Dystopie

That’s a long way to hell » Marianne Stern

Editeur : Livr’s Editions

Livre : ICI

Néoberlin. Hans n’a qu’un rêve : vivre de sa passion, la guitare, monter un groupe et remettre au goût du jour le heavy metal. Qu’importe si imposer ses idées, ses paroles et sa musique dans ce monde dévasté où la militsia surveille chaque fait et geste se révèle un combat permanent. Son meilleur ami est plutôt d’avis qu’il devrait travailler à l’usine pour gagner sa croute au lieu de courir après la gloire éternelle. Un beau jour, les Gun’s passent de l’ombre à la lumière. Dès lors, comment garder la cohésion au sein du groupe quand les tensions et l’ambition dévorent ses membres ? Qui est vraiment Ana, cette mère froide et dépressive, qui a toujours détesté Hans ? Sans réponses à ses questions, il s’enferme dans son monde où alcool et drogues incarnent son seul réconfort. Et le jour où Hans commence à voir des fantômes, tout bascule…

 

⭐⭐⭐⭐,5

Chose plutôt rarissime, j’ai réellement du mal à « classer » ce livre, eh oui, il m’arrive de ne pas trop savoir où ranger une de mes lectures, cela dit, ce n’est pas réellement gênant, si ? Je l’ai donc mis dans les dystopies, bien que, certains éléments pourraient le mettre en fantastique, d’autres en uchronie, d’autres encore en roman psychologique.

Si de manière générale, dans ce genre de roman très psychologique, j’aime avoir des détails, l’auteure a fait le choix de ne pas trop en donner et de ce concentrer sur ce côté psychologique que j’affectionne. Alors oui, j’aurais aimé un peu plus de détails, mais honnêtement, j’ai trouvé que cela n’était pas gênant au point d’en faire un point négatif. Tout ce qui se révèle faire partie de la psychologie est travaillé, et j’en suis venue à me demander si je ne devenais pas moi-même un peu parano ! Je peut dire que l’auteure a su me tourmenter et me torturer à pas mal de reprise, je me suis imprégnée du récit, je me suis mise à la place de Hans, j’étais lui, il était moi, nous ne faisions qu’une seule et même personne, de là mon impression de devenir un peu folle. Oui ok, je sais, je le suis déjà, mais bon, pas la peine de le souligner !

Ce roman est « classé » dans la collection Névrose chez Livr’s Editions… franchement, il n’y a pas mieux comme place pour lui, c’était celle qui lui fallait. L’auteure a su mélanger les genres pour un résultat qui, en moins de 300 pages, vous embarque dans un esprit totalement torturé. Pourtant, plutôt que de nous faire ressentir un certain malaise, nous avons envie de plonger plus profondément pour en apprendre encore plus. A travers ses personnages, et principalement Hans, Marianne Stern a su toucher et titiller notre propre psychologie, notre esprit en pleine ébullition va encaisser chacune des choses que celui de Hans encaisse. Chacune des « apparitions » vous apparaîtra dans le réel et non pas uniquement à travers les pages d’un livre.

Hans est le genre de personnage que l’on déteste d’entrée de jeu, il faut dire qu’il ne fait absolument rien pour que l’on se sente bien en sa présence, ni que ce que nous voyons à travers lui nous donne un soupçon d’envie de voir évoluer cette impression de détestable en autre chose. Malgré tout, j’ai ressentie cette envie urgente de le comprendre, de réussir à changer d’avis sur lui, de ne plus sentir ce mal-être qu’il dégage, de le faire changer ou évoluer dans le bon sens et qu’il soit un peu moins tête à claques.

Pour moi, le point central est la psychologie, tout le reste n’est là que pour servir ce côté psychologique. L’époque, le décor, le milieu dans lequel nous évoluons, l’ambiance du récit, les personnages secondaires, …

L’auteure développe le côté musical également, après tout, c’est quand même la passion de ce cher Hans ! Mais cela implique tout ce que ce milieu a de bons, comme de ce qui l’est beaucoup moins. N’oublions pas les addictions telles que la drogue et l’alcool ! Il faut avoir l’esprit bien accroché, mais le résultat est là, alors franchement, prenez sur vous, sortez de vos habitudes et de vos zones de confort, osez voir la vie à travers les yeux et l’esprit de Hans.

Je ne vous cache pas que cela fait pas loin d’une semaine que j’ai terminé ma lecture, il a pourtant fallu que je laisse mon propre esprit se reposer un peu avant de pouvoir poser les mots que vous êtes en train de lire en ce moment. C’est un roman qui marque, qui laissera forcément une trace en vous, mais qui vaut la peine que nous lui accordions un peu de notre temps.

Merci aux éditions Livr’s ainsi qu’au site Simplement.Pro.

About Author

Alouqua

Depuis toujours j'adore lire, déjà enfant il m'était impossible de me passer d'un livre. Quand à partager mes avis, eh bien je l'ai toujours fait, c'est donc devenu pour moi une évidence d'ouvrir un blog.
J'ai l'avantage de lire un peu de tout, je n'ai jamais aimé me restreindre, en quoi que ce soit.

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