Moh > Ewa Rau

PARU LE 18 OCTOBRE 2019 AUX EDITIONS BLACK INK

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J’étouffe dans cette vie recluse et étriquée. Mon ambition me ronge, et signera ma perte si je ne fais rien. Ma seule échappatoire : quitter les miens pour me construire un avenir, sans oublier qui je suis et d’où je viens. C’est pourquoi je pousse sans hésitation cette porte qui s’entrouvre sur l’autre monde. Pour apprendre, mais surtout comprendre. Les comprendre.»

Quand, à 18 ans à peine, Moh quitte sa réserve pour poursuivre des études et vivre chez les Wilson, elle ne sait pas encore qu’elle sera prise dans un engrenage diabolique.

Quelques mois de plénitude avant de tomber dans le cycle infernal de la douleur, de la frustration, du désir, mais surtout de la rage. Sa rage. Celle d’un seul homme : Lenny.

❤❤❤❤❤

UNE ROMANCE HORS DU COMMUN, MARQUANTE ET INOUBLIABLE…

Je pensais être guérie, que mes tourments faisaient maintenant partie du passé… Souvenez-vous dans quel état la saga [Esmé] m’avait mise, souvenez-vous de mon internement et de ma dépendance incurable aux romances Black Ink ! Cette satané Sarah Berziou a frappé une fois de plus grâce à la complicité d’Ewa Rau, une autrice qui m’était encore inconnue jusqu’ici.

Comment faire pour vous parler de [Moh] ? Rien que d’y penser, j’ai des frissons, le cœur qui palpite et la larme à l’œil… Ewa Rau a frappé très fort, elle a un don pour mettre ses lectrices à genou ! Le résumé de cette romance se suffit à lui-même, aucunement besoin de revenir sur l’histoire, ce serait un affront à ce récit si poétique, singulier et lyrique.

Ewa Rau nous offre une romance hors du temps, si unique et touchante.

DES PERSONNAGES CHARISMATIQUES ! 

Ewa Rau nous entraîne dans un univers original et peu exploré dans les romances actuelles et j’ai adoré ça. Elle met en scène des personnages charismatiques, touchants, vrais et imparfaits.

Moh, notre héroïne, est magique ! Il n’y a pas d’autre mot ! Cette héroïne solaire m’a éblouie, elle s’est immiscée en moi pour me rappeler l’essentiel de la vie. Cette jeune femme m’a tout simplement transcendée. Moh quitte sa réserve indienne pour explorer le monde, elle se laisse guider par sa soif de connaissance et va rencontrer Lenny, celui qui va bouleverser sa vie. Moh est mon gros coup de cœur de ce roman, même si l’histoire a aussi contribué à me faire exploser de l’intérieur !

Lenny est un héros à la hauteur de mes attentes, plein de failles, imprévisible et sexy au possible. Mais chut, Lenny c’est un peu une légende, il ne faudrait pas que je vous gâche la découverte.

Les personnages secondaires sont géniaux, ils sont nombreux et trouvent leur place naturellement dans l’histoire. Je les ai tous aimé pour x raisons 🙂

UNE INTRIGUE HORS NORME, ADDICTIVE ET INTENSE ! 

En tant que lectrice, on est jamais vraiment préparée à lire ce genre d’histoire. [Moh] sort tellement des sentiers battus. C’est une romance magnifique mais c’est aussi une belle leçon de vie.

L’univers est unique, rafraîchissant et captivant. J’ai aimé la singularité de l’histoire et des personnages.

L’intrigue est imprévisible, on souffre avec nos personnages, on est rempli d’espoir et d’amour pour eux ! Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde pendant tout le roman, j’ai tellement été chamboulée par les rebondissements et le dénouement qui m’a laissé clouée sur mon fauteuil.

Ewa Rau a une plume intense, avec une personnalité bien à elle. Un style inimitable qui ne nous épargne rien. Les émotions à fleur de peau, une foule de sentiments tous plus puissants les uns que les autres.

Cette histoire a une telle âme, indescriptible. Ce récit sera interprété différemment d’un lecteur à l’autre, tout simplement car nous n’avons pas la même sensibilité, la même prédisposition à s’impliquer dans une histoire.  Pour moi, ce fut un voyage vertigineux.

Cette romance m’a marqué au fer rouge. J’ai été heurtée à plusieurs reprise, j’ai trouvé l’aspect psychologique finement travaillé. On se retrouve aux prises avec ce que nos héros vivent, parfois impuissants face à ce qu’ils traversent.

Ewa Rau en a dans le pantalon si vous voyez ce que je veux dire, mais restons courtois. J’applaudis l’audace et la prise de risque, j’applaudis sa manière de se démarquer en empruntant des chemins escarpés, quitte à tomber au fond du précipice.

UN RÉCIT QUI ATTISE MA DÉPENDANCE…

Dépendance quand tu nous tiens…

Ewa Rau a attisé une plaie encore à vif, je venais juste de retrouver ma santé mentale quand cette sorcière à frappé à ma porte ! Et pour quoi ? Je vous le demande… Pour renforcer mon addiction aux romances Black Ink ! Impossible de se sevrer, c’est un tel carnage.

Moh est gravé dans ma chair, j’ai comme l’impression qu’un fragment d’âme de cette merveille héroïne s’est greffé dans mon cœur. J’ai la sensation troublante de la ressentir quoi que je fasse. Mais comment est-ce possible ? Vous comprenez la puissance et le pouvoir des mots ? Ewa Rau a réussi ce pari insensé de me surprendre, de me retourner l’esprit et les sens… Parce que voilà, niveau scènes érotiques, elle se défend la bougre ! Mais attention, pas de sexe gratuit, pas de vulgarité et de chemins de facilité. Que du sensuel, de la découverte et des émotions palpables et grisantes.

Bref, cette romance est une bombe à retardement, c’est le genre d’addiction que l’on ne voit pas venir, ça vous frappe sans option de désintoxication, c’est hard, vous voyez !

EWA RAU… CE PASSAGE EST POUR TOI…

Sorcière, que m’as-tu fait ? Pourquoi suis-je hantée par l’âme de ma Moh adorée ? Est-ce pour me guider vers la sagesse ? Est-ce pour que je ne l’oublie jamais ?

Mon âme de lectrice en a encore pris un coup avec ton histoire. Je t’applaudis bien fort, moi, cette lectrice désabusée qui recherche sans cesse la perle rare qui saura toucher ma corde sensible. Pari réussi, sorcière ! Je t’accorde au moins cela pour tout le mal que tu m’as fait ^^ Parce que vois-tu, je me sens vide par moment, je pleure à d’autres. Je me sens en paix, aussi. Mais je vais aller de l’avant, tu sais pourquoi ? Parce que Moh me souffle que c’est ce qu’elle attend de moi.

Merci pour cette histoire qui aura chamboulé ma vie de lectrice. Je retourne prendre mes tranquillisants, je te dis à bientôt, pour un de tes prochains romans.

EN BREF :

Une nouvelle romance Black Ink qui se retrouve en haut de mon classement des coups de cœur de l’année 2019 ! [Moh] est ce genre d’histoire qui a le potentiel de toucher tous les lecteurs en plein cœur ! Ewa Rau nous offre une romance hors norme, des personnages singuliers et charismatiques. Cette invitation au voyage et à l’évasion a le mérite d’être unique, touchante et inoubliable. Moh a touché mon âme, elle vibre encore en moi d’une manière troublante et vivifiante. C’est la magie de l’écriture ! Vous n’avez plus qu’à vous jeter dessus, à vous laisser entraîner dans un univers poétique et lyrique qui nous offre une vision de la vie épurée et authentique. Un énorme coup de cœur à lire de toute urgence !

Le cœur oppressé, et le souffle coupé par des idées noires, il ne sert à rien de chercher le sommeil. Il ne viendra pas.

Plus que cinq cents mètres. Plus que cinq cents putains de mètres et je suis chez moi.

Je sors de mon lit, accroche deux barrettes qui dégagent mon visage en un rien de temps. Le petit miroir me dévoile une mine tiraillée et attristée par mes pensées multiples.

Lessivé, le tee-shirt trempé, mon ventre crie famine quand ma gorge sèche hurle de soif. Je tuerais quiconque aurait l’audace d’entraver les quelques mètres qu’il me reste.

J’attrape un sachet de plantes dans ma boîte en métal et pars rejoindre la cuisine me préparer une tisane. Une infusion aux plantes que Tante Sue a soigneusement concoctée pour moi, et qui m’aidera à glisser dans le monde des rêves.

Je pense être paré pour n’importe quel marathon de la planète. C’est que j’en chie depuis ce matin. Mes mains qui ont creusé cette terre sèche pour récupérer le pognon souffrent d’ampoules et mes pieds ne sont pas en reste. Et j’ai cette sale impression que mon sac pèse une tonne sur mon épaule.

La maison est plongée dans le noir, la lune parvient à peine à guider mes pas. Je traverse le salon sur la pointe des pieds, évitant de marcher sur certaines lattes qui craqueraient sous mon poids.

La poussière qui se mêle à la sueur de mon front irrite ce qu’il y a de plus sincère chez moi : mon regard magnétique hérité de ma mère. Je suis à bout.

Crasseux. Rétamé. Affamé. Assoiffé. Ma parano pointe le bout de son nez me filant la berlue. J’imagine les biftons forniquer et enfanter un tas de lingots derrière mon dos.

J’allume la lumière de la cuisine qui m’aveugle sur le coup.

Sur le plan de travail, je sélectionne quelques tiges de sauge, des bouts d’écorce de cèdre et de l’achillée séchée.

Je plonge le tout dans une casserole d’eau que je fais chauffer sur la plaque de cuisson.

Pour couronner le tout, je n’ai pas les clés de la baraque. Connaissant mon vieux, c’est open-bar quand il est seul. Plus qu’à espérer que le rejeton soit absent. Plus qu’à croiser mes doigts cloqués que mon parano de frangin crèche à Phoenix pour ses magnifiques affaires.

Je reproduis les gestes de Tante Sue : je tourne la spatule avec délicatesse d’une main et de l’autre je balaie les vapeurs vers mon visage afin d’inhaler les premières buées. Une pratique ancestrale qui m’apaise. Une odeur de chez moi qui chatouille avec délice mon nez quand un courant d’air vient frapper subitement ma nuque.

Bordel de merde, que c’est bon de rentrer chez soi.

Je me fige quand j’entends la porte d’entrée se fermer avec fracas. Ce ne peut pas être John. John ne fait jamais claquer les portes.

La grimace sur mon visage ne fera pas disparaître le fracas de mon entrée. J’espère juste n’avoir réveillé personne.

Je tends l’oreille de toutes mes forces dans le silence qui a repris place.

Je ne veux pas réveiller Camille et l’apeurer avec mon vacarme. J’avance sans faire de bruit jusqu’à ma piaule pour y déposer mon sac et me débarrasser de mes pompes et mon tee-shirt. Je constate que rien n’a été déplacé durant mon absence. Mon bordel est toujours présent dans ma chambre.

La personne approche. Un pas lourd qui connaît les lieux. Chaque latte grinçante est épargnée.

Hé merde, quelqu’un est debout. J’espère que c’est Maria qui s’est décidée à travailler de nuit…

Je reste dos à l’entrée de la cuisine, dans l’impossibilité de bouger. Parce que je sais. Je sais que c’est lui.

Scotché devant l’accès de la cuisine, je tombe sur une paire de jambes nues interminables à la peau dorée. Sa longue chevelure noire retombant en pointe sur une culotte blanche me confirme qu’il ne s’agit pas de Maria.

Je sens son regard. Il transperce mon dos. J’inspire profondément en silence et comme si j’étais encore seule, je verse ma tisane dans une tasse, puis dans une autre.

Appuyé contre l’encadrement de la porte, j’observe cette fille que je ne connais ni d’Ève ni d’Adam.

Je m’applique à ne pas trembler.

Retourne-toi.

J’inspire une seconde fois en prenant une tasse dans chaque main. Je me retourne.

Bordel, mais qui est cette meuf?

Je tombe sur un torse dénudé. Une peau hâlée par le soleil.

Je penche la tête, scrute cette fille à moitié nue dans ma cuisine. Elle s’avance vers moi et plonge ses grands yeux noirs et fendus dans les miens. Une Indienne.

Son regard pénétrant me fait courber la tête. Je lui tends une tasse qu’il prend par réflexe. Ma poitrine effleure son torse quand je le contourne pour sortir de la pièce afin de rejoindre ma chambre.

Je la regarde me frôler et se diriger vers le couloir sur la pointe des pieds. Je calque mes pas sur les siens, curieux de savoir où elle crèche quand sa voix me souffle :

— Bonne nuit, Lenny.

Et elle referme la porte de la chambre derrière elle. La chambre de ma mère.

Je remercie les éditions Black Ink pour cette lecture.

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