Interview, Un mois autour de...

Un mois autour de… #5 – Edelweiss Editions

Cette fois, c’est aux auteures de la famille Edelweiss que j’ai proposé une mini interview. En effet, ce n’est pas bien long, simplement cinq questions, ou peut-être bien une petite sixième pour la route ! Mais cette fameuse sixième question n’était pas « obligatoire », j’ai laissé le choix aux auteures d’y répondre ou pas 😉

 

RAPPEL :

Azilis Helori : auteure de Anien Don 

Lisa Barthelet : auteures des Johannes Brothers

Elise Picker : autrice de L’Usurpateur (déjà paru : ICI)

Caro Mélu : auteure de Sympathy for the Devil 

Sophie Griselle : auteure d’Ezéchiel

Solène Blin : auteure de Les Hotors #1 (déjà paru : ICI)

Alouqua : Bien que nous soyons ici dans un rendez-vous littéraire, j’aimerais savoir qui est la personne derrière l’auteure. Ce que vous aimez faire en dehors de l’écriture, vos passions, vos parcours. Tout ce qui ne concerne pas directement l’écriture.

Azilis HeloriMa plus grande passion, celle qui dépasse de quelques degrés l’écriture, c’est la lecture. Je ne peux pas m’en passer, j’avale des kilomètres de mots chaque semaine, dès que j’ai des temps tranquilles au travail (et cela arrive assez souvent, pour mon plus grand bonheur haha !). Je lis de tout – un impératif primordial pour moi si l’on veut s’enrichir et écrire derrière – même si j’ai une préférence pour les histoires fantastiques (mes premiers amours en littérature) et les romances. Lire m’est aussi nécessaire que l’oxygène pour vivre ! 

Autrement, niveau passion, je peux évoquer rapidement le chant (en breton, en français, en anglais, un peu en espagnol aussi…), la danse (enfin bon… ce qui s’en rapproche le plus quand on n’a jamais pris de cours xD) et le sport (bon, ça, c’est plus une nécessité qu’une passion en un sens, mais voilà).

Lisa Barthelet : Alors déjà, nous sommes 2 ! Deux filles qui se sont rencontrées sur le forum d’écriture de Booknode et qui ont commencé à écrire très vite à deux tout en s’envoyant pas moins de 500 SMS par jour (à l’époque on avait pas WhatsApp xD) Depuis cette époque lointaine, nous sommes pas loin de nous marier et nous sommes les heureuses mamans de 5 chats. De base, on aime lire toutes les deux, Caroline bien plus que Lisa qui elle, préfère remplir et gérer son bujo. Caroline joue beaucoup à la console et Lisa s’est découverte une nouvelle passion pour des shootings photos mettant en avant les lectures de Caroline, le tout posté sur Insta 😉 Pas le même parcours scolaire, mais la même université ; celle de Strasbourg. Nous sommes toutes les deux très – trop ? – casanières et le confinement ne change absolument rien à notre routine. On aime les mêmes séries (presque tout le temps), les mêmes films surtout. Bref, des meilleures amies qui se sont dit oui, parce que personne d’autre que nous n’aurait pu nous supporter (AHEUM) ! 

Elise Picker : Coucou, derrière l’autrice se cache une femme de 38 ans, maman de 3 enfants qui travaille dans la petite enfance. Mes passions dans la vie ? J’adore lire depuis toute petite (ma journée de rêve: un bon livre, du calme autour de moi, du chocolat… ça suffit à mon bonheur !). Mis à part ça, j’adore les séries, la musique et découvrir de nouveaux lieux et enfin, je m’intéresse beaucoup aux problématiques environnementales.

Caro Mélu : En dehors de l’écriture, je suis aussi une très grande lectrice lunatique. Pourquoi “lunatique” ? Tout simplement parce que je fonctionne par “phases” : parfois je ne lis rien pendant des mois et d’autres fois je suis une vraie boulimique de lecture (par exemple, j’ai lu plus de 30 livres en moins de 3 mois pour le Pumpkin Autumn Challenge de cette année). Sinon, la musique c’est presque toute ma vie et je suis capable d’aller à l’autre bout de la planète pour voir l’un de mes groupes préférés en concert. Du coup, tu imagines bien que depuis le confinement, ce n’est pas la joie de ce côté-là… J’ai une passion toute particulière pour le “Seattle Sound” (aussi appelé “grunge”) : Pearl Jam (normal, je suis amoureuse d’Eddie Vedder 😉 ), Soundgarden (d’ailleurs, Sympathy for the Devil est dédié à feu Chris Cornell), Nirvana, Alice in Chains, Mudhoney, Reignwolf… J’aime beaucoup voyager (du coup, là pareil, c’est compliqué) et je suis une vraie droguée à la caféine (mais je me soigne… Nan, je plaisante : je ne suis pas du tout raisonnable). En règle générale, je suis quelqu’un d’obsessionnel, mais on va dire “passionnée” : ça passe mieux en société ! ha ha ! Et je déteste les gens qui cherchent à vous faire entrer dans des cases… Voilà !

Sophie Griselle : En dehors de l’écriture, j’entame à 26 ans ma dixième année d’études (eh oui, déjà !). Je suis en dernière année de doctorat d’égyptologie, l’Egypte ancienne étant, sans aucun doute, ma seconde passion. En parallèle de cela, je donne aussi des cours à l’Ecole du Louvre et à la Sorbonne, et je n’ai à vrai dire plus beaucoup de temps pour quoi que ce soit d’autre en ce moment ! Je travaille beaucoup mais je vis de ma passion, donc je crois que je n’aurais pu rêver mieux.

Solène Blin : Pas facile de répondre, car l’écriture est vraiment ma passion avec un très grand P. Je dirais qu’à part l’écriture, je suis un peu une touche-à-tout, je suis curieuse et j’aime essayer de nouvelles choses. J’adore le dessin et si j’avais le temps, je pense que je ferais aussi des bandes-dessinées voire des mangas ! Le dessin colle autant à mon caractère que l’écriture car ce sont des disciplines solitaires. Je pourrais rester dans une grotte à écrire et dessiner que je ne me plaindrais pas ! Pourtant à côté, j’aime aussi le cheerleading, la danse et participer à des concours, dont celui de Miss Guyane. Des univers assez différents de celui de l’écriture. 

Alouqua : Revenons au domaine littéraire. Quelles sont vos sources d’inspirations pour écrire ? Laissez-vous complètement vagabonder votre imagination, ou avez-vous un schéma bien précis dès le départ ?

Azilis Helori : Mes sources d’inspiration restent, en premier lieu, mon vécu et mes valeurs. J’aime écrire sur des sujets qui vont me tenir à cœur, qui peuvent être jugés problématiques, conflictuels, mais qui sont avant tout humains. La nature humaine et toutes ses complexités, c’est sans doute cela qui me pousse autant à gratter des pages et des pages sur mes histoires qu’à passer mon temps à y réfléchir, à m’en imprégner… au point de tenir de longs monologues quotidiens seule chez moi xD

Pour ce qui est du processus d’écriture, comme je réfléchis beaucoup en amont, j’ai un schéma qui s’installe et se développe dans ma tête, mais l’improvisation est toujours possible ! Après tout, une dynamique d’histoire n’est jamais linéaire, il y a des rebondissements que l’on n’entrevoit pas toujours au détour d’un chapitre…

Lisa Barthelet : L’autre, principalement. On puise chez l’une et l’autre pour les idées, mais souvent, ça vient d’idées qui popent simplement, sans prévenir. Des films aussi, des séries, de quelques lectures. A la base, dans nos premiers écrits, aucun schéma. On voulait surprendre l’autre, quitte à nous bloquer nous-même. Et depuis quelques années, on suit un schéma très précis : on pense l’intrigue dans sa globalité et ensuite on pose les bases de tous les chapitres, du prologue à l’épilogue et ça nous réussit très, très bien ! On se cherche encore sur certaines choses, mais on a trouvé les bases pour carburer un max, preuve en est ces derniers temps où est en mode écriture.

Elise Picker : L’inspiration est partout: une musique, une personne croisée dans la rue, une phrase entendue… Je suis une rêveuse observatrice, donc je regarde autour de moi et je laisse vagabonder mon imagination ! Pour ce qui d’un schéma d’écriture, j’en suis loin… En général j’ai une idée de base qui s’impose, un élément déclencheur ( ça commence souvent comme ça dans ma tête : “Et qu’est-ce qui se passerait si… ?), puis l’idée fait son chemin tranquillement, et j’ai alors une vague idée globale de développement potentiels et d’une fin. Quand je me lance dans la phase d’écriture, tout se met en place au fur et à mesure.

Caro Mélu : Je suis inspirée par la vie en général… C’est assez mystérieux et difficile de trouver d’où proviennent mes idées. Je puise dans mes émotions et dans l’observation du monde autour de moi. J’essaie d’en retranscrire la beauté (sans doute de manière très imparfaite). Ceci étant dit, ce qui m’aide le plus dans la création, c’est la musique. Je n’arrive plus à écrire sans “bande son” choisie avec minutie pour chaque chapitre. En ce qui concerne le plan, chacun de mes romans est très clair dans ma tête avant même que j’écrive la 1ère ligne ! Cela ne veut pas dire que certains éléments n’arrivent pas en cours d’écriture… mais la trame principale est fixée avant que je commence à l’écrire. 🙂

Sophie Griselle : J’ai toujours eu une âme rêveuse et une imagination trop débordante pour mon propre bien. Je considère un peu l’écriture comme un moyen d’évasion : s’échapper d’un monde que je trouve trop gris, trop froid, trop terre à terre, pour m’inventer autant d’aventures et d’intrigues à ma manière. J’adore puiser dans le spectre des émotions humaines : plus elles sont intenses et torturées, plus je suis inspirée ! Oui, je verse pas mal dans la tragédie, héhé…

Concernant ma méthode d’écriture, je pars souvent de la fin : le dénouement est presque toujours ce qu’il me vient en premier, une fin que je trouve fabuleuse, et autour de laquelle je vais construire une intrigue et des personnages petit à petit… Auparavant je laissais une part d’improvisation dans mes romans, mais depuis récemment je me suis mise à appliquer des méthodes plus “strictes” de travail préparatoire en amont, et je suis contente du résultat !

Solène Blin : Je suis énormément inspirée par les films. La manière dont les scènes sont filmées, les sentiments que les réalisateurs arrivent à faire passer grâce à des couleurs, des plans ou encore les multiples expressions des acteurs. C’est une source inépuisable d’inspiration ! Quand j’écris, j’ai envie que cela soit le plus visuel possible et quoi de mieux qu’un bon film pour m’aider ? 

La lecture m’inspire aussi, mais d’une manière plus scolaire. Ça va être sur la tournure des phrases, sur la ponctuation, sur la manière dont s’enchaînent les chapitres. D’ailleurs généralement, je ne suis plus concentrée sur l’histoire quand je lis pour m’inspirer, donc je ne fais pas ça très souvent. Je n’ai pas envie de « gâcher » la lecture d’un bon livre en me disant « hmm, intéressant l’emplacement de cette virgule ! ». 

Quand je commence à écrire, j’ai un plan en tête, je note chapitre par chapitre et bien sûr je connais la fin de mon roman. Après, au sein de chaque chapitre, je laisse la place à l’imagination et à la surprise. J’aime bien me surprendre moi-même ! 

Alouqua : Si personnellement, je suis sur les réseaux chaque auteure de la famille Edelweiss, qu’avez-vous envie de dire pour que d’autres potentiels futurs lecteurs le fassent également ? 

Azilis Helori : Notre maison est jeune, mais elle s’est engagée à offrir une belle palette d’univers en tout genre ! Du contemporain, du fantastique, de l’action et aventure, du thriller psychologique… le tout toujours saupoudré de romance ! Certaines histoires seront plus marquées et généreuses que d’autres pour ce dernier point, mais je pense que notre but à toutes est de faire vivre des émotions fortes aux lectrices/lecteurs. On veut les toucher, les rendre accros, leur faire vivre les mêmes joies et tourments que ceux de nos personnages ! Et je suis persuadée que chez nous, le “garanti” l’emporte largement sur le “remboursé”.

Lisa Barthelet : Il faut découvrir et sortir de sa zone de confort parfois aussi. On est d’accord avec Azilis : je pense que nous sommes toutes des auteures différentes pour le moment et on va forcément offrir un panel de choix différent et on adore pouvoir se dire qu’une si petite ME à déjà beaucoup à offrir, il faut juste sauter le pas, alors n’hésitez pas :3

Elise Picker : Edelweiss est un très beau projet, porté par deux passionnées qui ont une belle vision de l’édition: elles misent sur la passion, l’originalité et la qualité. Je suis ravie de collaborer avec elles et je vous conseille de suivre de près les parutions, vous allez faire de belles découvertes ! En ce moment, je lis les Hotors et je suis sous l’emprise de cette histoire et la plume addictive de Solène ! 

Caro Mélu : Elles ont tout dit ! ha ha ! J’aime beaucoup la qualité du travail de cette toute jeune maison d’édition et l’ambiance “bon enfant” qui commence à se créer entre les autrices (je crois qu’on est que des filles, non ? #GirlPower). Je connaissais déjà Elise Picker, dont j’admire la qualité de l’écriture et la richesse du vocabulaire. Je me découvre de plus en plus de points communs avec Caroline et Lisa. Mais c’est dur d’avoir du recul… Ce serait plutôt à toi de nous dire ce que tu apprécies dans nos différents réseaux ! 😉

Sophie Griselle : Etant moi-même plutôt timide sur les réseaux, j’ai pourtant conscience de l’importance qu’ils revêtent aujourd’hui pour la promotion de nouveaux jeunes et beaux projets tels qu’Edelweiss Editions. Je pense que c’est le meilleur argument que je puisse avancer : il est tellement difficile à l’heure actuelle de promouvoir la parution d’auteurs inconnus et originaux ! Si vous pouvez apporter votre petite pierre à l’édifice et contribuer à nous aider en propageant la nouvelle, pourquoi hésiter ? ;D

Solène Blin : Je dirai tout simplement à ces lecteurs : OSER ! Oser pour faire de belles découvertes littéraires ! Certes, notre maison d’édition est jeune mais pas moins sérieuse et surtout elle bichonne chaque livre. Lucille et Loréna sont des lectrices passionnées qui donnent le meilleur d’elles-mêmes, et cela se ressent vraiment au sein des Edelweiss Éditions. 

En plus niveau lecture, il y a en pour tous les goûts ! Alors foncez vous abonner ! 😉

Alouqua : Si vous deviez donner un conseil aux auteurs qui aimeraient se lancer sans oser franchir le pas, quel serait-il ? D’ailleurs, avez-vous une personne qui vous booste en arrière-plan, qui vous soutient, qui vous donne le coup de pied au derrière, parfois nécessaire pour ne pas baisser les bras ?

Azilis Helori : Mon conseil : il faut écrire pour soi, avant tout pour soi ! L’écriture doit être un plaisir, une véritable envie de donner corps (enfin mots xD) à toutes ces idées qui germent dans notre esprit. Cela doit venir de l’intérieur de soi, de ses tripes, de son âme, de son cœur aussi. C’est VOTRE essence avant tout. C’est vraiment le plus important !

J’ai quelques échanges avec des amies sur mes écrits actuels comme futurs, et même si elles aiment ce que je fais et m’encouragent à poursuivre, je sais que je n’ai besoin de personne pour écrire en dehors de moi-même. L’écriture est solitaire chez moi, je me lance dans mes projets et les finis en solo (et j’écrirai jusqu’à ce que je n’ai plus d’idées à creuser !). Pour ce qui est de partager mes écrits en revanche, le soutien de ces quelques amies n’est pas de refus, non ^^ Pour l’instant, ce sont elles qui me maintiennent la tête hors de l’eau et m’aident à ne pas abandonner la publication sur Wattpad, notamment (à l’inverse des autres, je n’ai pas beaucoup de retours sur mes écrits qui pourraient me booster à continuer d’aimer partager ce que je fais).

Lisa Barthelet : Nous avons été boosté par notre lectorat sur Wattpad ; les mêmes lectrices qui nous suivent depuis des années maintenant. Et même s’il n’y a pas que du bon sur la plateforme, il y a un tel potentiel, beaucoup d’amour et une telle furie parfois, mais dans le bon sens XD On vibre avec nos lectrices depuis le départ 🙂 Et puis c’est notre moitié surtout qui nous motive. Caroline est motivée depuis des années à tester l’édition alors forcément, une fois d’accord toutes les deux, ça a été plutôt rapide. L’écriture n’a jamais été une activité solitaire pour nous. Nous sommes meilleures à deux et ça continuera à l’être pour encore des années.

