X-Mess » Arnould Guidat

Editeur : Autoédition

Livre : ICI

Décembre. Les gens se pressent dans les rues pour finir leurs courses de Noël. Pour Anaïs et Jérémy, les flâneries en ville se limitent rapidement aux simples vitrines, faute de moyens. Depuis leurs diplômes, seuls quelques courts CDD sont venus noircir leur CV, et les années déjà écoulées ne leur laissent guère d’illusion sur l’avenir. Pour l’heure, elle se contente d’un mi-temps dans la boulangerie où elle travaillait étudiante. Lui enchaîne les contrats d’intérim et petits boulots que lui dégotte son smartphone. De l’argent, Benoît aussi en a besoin, désespérément même, s’il veut parvenir à sauver la micro-brasserie montée avec sa compagne. En cette période d’abondance, la solution lui paraît simple et radicale. Lorsqu’il propose à Jérémy de s’embarquer avec lui, ce dernier préférerait croire à une mauvaise blague. Mais il y a une chose que le jeune homme souhaite plus encore : revoir briller les yeux d’Anaïs.

 

⭐⭐⭐⭐

Ce que j’ai aimé dans ce roman, c’est le fait que quelque part, c’est un peu la vie de tout le monde que nous retrouvons à travers Jérémy et Anaïs. Qui ne connaît pas les fins de mois difficiles ? Qui n’a pas déjà eu des factures à ne plus savoir qu’en faire ? Qui n’a pas eu envie un jour de commettre l’irréparable afin de mettre un terme à tout cela ? Qui ne c’est pas dit un jour « Je vais braquer une banque » ou encore « Faudrait que je joue au loto » ?

Mais quand toutes ces difficultés sont présentes lorsque la période de Noël arrive ! C’est encore plus déséspérant… Mais Jérémy et Anaïs ont trouvé une solution, quelque peu radicale, mais après tout, c’est une solution comme une autre finalement.

Par la suite, vient la seconde partie de cette intrigue, celle qui ne nous laisse aucun répis, celle qui fait de ce livre un roman noir et non un simple roman. C’est également la partie qui maintient le lecteur entièrement prisonnier de ses mots, à partir de là, il est totalement impossible de vouloir poser son livre ou sa liseuse ne serait-ce que quelques secondes.

La particularité de ce roman, c’est que celui-ci n’a pas de paragraphes. C’est plus que perturbant, mais je m’y suis assez vite habituée et je me suis laissé guider par le récit. Mais je tenais malgré tout à le signaler dans mon avis, je trouvais que c’était un point à soulever, même si cela ne change pas la teneur de l’intrigue.

C’est ici le premier roman de cet auteur, mais je ne manquerai le suivant sous aucun prétexte, J’ai franchement apprécié ce que j’ai lu alors je serai présente pour le prochain.

— Je veux que tout ça s’arrête, reprend Anaïs. J’ai vingt-six ans et je me retrouve à vivre dans la même chambre qu’à mes quinze ans…. Le seul boulot que j’ai pu trouver c’est celui que je faisais pour me payer mes vacances… je ne suis même pas capable de me trouver un appartement pour pouvoir vivre avec mon fiancé…. Je… j’ai l’impression de tout faire de travers putain… j’en ai marre… je veux que ça s’arrête… je veux une vie normale… je veux… je veux une vie…

Merci à Arnould Guidat.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *