Interview – Fleur Hana – Phoenix Ashes

Le premier opus des [Phoenix Ashes], ainsi que les bonus et la préquelle sont sortis le 27 septembre dernier et ils ont fait une entrée fracassante auprès des lecteurs. J’ai pu poser quelques questions à Fleur Hana en ce qui concerne cette nouvelle saga d’un genre nouveau pour l’autrice. 

Je vous invite à découvrir ses réponses à travers cette interview ! Merci à Fleur Hana d’avoir répondu à mes questions. 

Peux-tu nous raconter un peu l’histoire des Phoenix Ashes ?

Il s’agit d’un gang de moto dit 1% dans le milieu, c’est-à-dire qu’ils suivent leurs propres lois. Ce contexte est propice au romantic suspense et j’avais très envie d’écrire dans ce genre. C’est un peu facile de dire ça, mais pour vous faire une idée, je compare toujours à Sons Of Anarchy, la série, même si pour les romances, l’histoire d’amour est bien entendu au premier plan.

Comment cet univers a-t-il pris possession de ton esprit ?

Je lis beaucoup de romances MC et comme souvent lorsque j’adore un genre de lecture, je finis par me challenger et me lancer à mon tour dans l’écriture. Ça m’a pris 5 ans pour reprendre ce premier texte, que j’ai fini par laisser de côté au profit de Blade. L’histoire de base, celle par laquelle j’ai démarré la série, sera finalement le tome 2 !

Était-ce une évidence pour toi d’aborder des thématiques si sensibles et inédites ?

Totalement ! Je pars du principe qu’un contexte aussi spécifique appelle des thématiques dures dans le genre de celles que j’ai voulu traiter. Maintenant, j’ai eu envie de le faire à ma façon, car bien souvent les femmes (et je ne parle pas uniquement de l’héroïne) sont traitées comme des sous-merdes dans ces histoires. Je connais des bikers, nous avons deux clubs dans la région, et mon oncle était lui-même membre d’un de ces clubs ultra connus (les Bandidos et les Hells Angels pour ne pas les citer) : si les mentalités étaient bien entendu sexistes dans les années 70 à la création de beaucoup de clubs, elles ont heureusement évolué. J’ai voulu montrer une version 2.0 des clubs MC, romancée bien sûr, mais plus actuelle.

En combien de temps as-tu écris le préquel, le premier opus et les bonus ?

La préquelle (oui moi je mets ce mot au féminin hé hé) m’a pris une quinzaine de jours, c’était facile car j’avais déjà toute l’histoire en tête. Le bonus, une journée ou deux, je ne sais plus exactement. Mais c’est allé très vite étant donné que ce sont des scènes coupées. Le roman a dû me prendre presque trois mois il me semble, car je l’ai interrompu pour Cupcakes & Co(caïne).

Peux-tu nous dire combien de tomes comportera la saga ?

J’aimerais, mais je n’en suis pas encore sûre. Il y en aura au moins 3, peut-être 4… peut-être plus selon l’accueil. J’ai 6 synopsis détaillés qui attendent d’être écrits, mais peut-être qu’ils ne seront pas tous assez bons pour être développés en romans…

Était-ce un défi pour toi d’écrire une romance MC ?

Un énorme défi ! D’habitude, mes lectrices me félicitent parce que je raconte la vie, dans mes romances, et qu’il est facile de s’identifier. Le côté « monsieur et madame tout le monde » a été longtemps ma signature. Et là, en gros, je balance un bon coup de pied dans ce qui plaît dans mon écriture pour dire « Allez, les gars, on va s’empiler une bonne dose de dramas ! » Et je le fais en plus dans un milieu absolument pas réaliste ! Donc oui, gros challenge !

On sent énormément le travail de recherche dans le récit, comment as-tu vécu cette phase de familiarisation avec le milieu des bikers ?

