Kingdom #3 – Bear > T.M. Frazier

PARU LE 25 JUIN 2020 AUX EDITIONS HUGO NEW ROMANCE

LIEN D’ACHAT – ICI

Elle a oublié son passé, elle pourrait être son avenir

Thia et Bear n’étaient pas faits pour se rencontrer et encore moins pour s’aimer, même s’ils partagent un passé marqué par la violence et les deuils.
Bear a quitté le club de bikers de son père. Solitaire, détruit psychologiquement par les conditions dramatiques qui ont conduit à le séparer de ceux qui étaient toute sa famille, il a oublié qu’il a fait la connaissance de Thia il y a des années.
Thia, au contraire, a retenu la promesse qu’il lui a faite de lui apporter son aide le jour où elle en aura besoin.
Ce moment est arrivé.
Alors, Thia va retrouver Bear et l’obliger à reconsidérer ses choix. Elle pourrait bien donner un nouveau but à sa vie.

⭐⭐⭐,5

UN OPUS PLAISANT A LIRE MALGRÉ QUELQUES BÉMOLS !

Il y a un an, je découvrais l’histoire de King et Doe, j’avais vraiment bien aimé ces deux premiers tomes dans cet univers sombre et dérangeant. D’autant plus que j’avais vraiment été intriguée par le personnage de Bear et j’étais ravie à l’annonce de la parution des deux tomes qui lui sont consacré.

Je ressors légèrement mitigée, l’ensemble était plaisant à lire, mais en un an beaucoup de chose ont changé et je n’apprécie plus du tout les mêmes dynamiques dans les romances. Ici, ce que j’ai aimé c’est ce lien spécial entre Bear et Thia. La différence d’âge est bien exploitée et sert énormément dans l’intrigue. Mais à côté de ça, la descente aux enfers de Bear m’a passablement ennuyée, toujours les mêmes schémas dans ces cas-là, sexe, drogue et alcool. Alors, même si Bear a su me toucher à bien des égards, je l’ai détesté à plusieurs reprises durant cette lecture.

L’autrice nous revient avec un univers dark très efficace, autant vous le dire, vous allez assister à des scènes d’une rare violence, et cela pourrait choquer certains lecteurs. A ce niveau, j’ai trouvé le cheminement addictif et cela reste dans la même lignée qu’avec King, que l’on a la chance de retrouver dans ce tome.

J’ai donc passé un moment sympa mais j’ai été blasée de certaines facilités, l’ensemble reste trop classique pour apporter un vent de fraîcheur au lecteur et c’est dommage.

La romance, quant à elle, a su me toucher. J’ai bien aimé le duo que forment nos héros malgré les faux pas de chacun. Je déplore juste l’attitude Bear par moment car cela a regroupé tout ce que je déteste maintenant dans les dark romance.

En bref, un avis en demi-teinte pour cet opus consacré à un duo de héros qui a tout de même réussi à me divertir. Je pense que je ne suis plus forcément cliente de ce genre d’histoire qui n’arrive plus à m’offrir le petit quelque chose qui rendra l’ensemble vraiment singulier.

Je suis né Bastard.
Un soldat de l’armée sans foi ni loi du gang de bikers Beach Bastards. Formé pour reprendre le flambeau de mon vieux.
Le devoir passait avant ma conscience, avant la famille, avant tout.
Je n’ai pas choisi cette vie, c’est elle qui m’a choisi, et la vivre impliquait de savoir et d’accepter que chaque matin où je me levais pour pisser pouvait bien être mon dernier hors de la tombe.
Ou, selon les ordres que je distribuais… le dernier de quelqu’un d’autre.
Être un motard, un Bastard, n’était pas juste dans mon ADN. Ce n’est pas seulement un mode de vie.
Je respirais biker.
Je buvais biker.
Putain, j’adorais ça.
Rien d’autre n’existait.
Jusqu’à ce que tout change.
Je ne me souviens pas du moment précis où cela s’est produit, peut-être après mon premier meurtre, ou le jour où j’ai reçu mon patch, mais c’est arrivé. Huile de moteur, cuir, violence et la facilité à dégommer les ennemis du club avaient remplacé le sang dans mes veines.
J’étais devenu plus biker qu’homme.
Et j’en étais fier.
Je n’ai jamais considéré cela comme un problème, mais de la même façon, je n’aurais jamais cru possible qu’un jour je ne sois plus un Beach Bastards.
Pourtant c’est arrivé.
Je ne le suis plus.
Dès l’instant où j’ai rendu mon gilet aux couleurs du gang et claqué la porte du MC, j’ai retourné mon propre sablier et signé la date d’expiration de ma vie.
Bastard un jour, Bastard toujours.
Sinon, c’est que vous êtes mort.
Depuis, ils me traquent. Mais le plus tordu, ce n’est pas tant l’idée que mes frères veulent me faire la peau qui m’ennuie que l’incertitude.

Je remercie les éditions Hugo & Cie pour cette lecture.

RETROUVEZ MES AVIS SUR LES TOMES PRÉCÉDENTS

Kingdom #1 – King > T.M. Frazier 

Kingdom #2 – Tyran > T.M. Frazier

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *