Interview, Un mois autour de...

Un mois autour de… #7 – Edelweiss Editions

Nous voilà arrivé à l’avant-dernier des RDVs consacrés aux éditions Edelweiss. Je vous rassure, je ne cesserai pas pour autant de vous en parler, que du contraire d’ailleurs !

 

Rappel des RDVs précédents consacrés aux éditions Edelweiss :

Avez-vous entendu parler de … ?

Les différentes collections

Portraits chinois de la famille Edelweiss

Interview des éditrices

Les auteures de la famille Edelweiss Editions

Interview des auteures

Le filtre Hotor de Solène Blin sur Instagram

Pour cette fois, j’ai eu envie que les auteures nous parlent un peu plus de leurs univers respectifs. Je leur ai donc proposé quelques questions 🙂

Je pense que vous êtes toutes des lectrices avant d’être des auteures, nous allons donc débuter par cette partie de vous.

Alouqua : Quels sont les éléments qui vous donnent une envie incontrôlable de lire un livre ?

Lisa Barthelet : on va dire que ça peut être différentes choses : le genre déjà, fantasy, Urban Fantasy, Bit-lit, etc.,  ou rien que la couverture par exemple. On ne se fie plus trop aux résumés nous, parce que des fois, ils ne représentent même pas un quart de ce qu’on peut trouver dans l’histoire. Nous deux, on revient vite à nos premiers amours niveau lecture ; du fantastique saupoudré d’un peu de romance 🙂

Azilis Helori : Je dirais, dans mon cas, une histoire qui comporte une romance déjà, et qui traite en plus de sujets qui me parlent/me touchent (et ici, le spectre est assez large : si dans un résumé, je lis “maladie mentale”, “harcèlement”, “meurtre”, “secrets”, “mensonges”, “problème identitaire”, “surnaturel/fantastique”, etc. alors il y a de grandes chances pour que mon intérêt soit piqué et que je plonge dans l’intrigue !)

Caro Mélu : Ce n’est peut-être pas très original, mais je suis d’abord attirée par la première de couverture (je fuis les torses nus, comme la peste… juste en couverture, hein ! 😉 ). Ensuite, je lis le résumé, puis si je suis en librairie, je vais lire le début de l’histoire pour voir si j’accroche à l’écriture (le style et le ton de la narration). Si la couverture est magnifique, le résumé intriguant, mais que je n’aime pas les premières pages, je ne l’achèterai pas. 

Après, si c’est un John Green ou un Fred Vargas, par exemple, j’ai tendance à l’acheter sans même réfléchir : il y a des valeurs sûres ! 😉 

Elise : Un titre, un résumé, une couverture… Difficile de dire ce qui m’attire le plus ! En tout cas, il faut que le livre titille ma curiosité, qu’il m’intrigue par son originalité, l’angle par lequel un sujet est traité ! j’aime qu’il y ait du suspense, des émotions, j’aime être surprise, j’aime l’audace 🙂 En général pour confirmer mon choix de lecture, je lis les premières lignes et je sais de suite si je vais accrocher !

Solène B. : Il y a deux choses qui me donnent envie de lire un livre. La première va dépendre du livre lui-même, sa couverture, son intrigue, son originalité. Si c’est un roman de dystopie, il y a de grande chance que je craque. 

Et la deuxième chose, c’est quand j’ai besoin d’inspiration. Le manque d’inspiration me donne terriblement envie de lire !!! 

Alouqua : Est-ce que, comme moi, vous préférez ne pas trop vous laisser influencer par des avis déjà publiés sur le net avant de découvrir un récit ?

Lisa Barthelet : Avant de débarquer sur Insta, on ne s’intéressait pas plus que ça aux avis, que ce soit Amazon ou Booknode. Maintenant, c’est vrai qu’avec Booksta, on voit passer pas mal de livres et parfois, sans parler d’avis, ça donne envie de lire. Mais on ne s’est jamais arrêté aux avis sur le net pour choisir nos lectures, l’une comme l’autre ! 

Azilis Helori : J’aime bien lire différents avis sur les livres, notamment sur Booknode où on trouve de tout pour un même livre évalué, mais de là à dire que ça joue énormément sur mes choix finaux… Il m’est rarement arrivé de ne pas acheter une histoire majoritairement mal cotée, je pense : si le résumé m’attire moi, je ne vais pas me priver de tenter l’aventure (qu’elle soit bonne ou mauvaise au final). Les avis, je l’ai dit plus haut, on trouve de tout, et parfois, alors que vous, vous allez donner un 20/20 à un livre, dix autres ne mettront qu’un 10… C’est très subjectif donc, alors autant essayer et découvrir quelque chose de nouveau et espérer que ce soit une belle surprise 😉 

Caro Mélu : En général, j’aime bien me faire ma propre opinion… Mais c’est vrai que si j’écoute une chronique argumentée (mais vraiment détaillée, hein !) qui m’explique en quoi ce livre n’est pas top ET que je suis d’accord avec les arguments avancés, je peux me laisser influencer et ne pas lire le roman. Cela dit, il faut vraiment que ça soit expliqué de façon détaillée et que je sois sensible aux arguments développés. Après, c’est souvent l’inverse : certains Booktubeurs/tueuses et Instagrameuses me donnent vraiment envie de lire un livre. J’ai certains comptes “chouchou” sur Youtube ou Insta, qui sont mes dealeurs de livres ! ha ha

Elise : j’aime bien lire des avis, mais attention aux spoilers ! je peux devenir méchante LOL ( non, c’est une blague, je suis super gentille en vrai ^^) Ceci dit, je sais que cela reste terriblement subjectif, donc j’aime me faire ma propre idée: si le livre m’intrigue mais que les critiques ne sont pas terribles, je vais quand même tenter ma chance 

Solène B. : Alors oui et non. Non, car c’est souvent sur Instagram que je tombe sur une belle couverture et un avis sympa qui me donne envie de découvrir le roman. 

Et oui, car je sais que d’une personne à l’autre, un livre peut passer de “coup de cœur” à un “sans plus”. Généralement, je lis un ou deux avis et si le livre me fait vraiment envie, je n’hésite pas plus longtemps, ahah ! 

Alouqua : Que faites-vous si, cela m’est déjà arrivé à plusieurs reprises, la couverture ne vous attire pas du tout, mais que le résumé vous dit que vous pourriez adorer un livre ?

Lisa Barthelet : Dur… j’avoue qu’une couverture horrible ou pas très esthétique peut nous bloquer. Mais si vraiment, vraiment le résumé est ouffissime, alors peut-être que… mais même pas sûres T.T Caroline est déjà ulta sélective dans ses lectures, alors si en plus la couverture ne donne pas envie ; coup dur ! 

Azilis Helori : Cela m’est déjà arrivé à moi aussi haha ! J’essaie tout de même de privilégier le résumé si vraiment il me tape dans l’œil, et tant pis pour l’esthétique ratée de la couverture… Et puis, si au final l’histoire est tout aussi géniale que le résumé, eh bien le point négatif de la couverture sera rattrapé ! (Mieux vaut d’ailleurs que ce soit dans ce sens que dans l’autre, à savoir une histoire pas du tout à la hauteur du résumé ! Comme l’ont dit les filles plus haut, un résumé peut être à double tranchant :/ …)

Caro Mélu : Il faut vraiment que j’aie envie de lire l’histoire, alors ! Ceci dit, j’ai déjà acheté des livres aux couvertures horribles, parce que je savais que j’aimerais l’histoire et/ou le style de l’auteur/autrice. 

Elise : à moins d’une couverture kitchissime, je ne m’arrêterais pas à ce critère. D’ailleurs, j’aime bien aussi les livres dont les couvertures sont épurées, voire vides. Je pense par exemple aux éditions Grasset avec leurs couvertures toutes jaunes, où l’on peut juste lire le titre et le nom de l’auteur. Cela ne me dérange absolument pas.

Solène B : “On ne juge pas un livre à sa couverture” non ? 

Mais c’est quand même sur la couverture que se porte l’œil… Ce n’est pas facile, car si une couverture ne me plaît vraiment pas, je ne pense même pas aller jusqu’à lire le résumé. 

Après si par hasard, je tombais sur le résumé et qu’il me plaît, peu importe la couverture, je prends le roman. 

Alouqua : Une chose qui ne m’est encore jamais arrivée par contre, mais qui n’est pas impossible. Que faites-vous si, ni la couverture, ni le résumé ne vous donnent envie, mais que les avis que vous lisez sur un livre sont tous positifs ?

Lisa Barthelet : On se laisserait peut-être tenter, mais même pas sûre. On se fiche un peu des avis en général, même si on en comprend tout l’intérêt pour les auteurs ! Cela dit, à la limite en abonnement kindle passe encore, parce qu’on peut rendre au cas où ça ne plaise pas, mais sinon…

Azilis Helori : Dans ce cas de figure, il faut que les avis en question viennent d’amies lectrices avec qui je partage des goûts littéraires en commun ! Les avis de TrucduX ou MachindelaY, là pour le coup n’auront pas beaucoup d’impact sur ma décision… 

Caro Mélu : Honnêtement ? Peu de chances que je le lise si l’objet en lui-même ne m’attire pas et si l’histoire ne me fait pas envie. Par exemple, j’ai quelques titres en tête, là, adorés par des milliers de lectrices que je ne lirai jamais (même si c’étaient les derniers romans sur Terre ! ha ha). Pourquoi se faire du mal en lisant des trucs qui ne nous correspondent pas ? 

Elise : Alors là, il y a peu de chances que je me laisse tenter,à moins que ce soit un conseil de la part d’une amie lectrice dont les goûts sont très proches des miens et en qui j’ai toute confiance… Mais en général, je kiffe au moins déjà le résumé !

Solène B. : Si les avis sont “bon ok… le résumé et la couverture sont horribles, mais l’histoire est en fait tout autre… “, “livre révolutionnaire” “nouveauté littéraire” “coup de cœur”, je pourrais tenter la lecture. Sinon, c’est un “non” pour moi. 

Alouqua : Chaque lecteur a un livre qui l’a marqué plus que les autres, personnellement, c’est Jonathan Livingston le goéland, que j’ai lu pour la première fois il y a très longtemps, et que je ne me lasse pas de relire. Quel est donc ce livre qui vous a marqué, et pourquoi ?

Lisa Barthelet : Pour Lisa ce serait le Choeur des femmes de Martin Winckler, lu il y a des années et des années. Mais pour autant, elle ne le relirait pas. Pourquoi ce livre et pas un autre ? Il est plein de vérités sur le sujet des intersexes et du rapport à la femme avec les gynécologues.  En ce qui concerne Caroline, ce serait le Paradis Perdu de John Milton, mais là encore, impossible de le relire. Pourquoi ? Pour la symbolique Enfer et Paradis. Et parce qu’à l’époque, Caroline adorait les anges et les démons ! 

Azilis Helori : Cette question est très difficile haha ! J’ai une bonne dizaine de titres qui me vient là, quand même… Mais bon, comme il n’en faut qu’un, je vais choisir… Cyrano de Bergerac, l’un de mes livres fétiches depuis dix ans. Pourquoi celui-ci ? Parce qu’il y est question d’amour impossible/ à sens unique, de beauté d’âme et de corps, de poésie, de sacrifice et d’amour. Ce sont là des thèmes très forts et très parlants pour moi : Cyrano est un personnage qui me “poursuit”, me colle presque à la peau si je puis-dire. 

Caro Mélu : C’est une question super dure ! Tant de livres m’ont marquée ! 

Bon… Je pense que je vais dire “Roméo et Juliette” de Shakespeare, car je le relis chaque année (ou presque). C’est un petit bijou, un chef d’œuvre de la machine tragique : à chaque lecture, on a envie que les amants soient sauvés, même si on sait que ce ne sera pas le cas. Et puis, il y a tout dans cette œuvre : de l’amour passionnel, de l’humour, de la violence, de la poésie… J’ai une tendresse particulière pour le personnage de Mercutio. Bref ! C’est une petite obsession qui se retrouve d’ailleurs dans le dernier roman que j’ai écrit (les personnages y faisant sans cesse référence 🙂 ). 

Elise : Hihi, on a toutes ses références et ses idées fixes en matière de lecture… Celles (ou ceux) qui me connaissent vont dire que je radote, car j’arrive toujours à placer ce titre à un moment ou un autre, mais mon roman doudou, que j’ai lu des dizaines de fois depuis l’adolescence, c’est Jane Eyre de Charlotte Brontë. C’était ma première expérience de littérature anglaise du XIXème et ça a été une véritable révélation, un coup de foudre littéraire ! Le style, l’atmosphère, l’élégance de l’écriture… Mais aussi l’histoire: je me suis reconnue dans cette petite fille rebelle et incomprise qui grandit dans les complexes à cause du carcan que la société veut lui imposer. Sa fierté, sa droiture, sa liberté de penser malgré tout m’ont inspirée… Et puis c’est aussi une merveilleuse histoire d’amour interdite qui m’a fait rêver des nuits durant !

Solène B. : Question difficile… Je dirais l’histoire du Horla de Guy de Maupassant. L’ambiance, l’univers, les descriptions, tout m’a marqué. Et puis, il y a ce côté glauque propre à l’auteur qui me fascinait et me glaçait le sang.

J’ai appris récemment que l’auteur n’était pas très net en réalité (Info ou Intox ?), ça m’a un peu déçu… J’aurais préféré que son imagination débordante reste dans les livres. 

Alouqua : En tant que lecteur, nous avons tous nos préférences dans les styles littéraires. J’ai la chance de pouvoir lire de tout, je peux très bien lire un thriller bien sanglant pour ensuite me lancer dans un recueil de poésie par exemple, ou encore lire une romance pour poursuivre dans un cyberpunk. Mais, j’ai cependant deux styles que j’adore par-dessus tout, les thrillers et les fantasy. Et vous, quels sont vos genres de prédilections ?

Lisa Barthelet : Pour Lisa, ce serait la fantasy et l’urban fantasy ! Pour Caroline,  plutôt le fantastique et les thrillers depuis quelques années maintenant. Les goûts changent avec l’âge il faut croire… On ne lit pas encore de tout, mais on élargit parfois un peu nos horizons ! 

Azilis Helori : Comme toi, je lis de tout et depuis toujours ou presque ! Lire du contemporain, des classiques, de la poésie, du policier, du théâtre, du fantastique, de la fantasy, de la SF, etc. c’est vraiment ce qui permet de se (dé)construire, d’apprendre, de découvrir des palettes et des palettes d’univers, d’émotions, d’événements… C’est essentiel selon moi !

Cela dit, si je devais citer deux genres de prédilection, je dirais le fantastique (avec plusieurs de ses déclinaisons dedans, comme l’urban fantasy, la bit-lit – bon OK, celle-là n’est pas reconnue par tous.tes, mais chut ! xD) et la romance contemporaine. 

Caro Mélu : Comme vous toutes, je lis de tout (ou presque !) ! J’adore la littérature et j’aime varier les plaisirs. Je crois que les seuls genres auxquels je suis réfractaires sont l’horreur (je n’aime pas particulièrement me faire peur) et l’érotisme pur et dur. Alors après, si je suis honnête, je réalise que ce que je lis le plus ces derniers temps, c’est du Young adult (que cela soit réaliste, fantastique ou fantasy). Je trouve certains auteurs et autrices vraiment doué-e-s, tant dans la construction de l’intrigue que dans la poésie de l’écriture. 

Sinon, j’aime beaucoup le théâtre aussi ! 

Elise : je suis une lectrice assez éclectique, je lis un peu de tout, mais surtout: littérature blanche, polars, dystopies, romances, théâtre léger (les marivaudages !). J’aime les nouvelles aussi.

Solène B. : La dystopie, la science-fiction, le fantastique, la fantasy, tout ce qui ne correspond pas à la vie réelle. J’aime découvrir des univers, d’autres époques, d’autres planètes ! 

La romance me plaît aussi, mais je suis généralement plus exigeante car je n’aime pas les niaiseries et j’aime être surprise. C’est clair que c’est plus facile d’être surprise en lisant du fantastique (“oh ! un lapin volant !” “oh une chouette qui fait du roller !”) que de la romance. Pourtant en ce moment, j’ai envie de lire des histoires d’amour ! <3 

Alouqua : Il y a certains auteurs que nous recommandons sans hésiter, j’en ai plusieurs que je ne peux m’empêcher de conseiller les livres. Est-ce que vous avez, vous aussi, des auteurs fétiches ?

Lisa Barthelet : Très peu d’auteur(e)s français malheureusement, nous sommes des incorruptibles des traductions personnellement ! Sans aucune hésitation : Patricia Briggs, Anne Bishop, Nalini Singh, Sarah J. Maas, Fiona McIntosh n’en sont que des exemples 🙂

Azilis Helori : Bien sûr ! Je vais donner quelques francophones d’abord avec : Jenny Rose, Lily Degaigne, Océane Ghanem, Anna Triss qui sont des auteures fabuleuses en plus d’être des femmes remarquables que j’ai la chance de connaître et côtoyer (IVL pour l’instant ^^) ! Et du côté anglophone, je peux citer Becca Fitzpatrick, Stephenie Meyer, Jane Austen.  

Caro Mélu : J’ai plus tendance à aimer une œuvre qu’un auteur… Mais ceux avec lesquels je suis rarement déçue sont : Fred Vargas, JK Rowling, John Green, Shakespeare, Baudelaire, Verlaine, Tolkien… Et sinon, chez les autrices françaises actuelles, il y en a plusieurs dont je suis les publications (et je suis désolée d’avance car je sais que je vais en oublier –’) : Elle Seveno, Laureline Eliott, Elise Picker, Aurélia Vernet, Valérie J. Chesnay, Laurie Delphis… 

Elise : Ah, mes auteurs fétiches… Je pourrais citer Jane Austen, Stephen King et Amélie Nothomb, ou encore Jasper Fforde et Sarah Waters que j’adore. Mais les autrices que j’affectionne et que j’aimerais mettre en lumière, car j’aimerais qu’elles soient plus connues, sont Caro Mélu, Valérie J. Chesnay, Geny H David ou encore Aurélia Vernet !

Solène B. : Bah du coup Guy de Maupassant (en espérant qu’il ne soit pas un réel psychopathe), après je reste très classique : J.R.R Tolkien, Suzanne Collins, Stephanie Meyer, James Dasher, Bernard Werber.

Passons maintenant à votre autre facette, celle d’auteure.

Alouqua : D’après moi, il y a un élément déclencheur qui fait qu’un jour, l’envie d’écrire devient tellement forte, que l’on ne peut s’empêcher de s’y mettre. Est-ce votre cas ? Comment vous est venue cette envie d’écrire vos propres histoires ?

Lisa Barthelet : A la base de la base, pour nous deux ce serait au collège. Comment et pourquoi, bonne question. Nous avions des idées, l’envie, pas encore le talent, mais bref XD Bizarrement, ou sans surprise, au choix, nous avons toujours été des adeptes du 4 mains, pas forcément ensemble au départ, mais avec d’autres personnes. Et puis après on s’est trouvé sur Booknode pour ne plus se lâcher… 

Azilis Helori : Un élément déclencheur ? Dans mon cas, plus que l’envie d’écrire, je parlerais plutôt du besoin d’écrire. Quand j’ai commencé à écrire sérieusement (comprendre pas juste de pauvres petits poèmes ou autres écrits courts et plus ou moins aboutis xD), c’était cathartique : je voulais écrire sur des sujets qui me pesaient trop en un sens et pour me sortir ces idées qui tournaient tellement dans ma tête haha (et ça ne m’a pas quittée encore ! xD) 

Caro Mélu : Je crois que l’écriture et la lecture sont liées. J’ai écrit dès mon plus jeune âge des bouts de textes, de poèmes. Puis, ça s’est amplifié à l’adolescence, avec de la poésie et des textes courts bien torturés (ha ha). Plus tard, je me suis lancée dans des nouvelles (ou plutôt des contes décadents)… puis un roman de fantasy (inachevé, d’ailleurs). Je crois que c’est la rencontre avec le lectorat des plateformes d’écriture (Fyctia, puis Wattpad) qui m’a donné le coup de pouce dont j’avais besoin pour achever des romans.  

Elise : Un peu comme Caro, j’ai toujours plus ou moins écrit depuis l’enfance. Des histoires courtes, des poèmes, des petits bouts de textes. Puis j’ai découvert l’existence de Fyctia à la fin d’un livre et j’ai décidé d’essayer pour voir… ça a été une expérience incroyable d’avoir ce lien direct avec des inconnus qui nous lisent et commentent: un vrai booster à motivation !

Solène B. : Au collège, j’écrivais quasiment tous les jours dans mon journal intime. Et j’aimais tellement l’univers des mangas que j’écrivais des fanfictions dessus (certaines doivent encore traîner dans des coins perdus d’Internet ahaha). Mais c’est au lycée que j’ai eu envie de créer mon propre univers. Tous les soirs j’y pensais. Je créais l’intrigue des Hotors dans ma tête petit à petit. Et dès que j’ai eu la fin, je me suis lancée dans l’écriture.

D’ailleurs, parfois je me dis que ça remonte à même plus loin, car j’ai retrouvé des carnets de moi à 7 ans où j’inventais des histoire de Diddle et Diddlina avec intervention de certains Pokémons en twist final ! 

Alouqua : Avant de vous mettre à écrire un récit tout neuf, préparez-vous des fiches de vos personnages, les décors, un schéma du déroulement ? Du moins, dans les grandes lignes, pas forcément directement y mettre des tas de détails. Ou préférez-vous laissez faire le destin ?

Lisa Barthelet : Au départ, c’était en mode YOLO. Vraiment. Les personnages, OK, mais 0 plan. Rétrospectivement, on s’en est plutôt bien sorti, mais depuis quelques années, impossible pour nous de nous lancer sans un plan détaillé et ce, jusqu’au déroulé de chaque PDV, du prologue à l’épilogue. Parfois on se laisse une petite marge de manœuvre, un moyen de surprendre l’autre, mais on fonctionne à deux depuis si longtemps que lorsqu’une idée germe dans la tête de l’une, elle se termine dans celle de l’autre… 

Azilis Helori : OMG, des fiches détaillées ? des décors hyper précis ? Euh… non xD Pas chez moi, en tout cas haha Alors, après je n’écris pas non plus en freelance total : j’ai effectivement les grandes lignes en tête, avec quelques éléments plus détaillés qui s’imposent à mesure que je me figure l’histoire, mais ça ne va pas au-delà. Pas vraiment. 

Les idées qui me viennent restent dans ma tête, mûrissent petit à petit, deviennent plus fortes et imposantes si vraiment elles sont viables, et ensuite, lorsque vient le moment de les écrire… quelques lignes bougent de temps à autre, des choses se présentent un peu différemment 😉

Caro Mélu : J’ai besoin de savoir où je vais. Et plus j’écris de romans, plus je fais de plans détaillés. Je ne fais pas forcément des fiches des personnages ou des décors, mais j’écris le plan de chaque grande partie + le plan de chaque chapitre avant même de commencer l’écriture. Bien sûr, il est fréquent que des chapitres ou des personnages se rajoutent au fur et à mesure… Mais en général, l’essence de l’histoire est là, avant même que j’aie tapé la première phrase. Notamment, pour moi, c’est important de savoir la fin et que mon écriture chemine jusqu’à elle. 

Elise : Pas de plan détaillé ( j’ai essayé avec plus ou moins de succès). Une idée de départ, les grandes lignes et une idée d’une fin possible dans ma tête et je me lance… Il m’arrive de faire au fur et à mesure un tableau où je note les détails que j’insère sur les personnages (caractéristiques physiques, âge, passions, traits de caractère, lieux de vie, etc) pour éviter les erreurs de cohérence, mais rarement plus. 

Solène B. : Je fais un plan des chapitres que je vais bientôt écrire. Par exemple, si je suis au chapitre 3, je vais écrire le plan du chapitre 4-5-6 pour avoir une idée d’où je vais. 

Pour les fiches de personnages, j’essaye d’en faire pour chaque personnage. C’est surtout pour rester cohérente au niveau de leur caractère et de leur action. Parfois je fais des plans des lieux aussi, mais c’est long et je n’ai pas toujours la motivation, ahah ! 

Alouqua : De quelle manière gérez-vous votre temps d’écriture ?

Lisa Barthelet : Fluctuant celui-ci xD Si on zappe la situation et donc les confinements, on écrivait rarement en semaine, juste les w-e. Et on carburait plutôt bien, tout comme durant les vacances. Avec le confinement, on ne s’arrête plus depuis mars dernier. On boucle un projet pour en commencer un dans la foulée et on écrit donc quasiment tous les week-end presque sans pause et la semaine aussi, quand on a les yeux en face des trous… Notre éditrice dirait que nous sommes des machines… 😛

Azilis Helori : Vu qu’actuellement je suis sur la fin d’un projet (l’univers d’Anien Don en l’occurrence) j’écris tous les jours, sur mes temps de pause et RTT et le week-end (beaucoup plus le week-end forcément). Mais de manière plus générale, j’écris plutôt le week-end et les vacances (tous les jours pendant les vacances, histoire de rattraper ce que je ne peux pas faire en semaine, en fait). 

Caro Mélu : Alors pour moi, c’est tout le contraire de la team Lisa! LOL ! Depuis le confinement, je traverse des phases sans écriture (je suis plus dans une boulimie de lecture actuellement). Mais ce n’est pas grave… L’écriture se nourrit de la lecture et je sens que mon écriture bouillonne sous la surface et qu’elle ne va pas tarder à jaillir (faire une métaphore bidon : check ! ha ha). Sinon, en règle générale, j’écris le week-end. J’ai un travail qui mobilise mes capacités intellectuelles et créatrices (en plus d’être prenant émotionnellement), donc c’est plus dur pour moi d’écrire la semaine quand je ne suis pas en vacances: j’ai la sensation de ne pas être entièrement “dispo”. 

Elise : C’est par phases pour moi aussi: des fois, j’écris pendant le moindre petit bout de temps libre, parfois rien du tout pendant quelques semaines. De manière générale, je dois jongler entre boulot, famille (3 enfants!) et écriture, donc c’est souvent le soir ou la nuit. Il m’arrive d’arriver à me dégager un peu de temps le week-end, ça dépend des fois ! Je regrette de ne plus travailler à mi-temps, mais les contraintes de la vie m’ont rattrapée !

Solène B. : En ce moment, j’essaye d’écrire tous les jours, peu importe le moment de la journée. Généralement, j’aime écrire le soir. Mais l’ambiance qu’il y a le matin vers 5h est aussi incroyable pour l’inspiration ! Il n’y a pas de bruit, pas de portable qui vibre, pas de distraction extérieur, juste toi, ton thé chaud et ton roman. 

Pour la durée d’écriture, ça varie. Je dirais entre quinze minutes et 2h. Après, ce n’est pas parce que j’ai “travaillé” (si on peut appeler ça comme ça) deux heures que j’ai écrit des pages et des pages. Parfois j’écris plus en quinze minutes qu’en une heure. 

Évidemment, il y a des jours où je n’ai pas le temps d’écrire, mais j’aime avoir une certaine régularité. 

Alouqua : Vous êtes plutôt du genre écriture sur PC, tablette, carnet, feuille volante, ou pourquoi pas, tout ce qui vous tombe sous la main au moment précis où une idée fait son apparition ?

Lisa Barthelet : Ordinateur depuis plusieurs années. Quand la situation l’exige, feuille, mais c’est devenu très, très rare. Ecrire sous word est un sacré confort et nous aurions du mal à faire autrement. A une époque, on écrivait sur Skype ou par mail, donc pas hyyyper pratique… 

Azilis Helori : PC dès le début ! Le bloc notes, c’est juste pour les quelques petites idées qui me viennent pour de futures histoires, par exemple (je n’écris pas plus d’une histoire à la fois donc pour être sûre de ne pas oublier plus tard, je note sur le moment haha). 

Caro Mélu : J’écrivais sur Word, mais après une mésaventure, je suis devenue adepte du Google doc (pour mes plans / mes premiers jets / mes corrections). Après, cela m’arrive encore d’écrire sur un carnet ou une feuille si jamais je n’ai pas mon ordi avec moi (inspiration foudroyante en journée ou en voyage). J’ai même pratiqué l’enregistrement audio quand l’inspiration me venait au volant ! ha ha

Elise : J’écris directement sur mon PC, c’est plus pratique pour revenir sur le texte et le corriger… Et puis les carnets, j’ai tendance à les perdre !

Solène B. : J’adore diversifier les supports ! J’ai l’impression que mon inspiration se cache dans chaque support ! En ce moment, j’alterne entre la tablette et l’ordinateur, parfois sur une feuille volante. 

Je sais qu’à mon retour en France métropolitaine, il y a aussi ma petite machine à écrire qui m’attend sagement et j’ai hâte de réécrire avec. 

Alouqua : Après avoir parlé de l’avant, dites-nous tout sur l’après écriture. Ce moment où vous apposez le mot fin sur votre manuscrit. Sensation, impression, sentiment, nous voulons tout savoir !

Lisa Barthelet : Aucune idée… généralement, entre une fin et un début, on souffle à peine. Ou alors on a parfois besoin de souffler un peu pendant quelques jours, mais jamais trop longtemps. Nous sommes du genre à tout donner sur les dix ou quinze derniers chapitres et alors, le rythme est vraiment très soutenu, ce qui nous vide et nous donne très, très mal à la tête. On se sent bien, vidées, c’est sûr, mais on est fières de nous et de tout le processus engagé. Par contre, on ne redescend pas puisqu’on enchaîne toujours très – trop ? – vite ! 

Azilis Helori : Pour le coup, je vais dire comme les filles au-dessus : je ne sais pas trop ^^ Comme elles, j’enchaîne rapidement sur une nouvelle histoire dès que la précédente est bouclée (là, pour vous donner un exemple concret, je vais finir de travailler sur l’univers d’Anien Don le mois prochain, me lancer dans de nombreuses recherches sur mon nouveau projet – ça va encore chier des bulles carrées, ça xD – et commencer la phase d’écriture d’ici à fin janvier/début février si tout va bien).

Mais bon, pour essayer de répondre à ta question quand même, je pense que je suis soulagée d’avoir mené mon histoire à son terme (et impatiente de me lancer dans autre chose pour changer d’air xD !).

Caro Mélu : Hum… alors moi je vais aller à l’inverse des réponses précédentes : après le mot “fin”, j’ai souvent une période de deuil (ah tiens, d’ailleurs, maintenant que j’y pense cela doit être pour ça que j’ai du mal en ce moment LOL). Je sais que ça fait “autrice névrosée”, mais dire au revoir à mes personnages est souvent difficile : j’ai besoin de plusieurs mois pour m’en remettre et les abandonner totalement, avant de me lancer dans une autre histoire ! Et plus l’histoire vient de mes “tripes”, plus cela me prend du temps… –’ (non mais ça va bien, hein, sinon ! Vous inquiétez pas! LOL)

Elise : ça fait bizarre, une sensation de vide qui perdure plus ou moins longtemps selon le texte ! Je suis généralement un peu déphasée, il me faut un peu de temps avant de savoir vers quel nouveau projet je vais m’orienter… Je suis malgré tout fière d’être allée au bout !

Solène B. : Je ne le sais pas. J’ai hâte et en même temps, je redoute ce moment. J’ai déjà imaginé des phrases qui pourraient clore le Tome 3 et ça me rend déjà nostalgique. 

C’est bizarre d’avoir autant hâte et autant peur ! 

Il faut que je savoure encore plus chaque seconde d’écriture, parce qu’un jour… FIN ToT 

Alouqua : Si vous êtes en ce moment en train de répondre à mes questions, c’est que vous êtes, ou allez prochainement être, publiées aux éditions Edelweiss. Quelle fut votre réaction lorsque vous avez su que votre bébé allait pouvoir se retrouver chez les lecteurs, que finalement, vos héros ne seraient plus uniquement à vous, mais que vous alliez les partager avec d’autres personnes ?

Lisa Barthelet : Heureuses. De lire le premier mail qui faisait suite à la lecture de notre manuscrit par le comité de lecture d’Edelweiss, de voir l’engouement autour de nos loustics. Une belle découverte, beaucoup de fierté surtout et énormément d’appréhension de se dire qu’on se lançait enfin dans l’aventure de l’édition ! On appréhende toujours un peu, mais l’aventure reste incroyable pour le moment et on a de la chance d’être bien entourées et d’avoir déjà une communauté sur wattpad bien présente ! 

Azilis Helori : Ah bah c’est simple : j’ai chialé x) ! Voilà, voilà… xD

Clairement, j’ai beaucoup pleuré parce que je n’y croyais pas, parce que c’était la première étape d’un rêve que je pensais complètement inaccessible, parce que ça représente beaucoup – mais alors beaucoooooup – d’angoisse pour moi… C’est très ambivalent, très doux-amer chez moi, je sais haha x) Bienvenue dans ma tête, mes chères/chers xD 

Très honnêtement, quand on va arriver à la période de sortie d’AD… je sais que je vais être dans un état pas possible ^^ J’espère donc que l’accueil qui lui sera réservé rattrapera toute cette angoisse ! Je croise tous les doigts possibles en tout cas ^^ (S’il vous plaît, soyez charitables et faites-le vous aussi, croisez tous vos doigts pour moi xD !)

Caro Mélu : Cette réponse risque d’être un peu biaisée, car ce n’est pas mon premier roman publié… Mais quand j’ai su qu’Edelweiss était intéressé par Sympathy for the Devil, j’étais ravie ! D’autant plus que l’échange que j’ai eu avec l’une des éditrices m’a tout de suite beaucoup plu ! Le héros de ce roman est le tout premier personnage que j’ai créé et cette histoire compte beaucoup pour moi. Je sais que plusieurs personnes attendent la fin de ce texte publié sur Wattpad depuis des années et j’ai hâte de la leur livrer. 🙂

Elise : Même si ce n’était pas mon premier livre publié, j’étais très heureuse d’avoir trouvé une équipe d’éditrices emballée par mon histoire, et avec qui nous avions une même vision des choses. Mon livre, L’Usurpateur, est un peu hybride: suspense, psychologie, action, et romance en sont les ingrédients. D’autres éditeurs auraient pu se montrer un peu frileux car il ne rentre pas vraiment dans une case. Alors face à l’enthousiasme de Loréna et Lucille, j’ai été rassurée et confiante pour la suite de l’aventure ! De plus, je trouvais génial de participer au lancement d’une nouvelle maison d’édition !

Solène B. : J’étais sur un nuage et j’y suis toujours d’ailleurs, ahah ! 

C’est indescriptible comme sentiment. C’est de l’accomplissement et d’un autre côté, c’est un défi, car le travail ne s’arrête pas là. 

Merci aux Edelweiss Editions pour leur confiance en tout cas 😀 

Cette fois, vous êtes bien arrivée à la fin, et je ne peux que, oups encore une fois, vous remercier toutes pour l’accueil que vous m’avez fait, ainsi que cet échange qui s’est créé au fil des semaines 🙂

Lisa Barthelet : En tout cas, on voulait te remercier pour ton implication et pour ta curiosité. Ça fait très plaisir et ça nous a surtout permis de toutes nous connaître un peu mieux au fil de ces échanges…

Azilis Helori : Oui, un très grand merci à toi pour ton investissement ! C’est adorable et je pense que ça touche chacune d’entre nous. Merci encore pour tout et on espère que tu apprécieras la plupart – si ce n’est pas toutes 😉 – de nos histoires 🙂

Caro Mélu : Je plussoie les filles! Merci pour ton intérêt, tes questions et d’avoir aidé à créer cette dynamique entre nous ! 🙂 

Elise : Je suis bien d’accord aussi: merci pour tout ce que tu fais pour mettre en lumière Edelweiss Editions, ses livres et auteurs, c’est vraiment génial !

Solène B. : Merci à toi surtout ! En plus de mettre en avant les Edelweiss Editions, tu crées un lien entre les auteures : trop forte notre Alouqua ! 

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Alouqua

Depuis toujours j'adore lire, déjà enfant il m'était impossible de me passer d'un livre. Quand à partager mes avis, eh bien je l'ai toujours fait, c'est donc devenu pour moi une évidence d'ouvrir un blog.
J'ai l'avantage de lire un peu de tout, je n'ai jamais aimé me restreindre, en quoi que ce soit.

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