Dystopie, Fantastique/Fantasy

L’Année de Grâce » Kim Liggett

Editeur : Casterman

Livre : ICI

Celles qui survivront ne seront plus jamais les mêmes. « Personne ne parle de l’année de grâce. C’est interdit. Nous aurions soi-disant le pouvoir d attirer les hommes et de rendre les épouses folles de jalousie. Notre peau dégagerait l’essence pure de la jeune fille, de la femme en devenir. C’est pourquoi nous sommes bannies l’année de nos seize ans : notre magie doit se dissiper dans la nature afin que nous puissions réintégrer la communauté. Pourtant, je ne me sens pas magique. Ni puissante. » Un an d’exil en forêt. Un an d’épreuves. On ne revient pas indemne de l’année de grâce. Si on en revient.

 

Si j’ai passé un excellent moment en compagnie de Tierney, je trouve que certaines situations sont un peu trop tirées par les cheveux et que la suite des événements en devient trop simple à deviner. Même si dans l’ensemble, finalement, c’est une dystopie destinée à un public jeune, je trouve que moins de « trop prévisible » n’aurait pas fait de tort.

La grande différence de ce roman, c’est que c’est très féministe. La femme est le centre de l’intrigue, et des thèmes tel que la liberté ou la féminité sont très bien insérés au récit. Alors oui, le schéma est assez classique dans le déroulement, c’est également très lent au départ et il faut au moins 200 pages pour que l’on entre dans le vif du sujet. Mais je pense que c’est malgré tout un livre intéressant si l’on veut découvrir ce genre littéraire. Par contre, si vous être de fervents lecteurs de SFFF, vous risquez de vous lassez rapidement.

Je lis pas mal de SFFF, mais, comme souvent, j’essaie de me mettre dans la peau du public ciblé, ici un public jeune, donc oui, cela fonctionne. Si je vous donne un avis avec mes attentes d’adulte et lectrice de SFFF, alors ma note devrait perdre une étoile, je passerais de 4,5 à 3,5. Je ne peux pourtant nier avoir passé un bon moment, que lorsque les événements se mettent réellement en place, j’ai eu du mal à ne pas vouloir poursuivre. J’avoue même avoir été étonnée par la fin, c’est vrai que c’est une fin ouverte et que je ne suis pas spécialement fan de ce genre de final, mais cela laisse travailler notre imagination, alors pourquoi pas !

J’ai pu lire sur le net, certains avis qui faisaient un parallèle avec Hunger Games et La Servante écarlate. Avec Hunger Games, c’est vrai qu’il y a certaines similitudes, pour La servante écarlate, je ne peux juger car je n’ai fait qu’en entendre parler.

Quoi qu’il en soit, j’ai passé un bon moment, malgré un départ difficile et des passages trop simples à voir venir, cependant, je conseillerai ce livre au public réellement ciblé ici, un public jeune.

Merci aux éditions Casterman.

About Author

Alouqua

Depuis toujours j'adore lire, déjà enfant il m'était impossible de me passer d'un livre. Quand à partager mes avis, eh bien je l'ai toujours fait, c'est donc devenu pour moi une évidence d'ouvrir un blog.
J'ai l'avantage de lire un peu de tout, je n'ai jamais aimé me restreindre, en quoi que ce soit.

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