Un été immobile » Claude Donnay

Editeur : M.E.O. Editions

Livre : ICI

Chaque matin, sur une plage déserte en bordure d’Ambleteuse, Amelle vient nager. Et au risque de passer pour un voyeur, Jésus-Noël, «?l’homme orange, l’homme safran, l’homme soleil?», l’observe au lieu d’écrire ces articles et ce livre pour lesquels il a pris pension chez Mireille, la cuisinière-bibliothécaire, aussi appétissante que les menus qu’elle lui concocte. Jusqu’au jour où Amelle disparaît, léguant à l’inconnu le journal intime de sa mère, dont chaque page est comme un caillou blanc de petit Poucet pour l’inciter à retrouver sa trace. Une quête dans laquelle Jésus-Noël s’embarque en compagnie de Mireille pour tenter d’arracher l’objet de sa fascination au diabolique docteur Eli…

 

⭐⭐⭐, 5

Ce que je vais dire est assez contradictoire et pourtant je suis en plein paradoxe avec ce livre de Claude Donnay. Si d’un côté j’ai complètement adhéré au récit au moment de ma lecture, je n’ai pas réellement accroché. Ce qui, franchement me turlupine à un point que vous n’imaginez pas, comment puis-je d’un côté être conquise et d’un autre ne pas accrocher ? Si vous avez une réponse je suis plus que preneuse, parce que je n’y comprends absolument rien ! J’ai d’ailleurs laissé reposer mon esprit après cette lecture, je pensais y voir plus clair dans mon ressenti, mais même après quelques jours, pas moyen de trouver la réponse à cette contradiction. Avant de vous donner mon avis ici sur le blog, j’ai donc repris les notes prises durant ma lecture en me disant que j’avais loupé quelque chose, un détail qui allait me sauter aux yeux en relisant mes notes, mais non, toujours pas de réponse. Je vous livre donc un avis quelque peu contradictoire, et j’espère que malgré tout vous n’hésiterez pas à faire vous-même la découverte de ce livre.

Vous voyez les contes d’autrefois ? Ces histoires que l’on racontait au coin du feu, celles où l’on a l’impression de vivre la vie d’une autre personne à travers les yeux de celui ou celle qui raconte ? C’est ce que j’ai ressenti ici lors de ma lecture, Claude Donnay était le conteur et moi la personne qui l’écoute avec attention tout en me sentant prise dans le récit comme si j’y étais moi-même. Ce n’était plus les personnages que j’imaginais, non, c’était moi que je voyais évoluer en même temps que le récit, j’étais chacun des personnages. Croyez-moi, c’est un effet troublant de s’imaginer dans chacun d’eux et non en un seul comme c’est souvent le cas. Je ne lisais pas l’histoire, je la vivais, je ne lisais pas l’histoire, je l’écoutais.

C’est peut-être justement le fait de me voir à la place de chaque personnage qui au final a fait que je n’ai pas totalement accroché ? Peut-être que oui. Mais alors, pourquoi ai-je tellement aimé me sentir ainsi prise dans le récit et pouvoir me mettre à la place de tous ? Vous voyez mon problème ? Comment je peux aimer et ne pas accrocher ? Je pense que je ne trouverai pas la réponse à ce dilemme malheureusement.

Honnêtement, cela me ravirait qu’une autre personne ayant lu ce livre viennent me voir pour que l’on en parle, ou que l’un (ou l’une) d’entre vous vienne à mon secours et me trouve la réponse à ma grande interrogation avec ce livre. Quoi qu’il en soit, la plume en elle-même m’a ravie, je lirai donc cet auteur à nouveau sans hésiter, en espérant ne pas me retrouver à nouveau face à ce genre de contradiction qui, avouons-le, ne fait pas très sérieux.

Comme le vie serait simple, si l’on pouvait se contenter de nager…

Merci à Gérard et aux éditions M.E.O.

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