Deaken > Matthieu Biasotto

PARU LE 24 JUILLET 2020 EN AUTOÉDITION

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Il est des nuits compliquées, des matins plus difficiles que d’autres. De retour du cimetière où repose sa mère, June est aussi fatiguée que perturbée. Encore hantée par les incendies qui ont ravagé l’Australie, cette jeune vétérinaire a plus que jamais besoin d’une bonne douche avant de se remettre au travail, histoire d’oublier ses soucis.

Mais alors qu’elle quitte sa salle de bains, June tombe sur un problème de taille, et il mesure presque deux mètres. Un inconnu sorti de nulle part, à la carrure d’un All Black, qui lui prépare le petit déjeuner et semble la connaître. Bien la connaître, très bien même… puisqu’il prétend être l’homme de sa vie.

Le hic ? C’est que June n’a jamais croisé ce regard vert auparavant, elle est convaincue d’être célibataire depuis au moins un an. L’histoire paraît folle, la jeune femme ignore tout de cet intrus, jusqu’à son nom : Deaken.

❤❤❤❤❤

COUP DE CŒUR. COUP DE FOUDRE. COUP DE FOLIE ?

Matthieu Biasotto a encore frappé. A croire que cet auteur machiavélique est été sur ma route pour m’offrir des moments de lecture exceptionnels. Troisième roman, troisième coup de cœur ! Comment est-ce possible ?

A peine remise de mon voyage au Costa Rica auprès de Santi que je repartais déjà pour une nouvelle destination. Direction l’Australie sans savoir à quelle sauce j’allais être mangé.  La grosse fan de romance que je suis a été totalement comblée par ce roman. Que dis-je… Cette histoire exaltante, intelligente et tellement puissante psychologiquement. Vous allez y laisser un peu de votre santé mentale ! Vous êtes prévenus !

Dès les premières lignes Matthieu Biasotto plante la graine du doute dans l’esprit de ses lecteurs. Avec minutie, il tisse une toile qui se referme au fil des pages. Distillant des indices qui seront susceptibles de vous induire en erreur pour mieux vous piéger ! Machiavélique, je vous le dis !

Si vous pensez lire une romance lambda, je vous arrête de suite, l’auteur ne mange pas de ce pain là. Ici il joue avec nos nerfs, il nous offre la trame d’un thriller implacable où vient se greffer une romance d’exception où tension psychologique et sentiments dévastateurs se côtoient dans un contexte absolument inédit.

Le décor est planté dès le début, on ne peut que s’imaginer dans cette Australie meurtrie, ce pays dévasté après les incendies qui ont fait des dégâts considérables. L’auteur rend hommage à sa façon en implantant son histoire dans cet environnement. Et ce n’est pas juste une excuse pour essayer d’émouvoir le lecteur. Non. L’auteur respecte avec pudeur et dévotion ce drame d’une envergure effrayante. La nature est très présente dans le récit, ainsi que les animaux qui y trouvent une place importante grâce à notre héroïne, jeune vétérinaire qui tente tant bien que mal de sauver le refuge dans lequel elle travaille. Sa vie bascule un matin, après une journée plus qu’éprouvante, lorsqu’elle trouve un inconnu sorti de nulle part, à la carrure d’un All Black, qui lui prépare le petit déjeuner et semble la connaître. A tel point qu’il lui révèle qu’ils sont en couple depuis environ un an. Mais cet homme… June ne le connais pas, elle en mettrait sa main à couper ! Elle ne connait pas celui qui prétend s’appeler Deaken ! C’est ce qui donne le coup de feu à cette histoire hors norme !

Les personnages de ce roman sont… singuliers, terriblement humains et on ne peut que s’attacher à eux malgré le trouble qui nous saisit. Apprendre à connaître June m’a mis une claque. On a tous en nous quelque chose qui nous rattache à un passé douloureux. Nos expériences forgent les personnes que nous sommes, c’est pour cela qu’une connexion est tout de suite née entre June et moi. Je l’ai compris et je me suis sentie comprise en retour. Une sorte d’intimité que la fiction a rendu réelle.

Deaken… Deaken va vous vendre du rêve, c’est déjà le cas sur la couverture, non ? Mais Deaken c’est bien plus qu’un colosse sexy au sex-appeal dévastateur. D’ailleurs, l’auteur ne mise pas tout sur la plastique de son héros. C’est un homme que vous aimerez découvrir au fil des pages. Personnellement, je l’ai vraiment aimé pour toutes ses facettes.

Les personnages secondaires sont tous importants et ils jouent un rôle déterminant dans le déroulement de l’intrigue. J’ai d’ailleurs été sidéré par la précision de leur implication dans le scénario.

Parlons maintenant de cet ovni littéraire. Qui a dit que la romance ne pouvait pas s’intégrer dans un thriller troublant et imprévisible ? Parce que c’est bien le cas ici ! Ce roman est ahurissant, perturbant et terriblement addictif. Double narration, présent et retour en arrière vont vous retourner le cerveau. Un savant mélange qui prend tout son sens chapitre après chapitre. Le rythme qu’impose Matthieu est intelligent, il brouille les pistes, prend le temps de mettre en place les tenants et les aboutissants de l’histoire. Tout est chronométré, le découpage de l’histoire rend l’ambiance encore plus troublante. A se demander comment on va ressortir de ce scénario infernal. Si le côté suspense est exceptionnel, attendez que je vous parle de la romance qui naît dans un contexte hors norme qui a tout pour vous emporter loin, très loin. Une romance comme nulle autre, une dynamique qui oppose deux personnages aux caractères bien trempés. La folie qui s’empare de notre héroïne pour mieux la faire succomber au charme de Deaken. L’amour est fort dans ce roman, il n’est pas question que d’amour romantique, mais d’amour au sens large du terme. Et j’ai aimé cela.

Avec un tel Apollon sur la couverture, vous vous doutez bien que les scènes érotiques vont envoyez du lourd, non ? Et c’est le cas ! Le contexte joue énormément. La tension monte, lentement. Elle se mêle aux doutes de June. Elle se consume avec une lenteur démesurée pour exploser au moment propice. Matthieu Biasotto nous offre un érotisme mesuré et ô combien grisant. Des scènes d’une grande qualité qui attisent le désir et donnent des frissons à la lecture. Le sexe a une réelle importance dans la construction de l’histoire, il biaise et complexifie la relation de nos héros. Il enracine Deaken dans sa situation précaire et malmène ses sentiments. Nous n’avons donc pas du sexe pour du sexe. Mais bien de l’érotisme qui dévaste tout sur son passage, exit les descriptifs rébarbatifs. La plume de l’auteur se métamorphose, elle se veut excitante et pleine de respect envers cet acte qui scelle la destinée de Deaken et June. C’est avec un plaisir non dissimulé que je me suis délecté de ces passages épicés.

L’écriture de Matthieu envoûte, émeut, agace les sens et retourne le cerveau ! Ce roman c’est une belle leçon de vie, une histoire de seconde chance et d’amour inconditionnel. Ancrée dans un environnement maîtrisé, cette histoire ne ressemble à aucune autre. Vous allez vivre un moment hors du temps. J’ai pris un billet d’avion pour l’Australie et j’ai été complètement captivée du début à la fin. Tel un pantin, l’auteur a joué avec mon subconscient et cela sans ressentir la moindre culpabilité. J’aimerais attirer votre attention sur le fait que l’auteur fait un travail fantastique dans la retranscription des sentiments de ses personnages. En ce moment, certaines polémiques pointent du doigts certains auteurs, et je vous avoue que cela m’a légèrement irriter de lire qu’à priori les hommes ne sont pas à même de retranscrire les pensées d’une femme… Qu’ils n’en auraient apparemment pas le droit… Encore une façon de discriminer certains auteurs. Matthieu Biasotto est bel et bien un homme, jusqu’à preuve du contraire, et il sait vraiment mettre en relief la psychologie féminine. Il ne surjoue pas, l’ensemble est naturel et mis en scène avec beaucoup de discernement. June se livre à nous sans faux semblants avec pudeur et sensibilité. Aucun cliché avec son personnage, un homme est donc bel et bien capable de donner vie à une héroïne crédible, faillible et humaine. Désolé, c’était mon petit coup de gueule, et j’ai trouvé cela très important de le mentionner.

En bref, cet ovni littéraire, mi-thriller, mi-romance, va vous retourner la tête et le cœur ! Spéculez autant que vous voulez, le scénario est imprévisible et singulier. Matthieu Biasotto s’affranchit une fois de plus des codes de la romance pour s’approprier le genre. C’est un vraie réussite. Une chose est sûre, vous n’êtes pas prêts pour Deaken ! Accrochez-vous, ça va secouer !

PS : J’allais oublier une chose hyper importante ! Ecoutez la playlist ! D’une part elle est excellente, et d’autre part elle décuple toutes les émotions !

— Qu’est-ce que c’est que ce délire ?
Je ne suis partie que hier soir, c’est quoi cette histoire ? Médusée, je n’ose même pas la toucher, elle n’a pas l’air neuve. Pire, des poils bruns disséminés dans le lavabo m’interpellent et dans le reflet du miroir, je me rends compte que mon lit est défait. On a dormi ici en mon absence. Pour couronner le tout, le grincement de la porte me glace le sang. Quelqu’un vient d’entrer ! Une sorte d’instinct primaire pulse de la peur dans mes veines, du bruit de vaisselle m’intrigue et aiguise tous mes sens. En alerte, je me risque à passer la tête vers la pièce principale de la caravane, mon pouls frappe trop fort quand j’attache mon regard sur l’immense dos d’un homme torse nu. Un inconnu bâti comme un roc qui dépose un énorme couteau de combat sur le plan de travail et fouille dans mes placards, sans aucune gêne.
Ses cheveux longs tombant au niveau de ses épaules solides laissent entrevoir une boucle d’oreille, le couteau qui trône à côté du frigo pourrait dépecer une baleine, ce type qui prend ses quartiers chez moi a une carrure qui ne me laisse aucune chance si ça venait à mal tourner. Je suis coincée avec un intrus si grand qu’il est presque obligé de se pencher, si baraqué que le mobile home craque à chacun de ses pas, j’en ai le souffle coupé. Où est mon téléphone ? Il faut que j’appelle à l’aide. Me maudissant de l’avoir oublié à l’infirmerie, je tente d’approcher de mon lit sur la pointe des pieds pendant que l’autre, toujours dos tourné, prend ses aises et se sert carrément à manger.
D’un mouvement furtif, je ferme délicatement la porte de ma chambre et tente de contacter Bianca. Mon appel n’obtient en retour qu’un pauvre grésillement dans le Talkie-Walkie. Tirant sur les rideaux qui m’offrent la vue sur le hamac et le parc, je constate que toute l’équipe est trop loin pour que je puisse rameuter du monde de vive-voix sans que le colosse ne me saute dessus. Un raclement de chaise dans la pièce d’à côté me pousse à passer à l’action : s’il s’installe à table et se rend compte que mes vêtements traînent par terre, il va forcément comprendre et il sera trop tard pour moi. Je n’arrive pas à croire que je me penche sous mon lit pour attraper mon fusil et que je m’apprête à ouvrir en grand ma chambre afin de l’attaquer frontalement en misant sur l’effet de surprise. Jamais je n’aurais pensé braquer un type imposant et armé qui prend le petit déjeuner tranquille, comme si tout était normal. Comme s’il était chez lui.
Le cœur tapant, j’ôte le cran de sécurité. Je prends une profonde respiration, bien que tremblante comme une feuille, je file un coup de pied dans la porte en le mettant en joue. La crosse de mon arme plaquée contre mon épaule, la trouille chevillée au ventre et la poitrine prête à exploser.
— Qui êtes-vous putain ? Ne bougez pas ! Restez assis !

Je remercie Matthieu Biasotto pour sa confiance renouvelée.

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