Yardam » Aurelie Wellenstein

Editeur : Scrineo

Livre : ICI

À Yardam, la folie est sexuellement transmissible.

La population est piégée par la quarantaine dans l’espoir d’endiguer l’épidémie.

Porteur du virus, Kazan se débat avec ses démons au point qu’il ne sait plus s’il les aime ou s’il les hait.

Le salut viendra-t-il de ce couple de médecins étrangers venus s’enfermer volontairement dans la cité pour trouver un remède au terrible mal qui s’étend entre ses murs ?

⭐⭐⭐⭐⭐

J’ai découvert Aurélie Wellenstein il n’y a pas si longtemps et je suis tombée sous le charme de sa plume, des univers dans lesquels elle a réussi à m’embarquer si facilement. C’est donc sans aucune hésitation que j’ai voulu découvrir sa dernière parution. En plus, avouez que le résumé est tentant, voir même plus que tentant d’ailleurs !

Par contre, pour oublier l’actualité, c’est raté ! On y parle virus, épidémie et mise en quarantaine, cela vous parle ? Heureusement, rien à voir avec le virus que nous connaissons actuellement, mais avouez que pour sortir du quotidien, c’est loupé. Néanmoins, en passant outre, parce que honnêtement, je ne m’arrête absolument pas à cela, ce roman est juste fabuleux, comme mes précédentes découvertes de l’auteure.

Kazan, voilà un personnage comme je les aime, il est la complexité à l’état brute. C’est ce genre de personnage que je veux dans mes lectures car il est tout à lui seul. Il a su me faire le détester et l’aimer en même temps, par moments il m’horrifiait par tel ou tel comportement, alors qu’à d’autres, je me sentais tellement proche de lui, voir même à d’autres je ressentais tellement d’antipathie à son égard, que franchement, en fermant le livre, j’étais dans un drôle d’état.

Ce genre de livre, il est juste impossible de donner un avis à chaud, il partirait dans tout les sens. Pourtant, même après plusieurs jours, j’ai encore du mal, en relisant mes notes de lectures, je ne parviens pas à y faire un tri. Vous verriez mon livre, il y a des post-it un peu partout, c’est la première fois que j’en colle autant sur un livre ! Première fois également que j’aurais tellement de choses à vous dire, que je ne sais même pas quoi dire finalement !

Alors, le plus simple, eh bien c’est de faire court je pense. Ce roman, il est totalement déroutant, assez sombre aussi d’ailleurs, ce qui me fait dire que je le conseillerai uniquement à un public averti vu certaines scènes auxquelles nous assistons. Mais il est également carrément addictif, une véritable torture si à un moment vous devez absolument poser votre livre, vous allez être tiraillé entre l’envie d’y replonger au plus vite, tout comme celle de ne pas y retourner trop rapidement et de faire ainsi une pause (parfois bienvenue) dans l’intrigue.

Regardez la couverture d’un peu plus près, vous y verrez exactement l’esprit du récit, de la noirceur et un peu de luminosité. C’est on ne peut plus en adéquation avec l’intrigue, avec le personnage de Kazan. Aurélie Wellenstein est allée au-delà de ce que j’attendais de ce roman. Oui, je savais que j’allais forcément aimer, ou au moins apprécier ma lecture vu mes précédentes expériences de sa plume, mais je ne savais pas à quel point j’allais être complètement chamboulée par celui-ci, je ne savais pas qu’il laisserait indéniablement une trace indélébile en moi. Des livres dont le récit me hantent, il y en a très peu, mais Yardam en fait partie. Il y a bien des livres qui laissent une trace, ceux qu’il nous est impossible d’oublier, mais Yardam, c’est encore tellement plus fort que cela, c’est indéfinissable comme sensation.

Je conclus en vous le conseillant sans hésiter, mais je vous préviens encore une fois que pour moi, il faut absolument être capable d’assumer cette lecture, elle vous marquera et vous perturbera pour toujours ! Un dernier détail, n’espérez pas vous lancer dans une nouvelle lecture en terminant celle-ci, ce sera simplement impossible, il faudra que vous digériez au moins une journée, ou alors vous êtes beaucoup plus forts que moi !

– Si j’étais malade, tu m’aiderais ?

– Bien sûr. Nous sommes amis, non ?

– Tu ne me jugerais pas, tu es sûr ?

– Mais non. Sois-en certain.

Kazan hésita, manifestement tourmenté, et Feliks patienta avec bienveillance pour l’encourager à s’exprimer.

Merci aux éditions Scrineo.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *