La vie est trop courte pour être triste > Frédérique Hespel 

Éditeur : Editions Déliées
Date de sortie : 20 septembre 2017
Lien d’achat : Amazon

« Un aller simple pour le bonheur !

June a tout perdu : son chat, son mec, son logement, son boulot. Quand elle répond à une petite annonce de colocation, elle ne s’attend pas à devoir partager son appart avec Madeleine, une vieille dame de 95 ans !
Contre toute attente, c’est cette dernière qui va lui faire retrouver le sourire, avec sa fantaisie, son humour… et son voisin, Martin : yeux bleu profond, petite gueule d’amour… mais fiancé avec « Maguy la dragonne » !
Pourquoi le destin s’acharne-t-il contre June ?
Faudra-t-il un voyage au pôle Nord pour que sa vie reprenne un cours normal ?
Peut-être que oui ! »


L’avis de Marlène – Note 4/5

Lorsque j’aborde un roman feel-good, je suis déjà dans un bon état d’esprit, je sais que le but de ce genre de roman c’est de se sentir bien et de voir la vie du bon côté.

Le titre du roman est bien trouvé, j’avoue que cela parlera à tous les lecteurs, on a qu’une envie, aller droit vers le bonheur, mais la vie se joue parfois de nous et nous devons composer avec les obstacles qui se dressent sur notre chemin.

Dès les premières pages, on fait connaissance avec June, et notre héroïne a tout perdu, son chat, son mec, son logement et son job. Avouez qu’il y a de quoi perdre espoir… Mais June est une femme qui va tout faire pour rebondir, elle va tomber sur une annonce idéale pour elle, une annonce de colocation, là encore, c’est assez délicat, June va devoir partager un appartement avec Madeleine, une vieille dame de 95 ans. Il y a de quoi être désarçonné, mais c’est toujours mieux que de se retrouver chez ses parents en étant trentenaire. Aux yeux de June, hein, il n’y a aucun mal à être encore chez ses parents après trente ans.

June avait bien compris que son quotidien allait être totalement chamboulé, mais elle n’avais pas espéré que ce serait dans le bon sens du terme. Mais est-ce la route du bonheur pour autant ? June aura-t-elle finalement droit à sa fin heureuse ? 

C’est le second roman de Frédérique Hespel que je lis, et la magie a opéré une fois de plus. L’auteur nous propose cette fois-ci un roman feel-good qui mêle habilement des émotions agréables à ressentir. On se sent concernée par ce qui arrive à June, il faut dire que c’est assez facile de s’identifier à elle et à ce qu’elle vit avec son entourage. Son nouveau départ va lui prouver que la vie peut aussi être douce et belle. Mais les rebondissements vont tout de même remettre en question beaucoup de choses dans la vie de notre héroïne.

L’intrigue est simple et rythmée. Les chapitres courts rendent le récit très léger, faciles à lire. On suit l’histoire avec intérêt et un petit sourire en coin. L’humour est une constante qui permet aux lecteurs de se détendre, tout en réfléchissant sur les choses de la vie. Le travail, la famille, l’amour et l’amitié. En découvrant le résumé, je n’étais pas sûre d’être emballée par l’histoire, j’avoue avoir un peu plus de mal avec les romans contemporains, je trouve que cela manque parfois de rythme et d’intensité. Je n’ai pas ressenti cela avec [La vie est trop courte pour être triste], car Fréférique Hespel nous transmet un message universel qui fait du bien. La vie nous réserve parfois des coups durs, mais aussi de belles surprises. L’espoir domine cette histoire, et les personnages haut en couleurs nous promettent un pur moment de divertissement.

J’ai aimé la proximité que j’ai ressenti par rapport aux personnages, ils sont tous très accessibles, quelques clichés subsistent mais n’entache pasnt la beauté de l’histoire. J’ai aimé l’évolution du récit car je me suis faite avoir par les apparences, oui je dois dire que j’ai jugé certains personnages un peu trop vite, et j’en suis d’autant plus surprise. Si l’histoire est assez classique, Frédérique Hespel a tout de même réussi à rendre son récit unique et plaisant à lire.

En bref, ce roman feel-good a fait son job, j’en suis ressorti apaisée, divertie et avec un petit sourire car je ne m’attendais pas forcément à dévorer cette histoire, et pourtant… ce fut le cas. Envie de décompresser, de suivre les aventures de notre héroïne June qui se trouve à un tournant de sa vie ? Envie de rencontrer des personnages haut en couleurs qui ne manqueront pas de vous faire sourire ? Alors, n’hésitez pas 🙂


Extrait 

« -Allô, ma fille ?

-Oui papa…

-N’écoute pas ta mère. Ce n’est pas grave. On trouvera une solution.

-Oui papa…

Mon père. Il a toujours aimé croire qu’il pourrait trouver des solutions sans jamais oser affronter ma mère. Donc plan C comme « ça Craint », comme « pas Cool », comme « je Coule ».

***

Et c’est là qu’un éclair de lucidité m’a transpercée ! Quelques jours avant mon départ annoncé – et avorté -, en allant faire mes petites emplettes, j’avais lu une annonce plutôt anodine de prime abord, mais qui m’avait fait sourire. Bon, à cette époque-là, tout me faisait sourire. C’était le bon vieux temps. Celui de l’insouciance et de la joie de vivre.

Madeleine – 95 ans – recherche colocataire –

étudiante de préférence – pour partager ses frais mais aussi son quotidien.

Je ne savais pas sur le moment ce qui était le plus incroyable. Qu’une femme de quatre-vingt-quinze ans recherche une colocataire ou que cette formidable ère dans laquelle nous vivions oblige une femme de quatre-vingt-quinze ans à vivre avec une parfaite inconnue pour partager ses frais. »

Je remercie Carole et les éditions Déliées pour leur confiance. 

 

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