Elise Picker : Mon conseil, c’est de prendre du plaisir avant tout et de s’autoriser à écrire, ce n’est pas réservé à “une élite” ! L’écriture est un magnifique moyen de se lâcher, de laisser divaguer notre imagination, de tout se permettre pour nos personnages ! Ensuite, si vous voulez écrire en vue d’être publié, il faut être prêt à travailler, se relire plusieurs fois, se confronter aux regards extérieurs pour voir ce qui marche ou ne marche pas et s’améliorer au fur et à mesure. En cela, les plateformes d’écriture en ligne m’ont beaucoup apporté !

Caro Mélu : Je suis d’accord avec tout ce qui a été dit avant moi ! L’écriture provient des “tripes”, ou en tout cas, de quelque chose en soi qui demande à s’exprimer, le besoin de raconter une certaine histoire, de faire vivre des personnages qui chahutent dans votre tête… Je suis d’accord avec Azilis : il faut écrire avant tout pour soi. Personnellement, j’écris des romans que j’aurais aimé lire (je suis ma première lectrice 😉 ). Mais je suis aussi d’accord avec les filles : les plateformes littéraires (comme Wattpad) sont formidables et j’adore ce contact avec le lecteur. Leurs retours m’aident à garder une régularité dans l’écriture. C’est un échange tellement enrichissant ! Mon conseil : écris, ne te décourage pas, fais-le pour toi, écoute les conseils des autres sans pour autant te perdre, après tout c’est toi qui sais où ton histoire te mène.

Sophie Griselle : Je pense que le plus dur en écriture, c’est avant tout de se lancer, de commencer. Il faut trouver le courage en soi-même de franchir ce petit saut dans le vide, sans forcément se mettre de pression, sans s’attendre tout de suite à devenir Shakespeare, en se montrant indulgent avec ses textes, en acceptant de ne pas aimer ce que l’on fait, de recommencer, de s’entraîner, d’abandonner, de réessayer… C’est en forgeant que l’on devient forgeron. 

Je suis moi aussi très solitaire en écriture (je déteste tout ce qui s’assimile à un projet de groupe), et j’écris plus parce que c’est un besoin qu’une envie. Je ne pourrais pas envisager ma vie sans écrire, c’est aussi vital pour moi que respirer. Je n’ai donc pas spécialement besoin que l’on m’encourage pour poursuivre mes projets, même si effectivement, le fait de publier mes écrits sur des plateformes en ligne crée une sorte de responsabilité vis-à-vis de mes lecteurs, et une attente de leurs opinions, qui m’invitent à conserver un rythme de travail régulier. 

Solène Blin : Au risque de me répéter : OSER ! 

Voilà, c’est tout. 

Non, plus sérieusement. Il ne faut pas avoir peur de tester. Facile à dire, je sais. De manière plus concrète, quand vous commencez à écrire n’écoutez pas la petite voix qui vous dit « bof… pas terrible tout ça » ou celle qui vous répète « tu n’y arriveras pas, regarde tu n’as même pas écrit une page ». Un mot écrit est un mot écrit. Un ensemble de mots donnera une phrase. Un ensemble de phrases donnera un paragraphe. Et les paragraphes donneront des pages. Alors mon conseil serait de vraiment écrire pour soi, par passion et de ne pas se laisser abattre par des objectifs de pages. 

La personne qui me redonne de la force pour écrire n’est autre que ma petite sœur : le meilleur manager au monde ! <3

Alouqua : Si ce n’est de devenir, au minimum, millionnaire, comme se sont donné comme objectif Lucille et Loréna dans un délai de 3 ans, que pourrions-nous vous souhaitez de moins ambitieux, ou plutôt, de but moins difficile à atteindre ?

Azilis Helori : J’avoue que l’objectif de devenir millionnaire, maintenant qu’il a été évoqué, me tente un peu trop xD Dur, dur de se le sortir de la tête haha !

Mais bon, pour viser plus petit, j’aimerais que mon histoire plaise à un nombre raisonnable de lectrices/lecteurs qui me permettrait de sortir plus sereinement les autres tomes derrière, voire peut-être d’autres livres dans un tout autre univers. L’édition était l’un de mes rêves, comme c’est le cas pour beaucoup d’auteur.e.s ; j’espère donc juste que, maintenant que j’y ai mis un pied, je vais pouvoir continuer à y faire mes preuves ; j’espère que ce n’est pas juste un songe aussi beau qu’éphémère.

Lisa Barthelet : On reste sur le côté millionnaire, nous, perso… quoi ? Non, pas possible ? XD Nous, depuis le début, on écrit pour l’autre. Après s’est ajouté Wattpad, donc l’idée de fédérer du monde autour de nos univers nous plaît et pouvoir, grâce à l’édition, sortir de la plateforme est un challenge intéressant. A voir ce que ça donnera, mais on va se laisser porter, tout simplement !

Elise Picker : Millionnaire n’est pas une option ? On m’aurait menti ? Zut alors ! ^^ Mon rêve, pour l’instant très lointain, serait de vivre de ma plume… un jour !

Caro Mélu : Je suis morte de rire en lisant vos réponses ! ha ha ! Bon, je ne vais pas refaire la blague sur les millionnaires… Personnellement, ce que je trouve gratifiant, c’est quand un lecteur ou une lectrice vous envoie un message pour vous dire à quel point votre livre lui a fait du bien. Cela me l’a fait pour d’autres romans et j’espère que Sympathy for the Devil trouvera son lectorat. Et j’espère aussi qu’Edelweiss va connaître le succès qu’elles méritent ! 🙂 

Sophie Griselle : Sans grande originalité, j’entretiens moi aussi ce rêve de sortir de l’anonymat et d’être un jour reconnue pour mes écrits (tout en étant millionnaire, cela va de soi). Je suis très touchée qu’Edelweiss Editions m’ait donné ma chance dans ce domaine, ce premier pas dans le véritable monde de l’édition qui me manquait tant, et je leur souhaite de grandir en tant qu’éditeurs en même temps que nous en tant qu’auteurs.

Solène Blin : Dans 3 ans, si tout se passe comme prévu, la trilogie des Hotors est terminée ! Mon dieu, ça me fait bizarre d’imaginer le mot : FIN. J’espère plus que tout faire vivre l’aventure d’Ëna et Eben auprès de milliers de lecteurs, voire des dizaines de milliers de lecteurs ! Je rêverais de participer à des concours et des salons littéraires mais aussi de rencontrer mes lecteurs en vrai. Je vous jure rien que de l’écrire, je suis émue (ah ah !) 

Alouqua : Petit bonus auquel vous n’êtes pas obligées de répondre 😉 Votre livre (ou votre saga si c’est le cas) publié fait un tabac monstrueux auprès des lecteurs et vous êtes contactées pour une éventuelle adaptation au cinéma (ou en série). Premièrement, quelle sera votre première réaction ? Deuxièmement, qui voulez-vous absolument pour incarner les rôles principaux ?

Azilis Helori : Première question, très facile : je n’y crois pas une seconde haha ! De la même manière que j’ai mis du temps avant de croire qu’Edelweiss Editions m’ouvrait ses portes, dans ce cas de figure, je resterais complètement stone, avant d’être parcourue de gros tremblements et d’une jolie crise d’angoisse (seul.e.s les angoissé.e.s de nature comme moi comprendront cette réaction xD). 

Après, pour les têtes d’affiche, c’est beaucoup plus difficile parce que quand j’écris, je déteste mettre des visages déjà existants sur mes personnages ^^’ Je les crée, les visualise d’une certaine manière dans ma tête, et jusqu’à présent, je n’ai jamais croisé leurs sosies dans une publicité, un film/une série ou un magazine quelconque… Je crois qu’ils sont trop uniques pour exister en dehors de ma tête et (bientôt) de mes livres haha

Lisa Barthelet : Cette question XD Aucune idée honnêtement. Je pense qu’on y croirait absolument pas dans un premier temps et après on prendrait le temps de vraiment en discuter et d’y réfléchir. Pour les modèles, dur, dur. C’est un peu comme la couverture d’un roman : on donnerait des pistes et on attendrait les propositions. Que ce soit du positif ou du négatif, ce serait une expérience tellement drôle je pense ! Mais pas sûre qu’on arriverait à se mettre d’accord toutes les deux sur les modèles possibles…. oups xD

Elise Picker : J’aurais moi aussi du mal à réaliser, je croirais sans doute à un canular ! Je ne me suis jamais évanouie, mais je pense que ça serait le bon moment pour le faire, nan ? Haha, en tout cas, ça serait sûrement une émotion très forte  ! Je trouverais génial de voir adapté L’Usurpateur au cinéma… mais je n’ai jamais réfléchi à quels acteurs pourraient interpréter Zach et Maud ! Vous verriez qui, vous ?