J’ai adoré ! Je suis une fana des recherches et parfois, je n’écris même pas le roman pour lequel j’ai passé des dizaines d’heures à effectuer des recherches ! Pour ce milieu, j’ai visionné beaucoup de reportages sur YouTube, lu des ouvrages biographiques ou autobiographiques, j’ai discuté avec un ancien biker qui m’a pas mal aidée pour comprendre la mentalité des « frangins », j’ai discuté avec Amélie C. Astier puisque nous avons cette passion en commun et c’est toujours enrichissant de confronter les points de vue. J’ai aussi utilisé mes lectures chouchou du genre pour voir ce qui me plaisait et rester dans cette optique de m’approprier ce thème pour l’écrire à ma façon. Je pense à Nicole Jacquelyn qui n’a pas encore été traduite mais pour les lectrices qui lisent en anglais, il s’agit de la série des Aces (Craving Constellations étant le tome 1) et bien sûr Madeline Sheehan avec la série Undeniable parue traduite chez J’ai lu.

Tu as choisi d’auto-éditer cette saga. Pourquoi un tel choix ?

Il y a 5 ans, les éditeurs me disaient que ce n’était pas assez vendeur. J’ai envie de leur répondre que Blade est resté plusieurs jours en tête du classement Amazon Kindle mais ce serait pompeux, n’est-ce pas ? Car vraiment, ça fait 5 ans que ce genre plaît et je ne le vois pas cesser de plaire de si tôt… C’est intemporel le romantic suspense ! Et plus récemment, d’autres éditeurs m’ont répondu qu’ils avaient déjà une autrice publiée dans ce genre. À croire qu’il y a un quota… Bref, je remercie les éditeurs de n’avoir pas été intéressés, ça m’a permis de proposer ce titre en choisissant tout, absolument tout, et quand je vois l’accueil de dingue fait à ce premier tome, je me dis que leurs refus était la meilleure chose qui pouvait m’arriver.

Tu es une autrice qui touche à tout. Est-ce facile de passer d’un genre à un autre ?

J’aimerais tellement te dire que oui, je gère la fougère et je crains degun. En réalité, je souffre. Mais tu sais, c’est une souffrance dont je connais l’issue : la fierté d’avoir relevé un nouveau défi, d’être sortie si loin de ma zone de confort qu’elle n’est même plus un point au loin dans mon rétro. Je peux me planter, je ne suis pas infaillible, mais mes bêtas sont là pour me le dire avant la publication. Elles facilitent drôlement le challenge ! En ce moment, par exemple, j’écris une Urban Fantasy, je vais enchaîner avec un Young Adult contemporain, puis je reviens sur les bikers et je passerai à un MM dans le milieu militaire. Si je ne deviens pas névrosée après tout ça, ce sera une belle victoire ! Mais comme je pense déjà être névrosée, ne nous emballons pas !

Peux-tu nous confier quelques secrets sur la saga ?

Au début, elle ne s’appelait pas du tout comme ça ! Je suis passée de « Escape » à « Madness » (merci Muse pour tes chansons où je vole mes titres) pour ensuite revenir au plus simple : donner les noms de route des héros (ou les prénoms des héroïnes pour les demi-tomes) aux romans.

Le nom du club n’était pas Phoenix Ashes, à la base. Depuis des années, il était celui de l’autre club mentionné dans le tome 1 : les Hurricanes. Et puis j’ai découvert la série d’une autrice française qui portait à peu près le même nom de club, je n’ai pas voulu marcher sur ses plates-bandes et encore moins créer la confusion chez les lectrices, nous avons donc brainstormé avec Amélie qui m’a beaucoup aidée pour le nom du club et le logo !

Un dernier mot pour tes lecteurs ?

Un immense merci à toutes celles qui me suivent dans mes changements de genres, je sais que ça peut dérouter, mais pour une autrice, avoir la liberté de se dire « je peux me promener, me dépasser, m’éclater… mes lectrices seront au rendez-vous ! » c’est une assurance qui n’a pas de prix et que je suis honorée d’avoir avec mon lectorat. Ne changez rien, restez vous-mêmes, vous assurez du slip kangourou à poche latérale ! Merci Marlène pour ces questions qui m’ont permis de parler de moi, tu sais que je suis ma première fan #ironie

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