Le Chemin des amoureux » Louison

Editeur : Robert Laffont

Livre : ICI

De la soirée du vendredi 13 novembre 2015, où Joseph, leur fils, vient au monde à la maternité de la Pitié-Salpêtrière, à la journée du dimanche 15 juillet 2018, où elle perd brutalement Jérôme, l’homme de sa vie, Juliette se souvient. De tout. Des minuscules comme des énormes choses.
Et comme rien, dans sa nature, ne la prédispose à la tragédie, elle nous entraîne par la grâce de son regard tendre, cocasse et décalé dans l’histoire d’un amour plus fort que la mort où éclate à chaque page un formidable goût de vivre.

 

⭐⭐⭐⭐

Il y a une question que je me suis posée à plusieurs reprises durant ma lecture : est-ce que tout ce roman n’est réllemment que fiction ou y a-t-il une part de réel mélangé à la fiction ? Je n’ai pas la réponse, mais encore maintenant je me la pose. Quelque soit la réponse, le rendu global de ce récit est vraiment prenant et poignant à lire.

Si j’ai apprécié ma lecture, c’est vrai aussi que j’ai eu un peu de mal avec le personnage de Juliette. Il ya quelque chose chez elle qui me dérange, même si je n’ai pas vraiment réussi à mettre le doigts sur ce qui a été gênant de mon point de vue. Peut-être est-ce sa personnalité que j’ai parfois trouvée brouillonne, peut-être est-ce simplement sa manière de se comporter, ou pourquoi pas (tout comme dans la vie de tout les jours) le fait que nous ne pouvons clairement pas apprécier chaque personne que nous croisons ? Il y a plusieurs réponses possibles, et pourtant je ne sais toujours pas quelle est la mienne !

Par contre, ce que j’ai apprécié, c’est que cette histoire est proche de nous. Chaque lectrice pourrait être Juliette, chaque femme que nous croisons pourrait être Juliette. L’histoire de cette femme pourrait être celle de n’importe qui, et c’est en cela que cette lecture est poignante et qu’elle ne peut que toucher le lecteur. Je dirais même que c’est inévitable.

Par contre, si je vous conseille cette découverte, je ne le ferai pas si vous avez vécu un deuil récemment, cela risquerait de beaucoup trop vous atteindre.

L’expérience de la maternité m’avait enseigné qu’un enfant de moins de trois ans supporte très bien qu’une question reste sans réponse dès lors que la nourriture industrielle lui est proposée en échange.

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