Caro Mélu : Comme les collègues, d’abord un moment d’incrédulité (où j’aurais besoin de preuves que ce n’est pas une blague de mon frangin ! ha ha), puis : CHAMPAGNE ! En ce qui concerne le casting pour le héros, c’est assez simple car je me sers sans arrêt de cet acteur pour les visuels : Ben Barnes ferait un beau Maël. En effet, c’est lui qui ressemble le plus à l’image que j’ai de mon démon préféré. 😉

Sophie Griselle : J’ai un peu honte car c’est un scénario que je passe et repasse dans ma tête depuis des années haha ! Une sorte de petit espoir coupable, auquel je ne crois pas vraiment, mais qu’il est toujours plaisant de fantasmer !

Je pense donc que j’accepterais avec un grand OUI, et puisque nous sommes dans le domaine du rêve et que tout est possible, je demanderais Richard Harmon pour Ezéchiel, Alicia Vikander pour Eloïse, Shin Koyamada pour Ryu, et Emilie de Ravin pour Anna.

Solène Blin : Je crois que je me mettrais à sauter comme une puce dans tout mon appartement. Maladroite comme je suis, je ferais certainement tomber deux trois trucs dans mon euphorie. J’appellerai ma famille sans attendre en mode « réunion de famille urgente, très urgente » ! Puis, je me calmerai avec un sourire débile collé au visage pour le reste de mes jours. Voilà, voilà ! 

Pour les acteurs, ce n’est pas facile… Ils ont grandi depuis ah ah ! Je voyais Selena Gomez pour Ëna et Dylan O’Brien pour Eben. Quant à Kurtis, j’ai toujours eu beaucoup de mal à le déterminer.

Voilà ! Merci beaucoup Alouqua de cette interview. J’ai pris beaucoup de plaisir à répondre à toutes ces questions. Je me suis creusée la tête pour certaines réponses, (ah ah !) mais c’était un exercice sympatoche ! Merciiii 😀 

Eh bien, voilà qui est censé clôturer le mois consacré aux éditions Edelweiss et à sa famille d’auteures, bon ok, j’ai un peu dépassé le mois de novembre, mais c’est de ma faute. Mais, étant donné que j’ai dépassé le mois, eh bien ,j’ai pris la décision, de poursuivre. Je vous parlerai donc chaque dimanche du mois de décembre de ma superbe découverte qu’est la famille Edelweiss.

Je vous donne les liens vers les précédents RDV si jamais vous en avez loupé un, ou si vous découvrez seulement maintenant ce RDV.

Personnellement, je prend beaucoup de plaisir à vous partager ma découverte des éditions Edelweiss, n’oubliez pas que c’est aussi grâce aux éditrices que j’ai à nouveau l’envie de faire plus que des chroniques, et que je ne peux que franchement les remercier (oups encore) pour cela, mais également pour leur accueil et leur disponibilité sans faille. Ce qui est pareil pour les auteures d’ailleurs, toujours disponibles et accueillantes.

Les précédents RDV consacrés à la famille Edelweiss :

Avez-vous entendu parler de… ?

Un mois autour de… #1

Un mois autour de… #2

Un mois autour de… #3

Un mois autour de… #4

Chronique :

Les Hotors #1 – La malédiction des Jumeaux » Solène Blin

About Author

Alouqua

Depuis toujours j'adore lire, déjà enfant il m'était impossible de me passer d'un livre. Quand à partager mes avis, eh bien je l'ai toujours fait, c'est donc devenu pour moi une évidence d'ouvrir un blog.
J'ai l'avantage de lire un peu de tout, je n'ai jamais aimé me restreindre, en quoi que ce soit.

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