Miss egality > Robyne Max Chavalan

PARU LE 29 MAI 2020 EN AUTOÉDITION

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Il faut souffrir pour être belle… J’aurais dû me souvenir de cet adage lorsque par défi, je me suis présentée au concours de Demoiselle de France. Parce que, contre toute attente, moi Isobel Leroux, l’étudiante en sociologie qui écrit un mémoire sur le féminisme d’hier à aujourd’hui, j’ai gagné.

Désormais sous le feu des projecteurs, je dois composer avec mon étiquette de féministe en même temps que la couronne et l’écharpe tant convoitées.

C’est paradoxal ? Certainement. Vous croyez que je vis un rêve éveillé ? Détrompez-vous. Rien ne saurait être plus éloigné de la vérité…

Et je ne parle même pas de Caelen Malchian, moitié d’Écossais coupé de macho arrogant au corps parfait que l’on me colle dans les pattes pour améliorer notre image commune…

⭐⭐⭐⭐,5

UNE ROMANCE ENGAGÉE QUI ABORDE DES THÉMATIQUES AVEC BIENVEILLANCE ET MODERNITÉ !

Mmm, par où commencer ? Vous avez déjà eu du mal à écrire un de vos avis tellement vos idées partaient dans tous les sens ? Car c’est bien ce qu’il m’arrive avec Miss Egality ! Robyne Max Chavalan a encore frappé ! J’adore cette autrice, j’ai d’ailleurs lu bon nombre de ses romans et c’est à chaque fois un régal.

Pourtant Miss Egality a une saveur différent. Un goût d’engagement, de bienveillance et d’envie de faire passer plusieurs messages. L’autrice a été chercher cette histoire au fond de ses tripes, cela se sent, à chaque page, à chaque ligne, à chaque mot couché sur le papier. Cette romance est explosive, drôle, engagée, sexy et moderne.

Robyne Max Chavalan nous offre une histoire puissante en terme de messages transmis. En lisant le résumé, je n’étais pas forcément sûre d’être la bonne lectrice pour cette histoire. Je me suis interrogé sur ma faculté à aimer l’univers, celui des Demoiselle de France, ce n’est absolument pas ma came, je ne suis pas une fervente admiratrice de ce concours de beauté et pourtant… l’autrice m’a conquise. Elle a su me séduire du début à la fin. Il y a tellement de chose à dire sur ce roman, j’en deviens incohérente ^^

Le scénario ? Intelligent, moderne et envoûtant ! Une véritable chronique sociale et bienveillante. Une intrigue qui mêle féminisme, romance et parcours initiatique.

Les thématiques abordées ? Percutantes et intenses. Abordées avec un œil neutre tout au long de l’histoire. L’autrice parle d’égalité entre les femmes et les hommes. Le féminisme y est décrit avec beaucoup de recul et j’ai aimé cette façon qu’a eu l’autrice de faire évoluer ses thèmes en fonction des situations dans son histoire. Elle a su aborder tous les aspects de ces problèmes sociaux qui engendrent sans cesse plus de disparités.

Les personnages ? Singuliers, explosifs et profondément humains. Isobel est une belle personne, lumineuse et passionnée. Une militante avec une verve impressionnante. Cette héroïne pourrait être le porte parole de toutes les femmes du monde. Un modèle et une sacrée nana. Caelen… mon Dieu ! Notre héros est… c’est un connard, voilà tout ! Mais attention, il y a connard et connard ! Caelen est dans une catégorie hors norme parce que j’ai clairement voulu le tuer à plusieurs reprises. Ce héros est tellement bien construit que même s’il m’a passablement énervée, je n’ai pas pu le détester. C’est le genre de mâle qui fait sortir de ses gonds tout en suscitant un certain attachement. C’est un homme qui est humain, qui a ses propres démons. Et je l’ai aimé pour toutes ses nuances.

La romance ? Piquante, excitante, envoûtante et moderne. Un véritable affrontement des sens. J’aime ce genre de dynamique, ce jeu qui met en péril la santé mentale de nos héros mais aussi la nôtre. Robyne Max Chavalan n’en est pas à sa première histoire d’amour et celle-ci est tellement originale, tant grâce à l’univers que grâce aux personnages et à leurs histoires. L’amour peut faire de gros dégâts, comment nos héros vont-ils gérer la pression ? La tension sexuelle qui met en danger leur image médiatique ?

Ce qui m’a le plus sauté aux yeux, c’est le réel équilibre qu’il y a dans l’histoire. L’autrice a fait un travail colossal pour aborder beaucoup de thématiques tout au long de son récit, elle a su faire passer des messages tout en conservant le côté divertissant et émouvant de la romance. C’est un sacré pari, franchement !

En terminant ce roman, un peu les nerfs en pelote, j’étais contente d’avoir lu cette histoire, contente de m’être laissé aller à ressentir et à découvrir un univers qui ne me charme pas du tout en temps normal, avec le milieu des Demoiselles de France, l’autrice a pu mettre en scène ses personnages de sorte qu’ils soient en mesure d’illustrer des sujets d’actualité. Elle donne un grand coup de pied dans les préjugés présents sur ce milieu, elle sublime la beauté des femmes mais aussi leur intelligence. Elle pointe du doigt les féministes extrémistes qui desservent la cause et qui créent ce fossé entre les femmes et les hommes. Elle rétablie un équilibre, celui que nous voudrions tous, l’égalité !

En bref, avec Miss Egality, Robyne Max Chavalan nous offre une romance engagée et moderne. Un récit si puissant et psychologique. Une histoire d’amour qui conserve un côté divertissant et sexy. L’autrice m’a littéralement conquise, tant avec ses personnages qu’avec sa façon d’avoir orchestré son histoire en abordant des thèmes de société. Sa plume a toujours ce piquant que j’adore, ses romances sont toujours sensuelles et elle sublime l’amour de soi et de l’autre à chaque page. Je vous recommande vivement de découvrir ce roman qui ne manquera pas de vous toucher, de quelque manière que ce soit.

— Il s’agit d’une question posée par Jean-Marc en Normandie. Pensez-vous que le concours Demoiselle de France soit antiféministe ?
Des rires nerveux parcourent la salle, le jury, mes concurrentes et les présentateurs.
Putain.
La question.

Celle qui me hérisse, moi l’étudiante en cinquième année en double cursus de sociologie et d’histoire qui écris à l’heure actuelle un mémoire sur le féminisme d’hier à aujourd’hui, au travers notamment des grands noms féminins de la littérature, de la politique, des sciences…
J’attends que le silence revienne, me laissant ainsi un peu plus de temps pour réfléchir à ma réponse.
J’ai toujours été cash et brute de décoffrage. Ce soir ne fera pas exception à la règle. J’en ai un peu marre aussi de cette stigmatisation. Parce que, contrairement à ce que l’on pourrait penser, je fais partie de ces femmes qui ne se retrouvent pas complètement dans le féminisme que certaines prônent aujourd’hui. Alors comme de toute façon je n’ai rien à perdre, je choisis de répondre à ma manière. Sans prendre de gants. Avec toute la passion que ce sujet m’inspire depuis que je travaille dessus.
— Est-ce que le concours Demoiselle de France est antiféministe ? je répète ingénue, le temps de rassembler une dernière fois mes pensées. Je ne comprends pas cette question dans la mesure où ce sont les féministes, elles-mêmes, qui se sont battues depuis des décennies, voire un siècle pour que, nous, les femmes d’aujourd’hui, ayons la liberté de porter des mini-jupes ou encore de faire du topless sur les plages en été. Est-ce que cela fait de moi une antiféministe que de participer à un concours de beauté ? Une fois encore, je ne comprends pas cette question, ni l’opposition entre les deux. Je crois même que c’est l’inverse au contraire. Le féminisme est une notion large qui regroupe la défense de la femme en tant qu’égale de l’homme, ses convictions, ses rêves, sa liberté d’être et de vivre comme une femme. Le féminisme possède plusieurs facettes et chaque femme défend sa condition de femme avec les armes qu’elle possède. Moi, je fais avec celles que m’ont données mes parents, Dieu, la Nature, qui vous voulez. Je défends le féminisme en osant montrer que j’assume ce que je suis physiquement par ce concours, autant qu’intellectuellement par mes études. Pour moi, le féminisme est supposé défendre la liberté de tout à chacune. Ma liberté, comme celle de milliers d’autres, c’est de vouloir rêver qu’un jour j’aie été une princesse. Ma liberté, c’est d’essayer d’atteindre ce rêve. Alors oui, peut-être est-ce orgueilleux et futile, mais qui êtes-vous pour juger les rêves et la liberté des autres dans la mesure où je n’entrave pas les vôtres ? Pour finir, je dirai juste que les féministes qui n’ont jamais défilé les seins nus pour faire valoir leurs convictions me jettent la première pierre… Parce qu’entre elles et nous, les candidates au titre de Demoiselle de France, je ne vois pas bien la différence au final…
Je rends le micro au présentateur stupéfait et dans un silence assourdissant.
Mon cœur bat la chamade.
Bon, je me suis peut-être un peu emballée. Mais trop tard. Le sort en est jeté. Je retourne à ma place toujours dans le silence. Je jure que j’entends mes talons hauts claquer sur la scène.
Et puis soudain, c’est une explosion.
Un tonnerre d’applaudissements déferle sur moi.

Je remercie Robyne Max Chavalan pour cette lecture.

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