Premières Lignes #98

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches, je vais vous citez les premières lignes d’un ouvrage. J’aime beaucoup le principe de donner les premières lignes d’un roman pour se donner une idée du roman qu’on va lire. Rdv dont j’ai pris connaissance sur le blog La couleur des mots.

Aujourd’hui découvrez les premières lignes des romans suivant :

Ce que tu as fait de moi de Karine Giebel paru aux éditions Belfond

L’homme au sac à dos de Julie Giordano paru chez Librinova

 

Personne n’est assez fort pour la vivre.
Personne n’est préparé à l’affronter, même si chacun la désire plus que tout.
La passion, la vraie…
Extrême.
Sans limites.
Sans règles.

On se croit solide et fort, on se croit à l’abri. On suit un chemin jalonné de repères, pavé de souvenirs et de projets. On aperçoit bien le ravin sans fond qui borde notre route, mais on pourrait jurer que jamais on n’y tombera. Pourtant, il suffit d’un seul faux pas. Et c’est l’interminable chute.
Aujourd’hui encore, je suis incapable d’expliquer ce qui est arrivé. Si seulement j’avais plongé seul…

Cette nuit, c’est le patron des Stups, le commandant Richard Ménainville, qui doit confesser son addiction et répondre de ses actes dans une salle d’interrogatoire. Que s’est-il réellement passé entre lui et son lieutenant Laëtitia Graminsky ? Comment un coup de foudre a-t-il pu déclencher une telle tragédie ?

Si nous résistons à cette passion, elle nous achèvera l’un après l’autre, sans aucune pitié.

Interrogée au même moment dans la salle voisine, Laëtitia se livre. Elle dira tout de ce qu’elle a vécu avec cet homme. Leurs versions des faits seront-elles identiques ?

Si nous ne cédons pas à cette passion, elle fera de nous des ombres gelées d’effroi et de solitude.
Si nous avons peur des flammes, nous succomberons à un hiver sans fin.

Premières Lignes

Prologue

Regarde. Regarde bien.. Tu n’étais pas prêt à me rencontrer. Mais qui l’est vraiment ? Qui peut se croire assez solide pour m’affronter ? Moi, qui t’ai rendu vivant, douloureusement vivant. Qui ai brûlé tes déguisements pour te mettre à nu. Avant de de t’écorcher, jusqu’à l’âme.

« Je vis la vie que je dois vivre. C’est elle qui a choisi. Je n’ai pas le choix.
La rue est mon domicile, elle ne me mettra jamais dehors.
Je me nourris de ma passion : les livres. Ils m’aident dans mon quotidien. Ils sont ma béquille, mes voyages, mon réconfort, ma nourriture. »
Bernard est sans domicile fixe. Il vit à Paris, dans le VIème arrondissement, lorsqu’un événement va le pousser à quitter la capitale. Il va alors rejoindre la ville qui l’a vu grandir, celle où il avait créé sa famille : Sète.

Premières Lignes

Il y a bien des choses auxquelles je me suis habitué. L’habitude, c’est la routine. C’est lorsque l’exceptionnel, le magnifique, le magique, le surprenant, l’extraordinaire devient et reste ordinaire. C’est quand plus rien ne nous étonne. On passe devant les choses sans émotion. On avance sans regarder, un pas après l’autre, comme un automate qui ne réfléchit pas. On ne s’interroge plus. Le monde ne nous questionne plus. La gélatine qui loge dans notre boîte crânienne est anesthésiée, annihilée, jusqu’à devenir lobotomisée par la routine. Tout se fige, les gens se figent. Je me fige avec eux jusqu’à être immobile.

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