Quatorze juillet » Bastien Vivès & Martin Quenehen

Editeur : Casterman

Livre : ICI

Quand Jimmy, un jeune gendarme, rencontre Vincent, un peintre qui vient de perde sa femme dans un attentat, il décide de les prendre, sa fille Lisa et lui, sous son aile. Mais peut-on sauver les gens malgré eux ? Et dans quelle mesure est-il forcément juste de vouloir jouer les justiciers ? Dans ce polar contemporain, Bastien Vivès et Martin Quenehen dressent le portrait de personnages déboussolés qui cherchent à donner un sens à leur existence dans une France traumatisée, à la fois paranoïaque et divisée.

 

⭐⭐⭐⭐⭐

Cette BD polar est dérangeante, mais dans le bon sens du terme. Lorsque je dis dérangeante, j’entends par-là que l’auteur et l’illustrateur forment un duo qui fait passer autre chose que ce que l’on peut attendre d’une BD. A eux deux, ils soulèvent énormément de choses, énormément de questions.

Les illustrations en noir et blanc donnent une ambiance réellement sombre à l’histoire qui ne l’est pas moins. Ce qui est parfois troublant, c’est de voir certaines de ces illustrations où les personnages se retrouvent sans visage, ou presque sans visage, comme si notre regard devait se porter sur autre chose que l’image. Je n’ai que rarement croisé ce genre d’illustrations, alors cela m’a troublée, je ne le vous cache pas. Quant aux couleurs, dites-vous bien que les seules que vous y verrez se trouvent sur la couverture, la tranche et le quatrième de couverture, tout le reste est en noir/gris/blanc. Mais cela nous plonge assez bien dans l’ambiance générale qui n’est pas des plus joyeuse.

Pensez bien que nous parlons ici de terrorisme, d’attentat, de la vie d’un gendarme qui se voit pris d’un genre de mission plus personnelle que professionnelle.

L’alliance de l’auteur et de l’illustrateur est parfaite, cela offre un rendu que j’ai trouvé saisissant, même si je le qualifie plus haut de dérangeant. Ce duo fonctionne à merveille et j’espère pouvoir les retrouver ensemble sur un autre projet.

Mais le plus dérangeant, c’est la fin. Celle-ci remet tellement de choses en question ! Mais n’est-ce pas là ce que nous attendons de la fin d’un polar ? Que celui-ci soit sous forme de roman ou de BD ? Personnellement, je suis conquise !

Feuilletez les premières pages en cliquant sur l’image de couverture ci-dessous.

Quatorze Juillet

Merci aux éditions Casterman.

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