Premières lignes #23

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches, je vais vous citez les premières lignes d’un ouvrage. J’aime beaucoup le principe de donner les premières lignes d’un roman pour se donner une idée du roman qu’on va lire. Rdv dont j’ai pris connaissance sur le blog La couleur des mots.

Aujourd’hui découvrez les premières lignes des romans suivants :

*[PASSION EN BACKSTAGE #1] de Jamie Shaw à paraître aux éditions J’AI LU.

*[LE FILS DE MON BOSS] de Laure Izabel paru aux éditions SHARON KENA.

 

Au Mayhem Club, ce soir, l’ambiance est survoltée. Dans quelques instants, The Last Ones vont entrer en scène et mettre le feu. Rowan en oublierait presque que son chéri a dû s’absenter pour affaires. Des affaires beaucoup trop intimes, apparemment : car, la boule au ventre, Rowan l’entrevoit soudain dans la foule du Mayhem – et il embrasse une autre fille… Folle de rage et dévastée, elle se réfugie dehors, sur les marches, pour donner libre cours à sa peine et à sa colère. Contre toute attente, elle ne tarde pas à être rejointe par Adam. Adam, le célèbre leader de The Last Ones, un collectionneur de filles qui l’a provoquée d’un sourire sexy et d’un regard explicite quand il l’a croisée dans la salle avant le début du concert…


Premières lignes

– Je n’arrive pas à croire que tu m’aies entraînée là-dedans ! Et dans cette tenue !

Je tire nerveusement sur la minijupe moulante dans laquelle ma meilleure amie m’a forcée à rentrer. Apparemment, seules deux options étaient envisageables : montrer la peau de mes cuisses ou bien le haut de ma culotte. Un choix réduit, donc.

Après un nouveau regard inquiet à la foule qui attend sur le trottoir derrière moi, je reporte les yeux sur le tissu que je serre entre mes doigts et marmonne :

– Tu aurais au moins pu me laisser enfiler des collants.

Dee se contente de rire et m’oblige à lâcher la jupe à laquelle je m’agrippe inutilement.

– Arrête de râler, Rowan ! Tu me remercieras quand nous serons vieilles, que tu repenseras à cette nuit et que tu te diras que, pour une fois, une seule, tu auras exhibé un peu de ce magnifique corpsavant qu’ik ne devienne flétri et ridé.

– J’ai l’air ridicule.

J’administre une tape sur ses doigts qui serrent toujours les miens avant de lever les yeux au ciel pour faire bonne mesure.

Franchement, c’est à croire qu’il m’a suffit de poser les yeux sur le dressing de Dee pour perdre tout sens logique. D’une façon ou d’une autre, elle m’a convaincue d’enfiler cette minijupe qui colle à la peau et un haut rose dont le décolleté ne doit même pas être légal. le tissu arrive à peine au-dessous de mon nombril et laisse voir une bande de peau au niveau des hanches, juste au-dessus de la taille de la jupe. Pire encore, la couleur du haut est assortie à mes talons aiguilles d’une hauteur vertigineusement mortelle.

Littéralement « mortelle », parce qu’il ne fait aucun doute que je vais trébucher, tomber et mourir  cause d’eux.


Il fallait que ça me tombe dessus maintenant, à trente-sept ans !

Toute une existence à vivre dans le conformisme imposé par feu ma Môman, et BAM ! Il suffit qu’il débarque avec son indolence, son sourire ravageur et son regard déstabilisant pour que j’en prenne plein la vue… et le cœur.

Je suis supposé réagir comment, moi ? Dois-je lutter ou enfin m’accepter ?

D’autant que ce rebelle n’est pas n’importe qui : c’est le fils de mon boss !


Premières lignes

Encore une fin de journée à marquer d’une pierre blanche. Force est de constater que j’accumule les incidents en tous genres depuis des semaines : pneus crevés, pannes de voitures, retards de paiements, mobile HS… et j’en passe !

Les tracas de la vie courante semblent se liguer en armée déterminée à faire de mes jours un enfer. Naïvement, je pensais que, dans moins d ’une heure, je rentrerais enfin chez moi. J’en avais besoin.

Je traine une migraine à me taper la tête contre les murs depuis ce matin, et les deux plaquettes de Doliprane 1000 avalées au cours des heures précédentes ne m’ont pas soulagé. À midi, je rêvais déjà d’un bain bouillant saturé de mousse odorante, d’un verre bien tassé et d’une soirée télé tranquille, isolé des tracas et du stress de mon boulot.

Le hic, c’est que mon divisionnaire n’a pas l’intention de me laisser me la couler douce aujourd’hui. Le commissaire ne cesse de hurler sa colère à l’autre bout du couloir. Quoiqu’à l’entendre, il n’est pas sous le joug de l’exaspération mais esclave d’une crise d’hystérie carabinée !

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