Romans

On Ne Coupe Pas les Ailes aux Anges » Claude Donnay

Editeur : M.E.O.

Livre : ICI

Une canicule sans précédent. Les corps souffrent, les esprits chauffent, les repères vacillent comme silhouettes dans une brume de chaleur. La foule envahit les rues de Bruxelles pour laisser éclater une rage sans objet clairement défini, si ce n’est que «ça» ne peut plus durer. Arno, jeune homosexuel, est victime d’une agression violente qui provoque une onde de choc sur son entourage, sur son ami Bastian et même sur l’inspecteur chargé de l’enquête. Un questionnement affleure entre la capitale, les Ardennes et l’Orient : notre monde, notre mode de vie, sont-ils en train de fondre dans la fournaise. Et si disparaissaient les digues que nous croyions intangibles si les barrières se brisaient sous une poussée obtuse si le plus sombre de nos mémoires revenait crever la surface en bulles pestilentielles.

 

Honnêtement, je me saurais pas vous citer un autre livre (que j’ai lu évidemment) qui contient autant de sujets traités ! En général, un auteur en prend un et le développe plus ou moins, ici, Claude Donnay c’est donné un sacré challenge en ne choisissant pas la facilité d’un sujet, ni même deux, pas même trois ! Je ne vais pas tous vous les citer, je préfère de loin vous laisser le choix de les découvrir par vous-même. Mais, ce que vous devez absolument savoir par contre, c’est que chacun des thèmes abordés par l’auteur l’est de manière complète, rien n’est là par hasard. Honnêtement, je ne m’attendais pas à me retrouver dans un roman d’apparence plutôt pas trop prise de tête, à un roman qui m’a littéralement passionnée du début à la fin !

Vous savez quoi ? C’est avec ce genre de livre que je suis sacrément fière d’être belge, car oui, l’auteur est de chez moi.

L’auteur ne fait pas dans la dentelle, un chat est un chat après tout, alors les scènes choquantes sont réellement choquantes. Mais elles ont le don de pousser à la réflexion, et c’est clairement ce que j’ai grandement apprécié lors de cette lecture. Rien n’est là par hasard, rien n’est là pour « ajouter des pages », rien n’est le fruit du hasard non plus, il y a une logique implacable dans la trame de ce récit.

J’ai lu ce livre durant les premiers jours de cette année, il aura fallu que je laisse reposer mes pensées, que mes émotions prennent un peu de repos elles aussi. Oui, il aura fallu plusieurs jours pour que je parvienne à revenir sur cette lecture qui m’a marquée. Le moment venu, celui où je me décide enfin à mettre des mots sur mon ressenti, eh bien j’ai du mal à mettre de l’ordre dans mes idées. Au moment précis où j’ai pris la décision d’ouvrir ce blog, c’était clairement pur pouvoir vous parler de ce genre de récit, de ce genre de lecture qui vous laisse une trace indélébile, ce genre de plume qui vous émeut et en même temps vous donne envie de hurler et d’entrer dans le récit pour crier à l’injustice, …

Pour que vous compreniez bien l’ampleur de ce que ce roman laisse en moi, il n’y a pas d’autres solutions que de le lire vous aussi. Mais si vous le faites, préparez-vous à haïr l’être humain, à avoir l’esprit torturé. Mais si vous le faites, vous pousserez votre esprit à une réflexion intense, et vos émotions finiront en pagaille.

Merci aux éditions M.E.O.

About Author

Alouqua

Depuis toujours j'adore lire, déjà enfant il m'était impossible de me passer d'un livre. Quand à partager mes avis, eh bien je l'ai toujours fait, c'est donc devenu pour moi une évidence d'ouvrir un blog.
J'ai l'avantage de lire un peu de tout, je n'ai jamais aimé me restreindre, en quoi que ce soit.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *