Bande Dessinée

Les naufragés de la Méduse » Jean-Christophe Deveney & Jean-Sébastien Bordas

Editeur : Casterman

Album : ICI

1816, les royalistes viennent de chasser du pouvoir les héritiers de la révolution et de l’Empire. Le commandement de La Méduse est confié à un noble qui n’a pas navigué depuis 25 ans. Incompétence, suffisance, indiscipline se conjuguent pour conduire le navire tout neuf à sa perte. Le 2 juillet, la frégate s’échoue sur un haut fond aux larges du Sénégal. Les canots étant en nombre insuffisants, 170 passagers prennent place sur un radeau de fortune abandonné à la dérive. Lorsqu’il est retrouvé deux semaines plus tard, il ne reste plus que 17 survivants ! La révélation dans la presse du naufrage et des horreurs commises sur le radeau va frapper l’opinion publique. Géricault s’empare du sujet et y voit l’occasion de faire exploser les carcans classiques de la peinture. Toutefois, la réalisation du tableau se révélera dantesque et manquera d’engloutir l’artiste corps et âme.

 

⭐⭐⭐⭐

Je connaissais le tableau Le radeau de la Méduse, du coup, j’avais très envie de découvrir cette bande dessinée lorsque j’ai eu l’opportunité de le faire.

Cette BD est franchement excellente, tant dans la partie écrite que dans les dessins que j’ai trouvé simplement superbe. Vous avez la possibilité de voir quelques pages directement sur le site des éditions Casterman (ICI). La couverture reflète à merveille ce que nous trouvons en ouvrant et en parcourant les pages. Pareil pour les tons utilisés, certains me font penser à des peintures faites à l’aquarelle, bref, j’adore !

Cela m’arrive rarement avec une bande dessinée, mais j’avais l’impression de moi-même me trouver sur le bateau, de vivre tout en temps réel, de voir avec mes propres yeux cette source d’inspiration qui en a fait un tableau célèbre. Je ne découvrais pas son histoire, mais je la vivais, et franchement les émotions étaient assez intenses. Comme je le dis, cela m’arrive rarement avec une BD, je tenais donc à le signaler, en général, un tel niveau d’intensité, eh bien je le retrouve dans les romans.

Je diviserais cette BD en deux parties. Premièrement, le fameux naufrage, deuxièmement, eh bien la partie où le peintre mène son enquête et en réalise un tableau fabuleux. Mais ce que j’ai aimé, c’est que l’intensité ne s’arrête pas lorsque nous passons d’une partie à l’autre, elle reste tout aussi intense et captivante.

Cette BD se laisse savourer tel un bonbon acidulé, vous savez, ceux avec lesquels nous faisons une drôle de tête les premières secondes, ensuite vient le goût sucré attendu, mais ils sont tellement bons que l’on ne peut s’empêcher d’en reprendre un dès qu’il est terminé, uniquement pour retrouver cette sensation acidulée et sucrée par la suite. Je trouve que cela représente plutôt bien ce que m’a procuré ma lecture.

A se procurer, à lire, à savourer, et à recommencer.

Merci aux éditions Casterman.

About Author

Alouqua

Depuis toujours j'adore lire, déjà enfant il m'était impossible de me passer d'un livre. Quand à partager mes avis, eh bien je l'ai toujours fait, c'est donc devenu pour moi une évidence d'ouvrir un blog.
J'ai l'avantage de lire un peu de tout, je n'ai jamais aimé me restreindre, en quoi que ce soit.

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