles, des jumelles. Le lecteur apprend bien vite qu’en fait ce sont les filles de sa sœur, que lui est célibataire depuis de nombreuses années. Lorsque l’on dit que l’amour n’a pas d’âge ! Dès le départ, René va se sentir très attiré par cette femme plus âgée que lui, il ne comprend pas lui-même pourquoi, mais il ne peut rien y faire, il va d’ailleurs mettre un jeu de séduction en place, mais Anita ne veut rien entendre, alors que de son côté, lorsqu’il est dans les parages, elle se sent différente, un peu comme si elle revivait. Mais elle ne veut rien savoir, elle ne veut rien de nouveau dans sa vie qui prendra bientôt fin.

Peut-on réellement résister face à une telle attirance ? Leurs différences ne les éloignent-elles pas l’un de l’autre plutôt que de les rapprocher ? Que peut-elle lui apporter ? Ne devrait-elle pas plutôt prendre la fuite au lieu de donner de l’espoir à cet homme ?

Beaucoup de questions, beaucoup de remises en questions, mais comme je le dis plus haut, certes il y a bien une romance, mais pour moi, c’est un livre inclassable. Pourtant, c’est vrai que cette romance change énormément de choses, peut-être que celle-ci pourrait donner envie à Anita de ne pas aller jusqu’au bout de son projet, peut-être que celle-ci peut au contraire l’aider à accepter sa vie telle qu’elle est.

Cette fois encore, c’est une très belle histoire que nous offre l’auteure, bien que le fond soit plus sombre, mais tellement réel. Oui le cancer est une réalité, mais doit-il nous pousser à nous renfermer ? Un livre à découvrir et à savourer.

– Quand je pense qu’il y a des gens qui veulent mourir en cet instant même. Comment peut-on en arriver à vouloir quitter un monde aussi beau ?
Je ne réponds rien. Je cherche dans ma tête les motifs que j’ai de vouloir mourir mais finalement je n’ai pas envie d’y penser.

Merci à Alice Quinn ainsi qu’au site Simplement.Pro.

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