Black Bird’s song > Mary Matthews

PARU LE 9 JUILLET 2020 EN AUTOÉDITION

LIEN D’ACHAT – ICI

Manson est membre des Black Bird, un club de bikers basé à Los Angeles. Entre trafic et vie illégale, le MC voudrait retrouver ses anciennes activités notamment la sécurité d’événements musicaux. Afin de renouer avec ce milieu, c’est Manson qui est envoyé pour jouer les baby-sitters auprès de Dolls, le chanteur du groupe Shadow’s Blossoms, fraîchement sorti de désintoxication. La rock star au charme magnétique a épuisé plus d’un gardien et espère bien faire de même avec le petit nouveau. Seulement, Manson est plus coriace et compte résister aux tentatives de Dolls pour le séduire et le faire céder. Mais lorsque le biker va entrer dans sa vie et essayer de le comprendre, leurs mondes vont s’entrechoquer, leurs secrets vont se révéler et chacun trouvera en l’autre bien plus que ce que laissent entrevoir les apparences.

⭐⭐⭐

UNE NOUVELLE ROMANCE QUI SORT DES SENTIERS BATTUS !

Mary Matthews nous revient avec une romance qui mêle deux univers que j’affectionne particulièrement. Ici, on aura une dynamique explosive entre un biker et une rock star ! Deux milieux qui vont nous dévoiler leurs plus sombres dessous.

Cette période n’était pas tellement propice pour que j’apprécie cette romance à sa juste valeur. Si vous connaissez la plume de Mary, vous savez forcément que vous aller dévorer le roman, car ici l’écriture est un point fort qui permet au lecteur d’aller jusqu’à la toute fin même si l’ensemble ne convainc pas totalement.

Le pitch est assez simple… la réalité en sera tout autre. Manson, biker torturé, doit cacher ses préférences sexuelles. Il joue un rôle qui pèse et quand il va devoir jouer les baby-sitters auprès de Dolls, un rockeur fraîchement sorti de désintox, il va perdre pied petit à petit. L’attirance qu’il ressent envers Dolls craquelle efficacement toutes ses barrières… mais il est bien décidé à ne pas céder aux avances de cette star qui pense pouvoir avoir qui il veut et quand il veut. Ce sera un combat de tous les instants, entre autres… Car les thématiques de ce roman sont très sensibles. Que ce soit de par l’univers des bikers ou celui du monde de la musique.

C’est donc une romance très sombre et tourmenté que nous livre l’autrice, et j’ai trouvé l’ambiance vraiment en adéquation avec les personnalité de Manson et Dolls. Malgré tout, je n’ai pas réussi à apprécier leur histoire. Il y a certains aspects qui m’ont franchement déplu, je n’ai pas vraiment aimé Dolls, et pourtant c’est un héros intéressant. Mais je suis restée sur la défensive avec lui. Trop d’excès, trop sûr de lui et de son pouvoir de séduction. J’ai par contre trouvé que les thèmes de l’addiction était bien exploité avec son talent d’artiste. Et le lien que cela crée avec Manson.

Le récit est assez court, Mary aime les histoires intenses, et ce format rend toujours les choses très fortes et dévastatrices. Je sais que cela ne plaît pas toujours, mais personnellement je suis assez adepte de ce genre d’histoire qui percute directement le lecteur.

En bref, une romance que j’aurai mieux appréciée à une autre période de ma vie. Cette histoire chaotique mais pas dénuée d’espoir saura vous faire palpiter. Mary Matthews nous offre un choc titanesque entre deux univers sombre et tourmenté. N’hésitez pas à partir à la rencontre de Manson et Dolls. Frissons garantis. Attention, il faut aimer les romances MM qui abordent des thématiques graves mais bien exploitées.

— Quand j’écoute du bon son, c’est comme si j’étais en transe, c’est compliqué à expliquer, personne n’a l’air de comprendre ce que ça me fait, même pas mon groupe. C’est chimique, j’ai un courant qui me traverse, ça me retourne les tripes et ça m’excite. C’est charnel en fait, quand je chante. Je ressens tout, tu sais comme quand tu baises et que t’es tellement connecté avec ton partenaire que rien ne t’échappe, que t’absorbes tout. Ça me fait ça, du moins ça me faisait ça avant. Je montais sur scène, une note de musique résonnait et je partais loin, avec le public. On faisait l’amour, lui et moi, et maintenant, je ne ressens plus rien. Je sais que ça va pas le faire avant d’y être et ça me paralyse, j’arrive à rien, à part aligner des mots machinalement. Mais je ne partage plus rien, je n’ai plus cette connexion avec la musique et donc plus rien à donner au public.
N’importe qui m’aurait dit ça, j’aurais ri en me foutant de sa gueule. Avec lui, même si d’habitude je ne m’en prive pas, ça ne fonctionne pas. Pour plusieurs raisons. La première, il a l’air au bord du gouffre concernant cette situation et j’admire son professionnalisme qui aimerait donner autre chose à son public. La deuxième, c’est sa façon de dire les choses avec ce regard perdu comme s’il sentait encore l’excitation courir dans ses veines et sa passion pour l’art. C’est moi qu’il excite et je n’ose pas imaginer ce que ressent le public s’il donne cent fois plus que ça. La dernière, c’est que je n’ai jamais connu ce qu’il décrit, cette connexion dans la baise. Jamais. Et ça me rend jaloux.
— C’est l’absence de drogue qui te fait ça ?
Il hausse les épaules comme pour dire qu’il ne sait pas. Je crois qu’il se met surtout trop de pression et qu’il perd de vue l’essentiel, s’éclater.

Je remercie Mary Matthews pour cette lecture.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *