Premières Lignes

Premières lignes #119

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches, je vais vous citez les premières lignes d’un ouvrage. J’aime beaucoup le principe de donner les premières lignes d’un roman pour se donner une idée du roman qu’on va lire. Rdv dont j’ai pris connaissance sur le blog La couleur des mots.

Aujourd’hui découvrez les premières lignes des romans suivant :

Renouveau #1 de Florence Cochet

 

« À qui de droit : Je vous écris cette lettre afin de présenter officiellement ma démission de Parker International (et son PDG arrogant et condescendant), prenant effet dans deux semaines à compter de ce jour. Ce fut une décision TRÈS FACILE à prendre, sachant que les deux dernières années ont été absolument horribles. Je souhaite à la prochaine assistante de direction toute la chance du monde (elle en aura besoin), et si mon patron a besoin que je fasse quoi que ce soit pour lui durant les deux prochaines semaines, vous pouvez gentiment lui dire qu’il peut (se) le faire lui-même… Sincèrement (pas vraiment), Tara Lauren » Ceci est la version de mon préavis de deux semaines que j’aurais dû envoyer à mon patron, parce que la variante plus professionnelle – celle où je me disais « reconnaissante pour toutes ces opportunités » et « honorée par toutes les expériences enrichissantes » de ces dernières années, cette lettre a été rejetée avec son caractéristique sourire narquois, diablement sexy, et un « je vous suggère fortement de lire les petits caractères en bas de votre contrat… ». Ce que j’ai fait. Et maintenant, je réalise qu’à moins de simuler ma mort, de l’empoisonner ou de trouver une manière de renégocier mon impossible contrat, je suis coincée là, à bosser pour l’un des patrons les plus prétentieux et impitoyables de New York. Ceci dit, je pensais que c’était le cas jusqu’à ce qu’il m’appelle, tard hier soir, avec une offre urgente…

Premières Lignes

Prologue

Tara

« Les vainqueurs n’abandonnent jamais, et ceux qui s’avouent vaincus perdent toujours… » Si je gagnais un dollar chaque fois que ma mère prononçait ces mots à mon intention, je serais en ce moment même en train de siroter du vin sur ma propre île privée au large de la côte amalfitaine.

Nouveaux États réunis, trois siècles après une apocalypse déclenchée par des intelligences artificielles. Les survivants vivent en paix dans un monde où, désormais, les technologies sont strictement contrôlées.
Lutessa rêve de devenir ingénieure, malgré l’opposition farouche et inexpliquée de son père. Sa vie bascule lorsque des envoyés du Gouvernement, affirmant qu’elle est infectée par de dangereux nanorobots, l’emmènent de force.
En route pour la capitale, son convoi est attaqué par des dissidents. Auprès d’eux, elle découvre que tout ce qu’elle croit connaître n’est qu’illusion : les intelligences artificielles n’ont jamais cessé d’exister et le danger qu’elles représentent ne fait que grandir.
Alors que l’affrontement menace, seule la découverte de ses origines permettra à Lutessa de comprendre pourquoi elle est devenue une cible et quelle est sa mission.

Premières Lignes

4 juillet de l’an 327 post-Extinction

Lutessa tendit l’oreille. Un silence parfait régnait dans la maison.
Elle s’empara de sa besace, se glissa dans le couloir, s’immobilisa pour écouter à nouveau. Toujours aucun bruit. Cette fois, c’était la bonne ! Elle descendit l’escalier sur la pointe des pieds, traversa le séjour et gagna le vestibule sans avoir fait couiner la moindre latte du plancher. Presque, elle y était presque.
Depuis plusieurs semaines, elle s’était mis en tête de réussir à quitter la maison à l’aube sans alerter son père. C’était d’ailleurs devenu un jeu entre eux, auquel elle avait jusqu’à présent perdu. Mais pas aujourd’hui. Sourire aux lèvres, elle posa la main sur la poignée de la porte d’entrée, l’abaissa. L’hymne de la victoire résonnait déjà à ses oreilles.
Réussi !
La voix grondante de son père la figea :
— Lutessa MacDougal, tu ne sortiras pas d’ici sans avoir avalé quelque chose !
Encore raté !

About Author

Alouqua

Depuis toujours j'adore lire, déjà enfant il m'était impossible de me passer d'un livre. Quand à partager mes avis, eh bien je l'ai toujours fait, c'est donc devenu pour moi une évidence d'ouvrir un blog.
J'ai l'avantage de lire un peu de tout, je n'ai jamais aimé me restreindre, en quoi que ce soit.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *