La fille au sac de plumes > Michèle Beck

PARU LE 4 AOÛT EN AUTOÉDITION

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Plus qu’un road trip, La fille au sac de plumes est un roman feel-good qui nous entraîne dans un récit de voyage humain et bouleversant.

Vic, 28 ans, vit en Haute-Savoie, au bord du lac d’Annecy. Un jour, elle voit sa vie basculer lorsque son frère, sa femme et leurs jumelles décèdent tragiquement. Après des mois passés à faire la fête avec des inconnus pour oublier, Vic décide sur un coup de tête de partir pour le seul endroit où elle a été vraiment heureuse dans sa vie.
Le problème, c’est qu’elle n’a ni argent ni voiture pour parcourir les huit-cents kilomètres qui la séparent de Saint-Jean-de-Luz.
Mais quand Vic a quelque chose en tête, elle est prête à tout pour y arriver, y compris partir avec un sac sur le dos et parcourir ces kilomètres à pied.
Pensant s’engager pour un long périple en solitaire, Vic va se rendre compte que sur les routes on peut faire de drôles de rencontres, dont certaines capables de changer une vie, et peut-être même de lui donner un sens.

⭐⭐⭐⭐,5

UN ROMAN TOUCHANT AVEC UN BEAU DÉNOUEMENT ! 

Ayant adoré [Full Contact] de Michèle Beck, je ne pouvais pas passer à côté de ce roman feel good qui s’avère très différent de la précédente romance de l’autrice. Ici, à travers un road trip rédempteur, nous découvrons une histoire dramatique qui m’a énormément touchée.

Michèle Beck nous offre une tranche de vie sans artifice, j’ai particulièrement aimé le côté sauvage de cette histoire, entre passé et présent, l’autrice nous emmène sur les traces du passé de Vic, notre héroïne. Cette jeune femme qui a besoin de trouver un sens à sa vie depuis la perte de son frère et de sa famille. Vic aura le courage d’aller au bout des choses pour trouver le bonheur au bout du chemin.

— Est-ce qu’on peut l’être, vraiment heureux ?

— À vous de me le dire.

DES PERSONNAGES ATTACHANTS.

Comment être insensible à ce que nos personnages vont vivre ? Comment ne pas s’investir totalement émotionnellement à travers un voyage initiatique qui va conduire notre héroïne sur les traces de son passé. Les souvenirs affluent pour plonger Vic dans une quête qu’elle seule peut mener. Direction Saint-Jean-De-Luz, là où Vic et son frère ont passé leur meilleur été étant jeunes.

Vic est une jeune femme sur le fil du rasoir. Elle a perdu son équilibre en perdant son frère, sa meilleure amie et ses deux nièces. Vic tombe dans les excès, elle se détruit à petit feu… Une décision prise sur un coup de tête va donner un sens à son existence. Et qui sait, la rédemption sera peut-être la grande récompense de ce voyage !

Je me suis énormément attachée aux personnages de cette histoire. Vic est le noyau central, mais on apprend à connaître son défunt frère, on vibre à leur côté. On découvre des héros très humains et aimants.

J’ai adoré les personnages que Vic croise durant son périple. Prendre la décision de tout quitter pour faire ce road trip à pied et avec très peu de moyen, fut un véritable soulagement pour Vic.

UNE INTRIGUE INTENSE ÉMOTIONNELLEMENT.

Les émotions sont au rendez-vous. Vives, intenses et dévastatrices. Les larmes coulent, le cœur saigne et pourtant on continue, on accompagne Vic dans son pèlerinage, à la recherche d’un apaisement, d’un renouveau.

Le scénario est bien équilibré, j’ai aimé les passages au passé qui nous dévoilent une histoire de jeunesse, la liberté, les premiers émois et les rêves plein la tête. Et puis il y a le présent. Dur et implacable mais jamais dénué d’espoir.

Malgré un format assez court, j’ai trouvé l’histoire très complète. La fin est peut-être un peu abrupte, mais après réflexion c’est aussi ce qui a un impact important sur le lecteur. J’ai été surprise par le final, j’ai trouvé que Michèle Beck a su déjoué les schémas trop classiques, elle s’est affranchi des clichés que l’on retrouve dans ce genre d’histoire.

« À la fin, c’est toujours l’amour qui gagne. »

EN BREF :

[La fille au sac de plumes] est un roman très touchant. Un road trip rédempteur et plein d’espoir qui conduira notre héroïne sur les chemins de son passé. Michèle Beck a mis l’accent sur l’émotion, elle signe-là un roman plein de pudeur et de sensibilité et cela a totalement fonctionné avec moi. Une histoire sans prétention qui cache un petit joyau qui plaira aux lecteurs.

— Si tu fais ça, c’est fini. Tu seras morte pour ton père et moi, comme ton frère.

Je passe mon sac sur mes épaules, tout en essayant de retenir les larmes qui me montent aux yeux. Je les ravale et elles tombent dans ma gorge et m’accablent encore un peu plus.

À quoi bon vivre une vie, surtout une qu’on n’aime pas, si c’est pour que tout s’arrête du jour au lendemain. Comme pour Tommy, Constance et les jumelles.

Partir, il faut que je parte.

Mon sac est lourd, mais par rapport au poids que je porte sur mon cœur, mon estomac, mes poumons, ma vie, partout en moi, il est tellement léger.

— Je suis déjà morte.

Je remercie Michèle Beck pour cette lecture.

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