Vendredi Manga #7 – Le mari de mon frère #1 & #2

Un des deux RDVs mangas de la semaine où nous vous parlons… manga ?

 

Le mari de mon frère #1 & #2

Editeur : Akata manga

Livres : Tome 1Tome 2

Tome 1

Yaichi élève seul sa fille. Mais un jour, son quotidien va être perturbé… Perturbé par l’arrivée de Mike Flanagan dans sa vie. Ce Canadien n’est autre que le mari de son frère jumeau… Suite au décès de ce dernier, Mike est venu au Japon, pour réaliser un voyage identitaire dans la patrie de l’homme qu’il aimait. Yaichi n’a alors pas d’autre choix que d’accueillir chez lui ce beau-frère homosexuel, vis-à-vis de qui il ne sait pas comment il doit se comporter. Mais ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ? Peut-être que Kana, avec son regard de petite fille, saura lui donner les bonnes réponses…

Tome 2

La petite Kana est aux anges ! Entre son nouvel oncle venu du Canada, mais aussi l’arrivée surprise de sa mère, la fillette à de nombreuses raisons de se réjouir ! Mais tout le monde, dans le voisinage, ne regarde pas d’un oeil bienveillant l’arrivée d’un homosexuel dans le quartier… Une occasion parfaite, pour Yaichi, de continuer à remettre en cause ses certitudes !

⭐⭐⭐⭐⭐

Ce premier tome est touchant dans le sens où après la mort de Ryôji, son mari Mike avec qui il vivait au Canada, va débarquer chez son frère jumeau Yaichi au Japon. Lui qui vient de perdre son mari, va se retrouver face à ce frère qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau.  Si ce n’est pas simple pour lui, imaginez ce que cela doit être pour Yaichi qui voit débarquer chez lui cet homme dont il ne connaît absolument rien !

Cette quadrilogie est classée dans les yaoi, mais pour moi elle n’est absolument pas classable dans cette catégorie. Il n’y a pas de romance, et je ne pense pas que cela se passera dans la suite. Nous sommes plutôt dans une belle histoire de famille, d’apprentissage, dans le choc que fera l’arrivée de Mike un canadien gay au Japon ou l’homophobie est bien présente (comme partout ailleurs d’ailleurs).

J’ai eu un gros crush pour Kana, la fille de Yaichi. Avec l’innocence d’une enfant, elle va arriver comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, elle va tout bousculer, va poser énormément de questions. Finalement, elle va remettre petit à petit les idées de son père en place en soulevant la problématique sans en avoir conscience. Elle pose simplement des questions logiques pour réussir à comprendre elle-même la situation, mais cela servira aussi à son père, il va prendre conscience de beaucoup de choses.

Je n’en suis ici qu’au premier tome, et je vois cette quadrilogie comme un appel à la tolérance, comme un doigt pointé sur les préjugés et l’enfermement de beaucoup de personnes dans les idées reçues. Je ne suis pas spécialement fan du coup de crayon, sauf lorsqu’il est colorisé comme sur la couverture, mais le message passe pourtant très bien.

⭐⭐⭐⭐⭐

Dans ce second opus, Yaichi prend petit à petit conscience que lui aussi avait énormément de préjugés. Mais il commence doucement à voir Mike autrement que comme un gay, il voit l’homme, celui qui aimait son frère, qui est d’une serviabilité touchante.

Dans cet opus, il va se retrouver confronter à beaucoup de choses, notamment à l’homophobie, au fait que pour les personnes comme son frère, comme Mike, peuvent se sentir très mal lorsque vient le moment de faire son coming-out. Il faut se confronter à beaucoup de choses à ce moment-là, et Yaichi comprend qu’il n’a pas agi de la bonne manière, que ce soit avec son freère ou avec Mike lorsque celui-ci a débarquer.

Mais ici, il n’y a pas que la problématique de l’homophobie, il y a la différence en générale. Un exemple parmi d’autres, le fait d’avoir des tatouages. Au Japon, c’est assez mal vu, cela signifie que vous êtes un yakuza et vous ne pouvez pas aller où vous le voulez. Ici, ce sera un homme qui veut aller tout simplement à la piscine et qui se voit refuser l’entrée à cause de ses tatouages. Yaichi est alors confronter à cela, aux questions de Kana qui ne comprend pas pourquoi cette différence semble les classer dans les « méchants ».

Finalement, l’auteur ne pointe pas que l’homosexualité et les difficultés rencontrées par la communauté LGBT, mais il met le doigt sur la différence en générale. Personnellement, je trouve ça génial de pouvoir retrouver toutes ces problématiques de la société dans un manga qui est à la portée de tous.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *