Dystopie, Romance

Suprêmes #1 » Elle Séveno

Éditeur : Editions Cyplog

Livre : ICI

Quatre cents ans après le monde tel que nous le connaissons, les Humains ne sont plus la race supérieure, ni même la seule. Et ils le découvrent lors d’une terrible invasion qui vire aussitôt à l’horreur. Quand ils ne sont pas abattus comme du bétail, ils sont réduits en esclavage par une race perverse et tyrannique. Vine, qui s’est toujours sentie en décalage avec les siens, est emprisonnée à son tour et déportée sur une planète inconnue. Dans sa cellule, elle rencontre un prisonnier différent des autres. Quelle que soit sa race, il la fascine, la respecte et la guide… À ses côtés, elle pourrait bien devoir remettre en question toutes ses certitudes.

⭐⭐⭐

Je ne pouvais pas passer à côté du nouveau roman d’Elle Séveno qui me tentait énormément depuis son annonce sur les réseaux sociaux, j’aime beaucoup les dystopies et le résumé m’a immédiatement convaincue. Pourtant, je ressors déçue de ne pas avoir réussi à apprécier cette lecture à sa juste valeur. Cet avis est vraiment personnel, je traverse une période compliquée en ce moment et ce n’était peut-être pas la bonne période pour me lancer dans cette saga.

Elle Séveno nous revient avec une dystopie qui regroupe tous les ingrédients pour captiver le lecteur, hélas je suis restée spectatrice de tout ce que nos héros ont vécu sans jamais réussir à me sentir pleinement intéressée par ce qui se jouait sous mes yeux. C’est pourtant un récit qui met en avant des thèmes qui poussent le lecteur à réfléchir sur le monde tel que nous le connaissons.

Cette histoire est narrée par Vine, notre héroïne. Ainsi que par le Prisonnier qui a le droit à ses chapitres. Vine est une héroïne qui m’a fait ressentir des émotions contradictoires, c’est une jeune femme intrigante et en même elle a ce côté froid qui pourrait nous faire croire qu’elle est dénuée de sentiments. Sans a priori, je l’ai trouvé intéressante car c’est le genre d’héroïne qui nous permet de sortir de notre zone de confort. Je suis tout de même restée en retrait vis à vis d’elle et de ses réactions. Le Prisonnier est un héros captivant, difficile à cerner mais ô combien magnétique. J’ai d’ailleurs préféré son personnage à notre héroïne. Elle Séveno nous offre des personnages avec des forces et des faiblesses, j’aime ces imperfections qui les rendent vraiment crédibles.

Les personnages secondaires sont vraiment importants dans le déroulé de l’histoire, on fait leur connaissance à mesure que l’on apprend des choses sur l’univers de l’autrice.

J’ai débuté cette lecture hyper confiante et au final je ressors désappointée. Je n’ai pas réussi à aimer l’histoire dans sa globalité. L’univers est fort bien construit mais très lourd en informations, ce qui donne des passages très longs à lire où il faut être vigilant pour ne louper aucune info. C’est tout à fait logique étant donné qu’il s’agit d’un premier tome et qu’il faut poser les bases de l’univers et de l’histoire. J’ai mal vécu cette lecture car j’avais envie d’aimer les tenants et les aboutissants mais j’ai décroché à plusieurs reprises avec l’envie de stopper ma lecture. C’est ce détail qui me fait comprendre que je n’étais peut-être pas dans un bon état d’esprit ou alors cette histoire n’était tout simplement pas pour moi.

Elle Séveno a toujours un style singulier, ici avec cette histoire complexe qui propulse le lecteur dans un futur effrayant et angoissant, elle nous offre un récit complexe, elle orchestre son intrigue avec beaucoup de détails. Beaucoup de rebondissements, des personnages qui ne laissent pas indifférents et une plume qui s’affûte page après page.

En bref, un avis très personnel que je vous livre sur ce roman que je n’ai pas su apprécier à sa juste valeur. Je ne peux que vous conseiller de tenter l’aventure si vous aimez les dystopies qui offrent une belle réflexion sur l’humanité.

— Ils ont tous l’air de petites bêtes effrayées, pas vrai ?
Un homme avait parlé tout près de mon oreille. Voix chaude, plus grave que toutes celles que j’avais pu entendre jusque-là, à l’accent exotique doux. Elle me caressa la nuque avec la légèreté d’une plume. Une plume au duvet brûlant qui électrisa mon épiderme sur son passage. Je tournai la tête. Les barreaux nous séparaient, mais l’homme se tenait dans une cellule comme la mienne. À la différence que la sienne le gardait… seul.
Je compris pourquoi en le voyant attaché comme un forcené au mur. De larges menottes reliées à de lourdes chaînes tendaient ses bras vers l’arrière. Je m’arrêtai longuement sur eux, observai son corps si massif. Sans un gramme de graisse. Ce type était taillé dans la pierre, ses biceps de la taille de mes cuisses. Chaque courbe de ses muscles se dessinait en une masse de peau lisse sans aucune imperfection ni tache disgracieuse, ni grain de beauté, ni même de poil. Uniquement un fin duvet brun presque invisible.
Il portait un marcel déchiré, un pantalon dans le même état. Ses cheveux, qu’on devinait noir corbeau, étaient rasés de près. Des poils sombres et courts clairsemaient ses joues creuses aux pommettes dures. Là où j’étais blanche, juvénile et blonde, lui était bronzé, brun, avec un regard qui semblait avoir vécu mille vies.
Et il me regardait. Charbon contre feu. Cela me déstabilisa. Il n’y avait pas grand monde qui pouvait se vanter d’une telle chose. Dangereux. Oui, il transpirait le danger par tous les pores de sa peau. Qui était-il pour se retrouver dans une telle situation ?
Comme s’il lisait mes pensées, le prisonnier se mit à sourire. Sa bouche m’attira étrangement ; deux lignes de chairs roses droites et fines, dévoilant une dentition blanche et parfaite.
— Vous ne trouvez pas ? insista-il, amusé face à mon silence. Quelque temps auprès de ces types, et ils obéiront comme de bons petits toutous. Dans l’unique but de survivre, ils seront prêts à tuer femme et enfant.
Sa voix de ténor vibra sur ma peau, rentra dans ma chair jusqu’aux tréfonds de mon âme. Elle réveilla quelque chose en moi. Une conscience, un besoin… une envie… Était-il possible que quelqu’un rentre en nous au premier regard ?
Quelques phrases, et je décelai toute la haine qu’il éprouvait. Un mépris sans nom recouvert d’une couche de dégoût et d’amertume. Mais chez moi, elle réveilla un sentiment endormi : de la fascination.
De l’excitation. Animale et violente.
— Qui êtes-vous ? voulus-je savoir pour repousser la sensation.
— Est-ce la première question qui vous vient à l’esprit ? Ne devriez-vous pas vous demander plutôt où vous êtes ?
Je regardai autour de moi par instinct puis m’installai contre les barreaux de sa cellule. Au plus près de lui. De la chaleur que dégageait son corps à cette distance. Il ne me faisait pas peur.
— Où sommes-nous ?
— Dans une prison, cela me paraît plutôt indiscutable, non ?

⭐⭐⭐⭐

Voilà un titre qui me tentait dès sa première apparition. C’est pourtant la première parution que je découvre de Elle Séveno, pas faute de ne pas en avoir au moins une dans ma PAL qui attend patiemment que je me penche dessus !

Il faut savoir que nous sommes ici dans un premier tome, celui qui pose les bases pour la suite de l’aventure, celui où un flot d’information nous tombe dessus. Beaucoup d’informations nous sont données ici, parfois même avec une impression de trop en une fois. C’est là que les lecteurs vont adorer ou partir en courant en se sentant noyés, ou encore avoir un avis en demi-teinte. Le mien se situe entre le positif et le demi-teinte. Ces informations sont pourtant bien nécéssaires à la compréhension de l’histoire, ils sont importants et peu importe à quel moment ils nous sont livrés, ils devaient être dans ce premier tome. Mais c’est vrai que j’ai parfois eu l’impression de me sentir submergée, ce qui ne m’a pas empêchée pourtant, d’apprécier ce premier opus ainsi que la plume de l’auteure que je découvrais donc ici.

Les personnages principaux sont intéréssants à apprivoiser. Cependant, Vine apprend tellement de choses dans ce premier tome, que l’on peut aisément comprendre que son comportement ne soit pas toujours celui que nous espérions. Elle paraît parfois assez en recul alors qu’à d’autres moments, pour le même genre d’informations, elle se sent énormément impliquée. Elle est un peu contradictoire dans s amanière d’être et cela m’a empêchée de réellement m’attacher à elle, voir même de la comprendre. J’espère que la suite réussira à ce que je puisse apprécier qui elle est. mais malgré tout, je ne peux pas lui enlever le fait que si je me retrouvais moi à sa place, j’aurais certainement été pire qu’elle et j’aurais fini par littérallement exploser face à tout ce qui lui tombe dessus en peu de temps.

Quant à Al, le prisonnier qu’elle va rencontré, je l’ai trouvé hyper magnétique, comme elle je me suis sentie attirée vers lui sans savoir le pourquoi. C’est un homme spécial dan ss amanière d’être, il est mystérieux et nous n’avons qu’une seule envie, creuser jusqu’à tout savoir de lui. Je suis même certaine que nous allons avoir encore pas mal de surprises le concernant par la suite.

En ce qui concerne les autres personnages, eh bien la c’est moi qui vais laisser plâner le mystère 🙂

Un premier tome donc, avec énormément d’informations réunies en un peu plus de 300 pages, mais qui laisse présager une suite où l’action ne se laissera pas désirer.

La voir répondait exactement à mes espoirs. Les leskans étaient parfois prévisibles. Et dans mon cas, ils utilisaient tous les moyens nécessaires afin de m’atteindre. J’avais montré mon intérêt pour cette fille, ils l’emmenaient pour me tenter. Je m’étais donc attendu à ce scénario… mais pas dans cet état.

Merci aux éditions Cyplog.

About Author

Alouqua

Depuis toujours j'adore lire, déjà enfant il m'était impossible de me passer d'un livre. Quand à partager mes avis, eh bien je l'ai toujours fait, c'est donc devenu pour moi une évidence d'ouvrir un blog.
J'ai l'avantage de lire un peu de tout, je n'ai jamais aimé me restreindre, en quoi que ce soit.

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